La lumière de la vérité  –  Pasteur David Jang


1. Vérité et autorité révélées dans l’interrogatoire de Pilate

La situation dans laquelle Jésus est amené devant Pilate et soumis à un interrogatoire se trouve détaillée dans la seconde partie de Jean 18 et le début de Jean 19. Cette scène se déroule à la fin de la vie publique de Jésus, juste avant sa crucifixion. Elle constitue à la fois un moment dramatique et théologiquement crucial dans le procès qui aboutira à la mort de Jésus sur la croix. Le passage décrit Jésus se tenant devant le gouverneur romain, Pilate, après avoir été arrêté et jugé par les grands prêtres et le tribunal religieux juif. En particulier, les paroles et l’attitude de Jésus au cours de l’interrogatoire de Pilate, ainsi que la réaction de Pilate, mettent en évidence, de manière frappante, ce qu’est la vérité. En même temps, l’hypocrisie et la culpabilité des chefs religieux juifs, associées à la dynamique perverse de la foule, sont exposées au grand jour.

Lorsque Jésus est conduit devant Pilate, il vient déjà de passer une nuit à subir les interrogatoires des chefs religieux, qui l’ont finalement accusé de blasphème pour s’être proclamé “Fils de Dieu”. Cependant, les Juifs ne pouvaient pas légalement exécuter la peine de mort selon leurs propres coutumes ou lois (Jn 18:31). Ils livrent donc Jésus à Pilate, dans le but d’obtenir de lui une condamnation à mort, puisque seul le gouverneur romain – représentant le pouvoir de Rome – était habilité à autoriser et à exécuter une sentence capitale en Judée.

La première question de Pilate, lorsqu’il fait face à Jésus, est : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Jn 18:33). Les chefs juifs avaient transformé l’accusation portée contre Jésus en une accusation de rébellion contre Rome, alléguant qu’il se proclamait “roi des Juifs” et menaçait ainsi l’Empire romain. Mais Jésus répond clairement qu’il n’est pas un roi au sens terrestre et politique. Il déclare : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36), montrant ainsi qu’il n’a aucune intention de s’emparer de quelque trône politique dans la structure romaine ou juive, ni d’exercer un pouvoir terrestre par la force. Pour Pilate, c’est une déclaration d’une grande importance : en tant que représentant de Rome, il craignait avant tout les révoltés politiques ou les traîtres à l’empire. Or, Jésus précise que son Royaume n’appartient pas à l’ordre politique ni aux puissances séculières dont Pilate est un acteur.

Cette parole de Jésus recèle deux significations profondes. Premièrement, le royaume de Jésus est le royaume éternel de Dieu, un royaume où règnent la vérité et l’amour. Il ne s’appuie pas sur des moyens politiques ou militaires. Au contraire, il libère l’humanité de la puissance du péché et de la mort, offrant le salut et la vie éternelle. Deuxièmement, Jésus désamorce d’emblée le risque que Pilate puisse le considérer comme un rebelle politique. En effet, Jésus lui fait observer que si son royaume était de ce monde, ses disciples se seraient battus pour l’empêcher d’être livré aux Juifs (Jn 18:36). Aux yeux de Pilate, cette explication était sans doute convaincante : aucune résistance armée ne s’était manifestée. Jésus proclame ainsi que son Royaume est, par essence, différent des royaumes de ce monde, qui s’imposent par la force, et qu’il est donc totalement étranger à l’image de rebelle que les chefs juifs tentaient de lui attribuer.

À cette déclaration, Pilate demande encore : « Tu es donc roi ? » (Jn 18:37). C’est comme s’il disait : « Es-tu vraiment sûr de posséder une autorité royale ? » Pilate ne sait pas très bien quel est ce “royaume d’un autre ordre”, mais il pressent, au contact de Jésus, qu’il n’a pas affaire à un simple prisonnier politique. Il devine peut-être en Jésus quelque chose qui relève d’une autorité et d’une vérité supérieures. La réponse de Jésus est, encore une fois, très claire : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jn 18:37). Jésus met l’accent sur le fait qu’il est lui-même la Vérité, qu’il est venu dans ce monde pour “rendre témoignage à la vérité”. Et il précise que seuls ceux qui “appartiennent à la vérité” peuvent entendre sa voix.

La phrase « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » exprime un principe théologique et spirituel crucial. Autrement dit, peu importe l’instruction, le statut religieux ou la puissance politique d’une personne : si elle ne connaît pas la vérité, elle ne pourra pas discerner la voix de Jésus. En revanche, toute personne dont le cœur est véritablement ouvert par l’Esprit de Dieu, toute personne humble en quête de vérité – qu’elle soit gouverneur romain ou habitant d’une lointaine région de Galilée – peut accueillir la parole de Jésus comme la vérité du Roi, et le reconnaître pour qui il est. Pourtant, dans l’Évangile de Jean, on lit que Pilate, à cette déclaration, rétorque : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jn 18:38), avant de se détourner de Jésus, sans attendre de réponse. Cette remarque indique que Pilate n’a pas, ou n’a plus, de réelle disposition à écouter et à s’engager envers la vérité.

Par la suite, Pilate déclare à deux reprises à la foule juive : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » (Jn 18:38). Pour lui, Jésus ne méritait pas la peine de mort. De plus, en écoutant directement Jésus, Pilate dut éprouver qu’il n’avait pas affaire à un agitateur politique, mais au contraire à un homme impressionnant de dignité et de pureté. Il reconnaît publiquement qu’il ne trouve aucune faute en Jésus, déclaration qui démontre la conclusion à laquelle il était parvenu. Pourtant, les chefs et la foule juive insistent pour exiger l’exécution de Jésus, allant même jusqu’à réclamer la libération d’un criminel notoire, Barabbas (Jn 18:40). Barabbas était un voleur, un agitateur, un meurtrier (Mc 15:7 ; Lc 23:19 ; Ac 3:14). Du point de vue romain, c’était un bandit si dangereux qu’il méritait la peine capitale. Mais les chefs religieux, manipulant et pressant Pilate, parviennent à faire basculer le procès en faveur d’une condamnation de Jésus.

Malgré son désir apparent d’épargner Jésus, Pilate finit par céder à la pression de la foule, aux enjeux politiques et à la menace selon laquelle : « Si tu relâches cet homme, tu n’es pas l’ami de César » (Jn 19:12). De fait, avant de le livrer à la croix, Pilate fait fouetter Jésus, pensant peut-être calmer la foule par la violence (Jn 19:1). Puis il se prête à la dérision : il fait tresser une couronne d’épines que l’on pose sur la tête de Jésus, et on l’habille d’un manteau de pourpre (Jn 19:2–3). Pilate espérait sans doute apaiser la colère populaire en infligeant à Jésus une humiliation publique, mais cela ne fait qu’attiser les cris réclamant la crucifixion.

Ainsi, l’interrogatoire de Pilate révèle que, même du point de vue du pouvoir séculier, Jésus est innocent. Pourtant, le processus conduit à ce paradoxe : l’Innocent est condamné à mort à cause de la méchanceté humaine, de l’hypocrisie religieuse, et du compromis politique. À trois reprises, Pilate déclare : « Je ne trouve aucun crime en lui » (cf. Jn 18:38, 19:4, 19:6), mais finit par entériner la crucifixion. Dans tout cela, l’Évangile de Jean souligne que Jésus est injustement condamné, tout en montrant que cette mort s’inscrit dans le plan rédempteur de Dieu.

De ce passage évangélique, on peut dégager trois points-clés :

  1. L’innocence de Jésus : Le fait que le gouverneur romain lui-même déclare à plusieurs reprises qu’« il ne trouve aucune faute en Jésus » manifeste, dans un contraste saisissant, que Jésus est sans péché.
  2. Le Royaume de Jésus n’est pas de ce monde : Jésus n’est pas un rebelle politique, ni un roi terrestre. Il est le roi de la vérité et le souverain du Royaume de Dieu. Ainsi, la parole « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36) est un repère essentiel pour l’identité du chrétien : elle indique vers quel royaume et quelle souveraineté nous devons orienter notre vie.
  3. Le rejet de la vérité par les autorités religieuses et politiques : Alors même qu’ils se réclament de Dieu et attendent le Messie, les chefs religieux juifs rejettent le Fils de Dieu pour préserver leurs intérêts et leur pouvoir. Ce faisant, ils crucifient celui qu’ils auraient dû accueillir. Cette scène illustre la manière dont, lorsque la vérité paraît, les hypocrites et les menteurs se trouvent exposés et jugés.

David Jang목사 souligne, dans cette scène où Jésus se tient devant Pilate, l’importance pour les croyants de méditer profondément sur la démarche et l’attitude que nous sommes appelés à avoir dans notre foi. Face à l’affirmation de Jésus selon laquelle il est « venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité », il invite l’Église et les chrétiens d’aujourd’hui à réfléchir à l’attitude à adopter devant les pouvoirs de ce monde. David Jang목사 parle souvent du concept de « la royauté de la vérité de Jésus » : il ne s’agit pas d’entrer en conflit ou en rébellion contre les autorités terrestres, mais de reconnaître en Jésus le souverain qui est venu donner la vie à l’humanité souillée par le péché, la mort et le mensonge. Ceux qui n’appartiennent pas à la vérité n’entendront pas la voix de Jésus et finiront par se soumettre au pouvoir du monde ou l’utiliser pour assouvir leurs convoitises. Mais ceux qui sont de la vérité, c’est-à-dire ceux qui reconnaissent Jésus comme roi, sont appelés à suivre l’exemple que Jésus a donné : bien que le Royaume de Dieu ne soit pas “de ce monde”, il y est cependant présent pour proclamer la vérité.

Ainsi, l’interrogatoire de Pilate réunit à la fois la mise en évidence de l’innocence de Jésus et la révélation du chemin rédempteur qui le conduit, malgré tout, à la croix. Quand les chrétiens méditent ce passage, ils perçoivent que l’enseignement de Jésus – l’amour, le pardon, la foi dans le Royaume de Dieu – se situe à un tout autre niveau que celui des puissances de ce monde et des intérêts religieux institutionnels. Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui ne reconnaissent pas Jésus, tout comme ceux qui, dans ce récit, n’ont pas compris qui il était. Cependant, Jésus poursuit inlassablement l’annonce de la vérité, et sa crucifixion, en apparence insensée, est la voie choisie par Dieu pour sauver l’humanité. L’attitude majestueuse et humble de Jésus devant Pilate anticipe déjà la victoire de la résurrection.

En somme, l’interrogatoire de Pilate illustre la manière dont la voie des chrétiens se distingue des puissances terrestres. Les royaumes de ce monde reposent souvent sur la violence, la coercition, la stratégie politique, le pouvoir militaire et économique – l’Empire romain de l’époque de Jésus en étant un exemple emblématique. Le “Royaume de Dieu” tel que l’exprime Jésus, au contraire, peut sembler faible et se termine même sur un instrument de torture humiliant, la croix. Pourtant, dans cette crucifixion, Dieu déploie la puissance de la résurrection et offre la véritable liberté. C’est cette « royauté de la vérité » que l’évangéliste Jean souligne de manière si saisissante.https://www.youtube.com/watch?v=2fuLEttN1gs


2. La tension entre les pouvoirs du monde et le Royaume de Dieu

La parole de Jésus à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36) a suscité, tout au long de l’histoire, de nombreuses interprétations et applications. À certaines époques, on s’en est servi pour justifier une totale séparation entre l’Église et le monde. D’autres y ont vu un appel à transformer activement les domaines politique, économique et culturel, en interprétant cette transformation comme l’expansion du Royaume de Dieu. Cependant, dans le contexte de l’interrogatoire, lorsque Jésus dit « Mon royaume n’est pas de ce monde », il affirme que son autorité ne se limite ni ne s’explique à l’aune des enjeux politiques de Pilate ou de l’horizon religieux des chefs juifs. Jésus, dans ses buts et dans ses méthodes, se fonde sur une vérité que le monde ne saurait ni comprendre ni imiter. Les détenteurs du pouvoir, eux, cherchent à instrumentaliser la “vérité” pour leurs intérêts. Jésus, au contraire, déclare : « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jn 18:37), soulignant que cette vérité n’a rien à voir avec le statut social, la force ou le pouvoir politique.

La tension entre la vérité et le pouvoir du monde se retrouve dans tout l’Évangile. Les conflits répétés de Jésus avec le pouvoir religieux, aboutissant à son procès devant Pilate, représentant du pouvoir séculier, en constituent le moment le plus emblématique. Et pourtant, ironie du sort : Pilate, en tant que représentant de l’autorité romaine qui condamne Jésus à la crucifixion, reconnaît à trois reprises qu’il ne trouve aucune faute en lui. Cela démontre, d’une part, que même le pouvoir du monde ne pouvait nier l’innocence et la pureté de Jésus, et d’autre part, que Jésus n’a pas cherché à s’opposer par la force ou la manigance politique. Il supporte en silence les coups de fouet et les humiliations. Cela révèle que la souveraineté de Jésus appartient à un ordre radicalement différent de celui des puissants de la terre.

Pourquoi, alors, les chefs juifs et la foule ont-ils eu tant d’acharnement à tuer Jésus ? Parce qu’il ébranlait l’ordre religieux établi, mettant en lumière leur hypocrisie et leur abus d’autorité, en démasquant leur manière d’opprimer les gens sous couvert d’enseignement. Ils ont donc estimé devoir l’éliminer pour préserver leurs privilèges. Sous prétexte d’accusation de rébellion à l’égard de Rome, ils ont poussé Pilate à prononcer la crucifixion. Extérieurement, on aurait pu croire à leur “ferveur religieuse”, mais ils rejetaient en réalité le Messie qu’ils disaient attendre. Ainsi, se confirme la parole de Jésus à Pilate : ceux qui ne sont pas de la vérité ne le reconnaissent pas comme tel. Pilate, de son côté, bien qu’ayant posé la question « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jn 18:38), n’a pas cherché à connaître la réponse. Au lieu de cela, il a cédé à ses propres craintes et calculs politiques. Jésus, lui, accepte de porter sur la croix la méchanceté de l’humanité et de réaliser le salut.

La question des responsabilités respectives de Pilate et des chefs juifs dans la mort de Jésus a été largement débattue par les théologiens. Qui a vraiment mis Jésus à mort ? Les Évangiles affirment que la mort de Jésus n’est pas seulement le résultat d’une manigance religieuse ou politique, ni d’un simple verdict judiciaire, mais un acte rédempteur prédéterminé par Dieu pour racheter l’humanité tout entière. En prenant sur lui le prix du péché, Jésus – le Juste innocent – meurt pour sauver les pécheurs. Les chefs religieux et Pilate n’ont été que des instruments dans ce dessein de Dieu, même si cela n’enlève rien à la gravité de leurs actes : ils ont fait périr un innocent. Le récit évangélique y voit le symbole de la culpabilité de l’humanité, dans la mesure où, par notre péché, nous participons tous à la crucifixion de Jésus.

David Jang exhorte les chrétiens à appliquer cette controverse entre Jésus, Pilate et la foule juive à la réalité contemporaine. Dans ses prédications, il souligne que Jésus continue aujourd’hui à “rendre témoignage à la vérité”. La question est de savoir si l’Église et les croyants appartiennent à cette vérité ou s’ils s’allient aux pouvoirs du monde en l’ignorant. Il avertit qu’il n’est que trop facile de reproduire l’attitude des chefs religieux juifs, qui ont sacrifié la vérité pour conserver leur statut et leur confort, tout en prétendant servir Dieu. On en voit des exemples lorsque l’Église, par désir d’honneurs humains, de richesses, ou par crainte de perdre sa place sociale, en vient à trahir l’essence de l’Évangile. David Jang목사 insiste : la “vraie autorité de Jésus” n’est pas faite pour combattre les puissances du monde, mais elle consiste en la venue de Jésus pour aimer et sauver une humanité corrompue par le péché et la mort. Si nous ne sommes pas de la vérité, nous tenterons d’exploiter ou de craindre le pouvoir séculier, au lieu de rester fidèles à l’exemple de Jésus, qui a affirmé son identité de roi sans pour autant recourir à la force.

Le choix de la foule de faire libérer Barabbas, au détriment de Jésus, demeure très parlant pour notre société actuelle. Il arrive parfois que les foules soutiennent des leaders violents ou extrêmes qui proposent de renverser l’ordre établi, en projetant sur eux leurs frustrations et désirs de vengeance. Barabbas était un agitateur, un criminel, mais certains voyaient probablement en lui un potentiel libérateur contre Rome. Jésus, en revanche, ne procède pas par la violence pour changer le monde. Il apporte la souveraineté du Père céleste dans la puissance de l’Esprit. Depuis l’extérieur, on le voit comme un roi humilié à la croix, un échec, mais la résurrection manifestera finalement sa victoire sur la mort. Ainsi, ceux qui se rattachent à Jésus sont appelés à rejeter les méthodes et les critères de réussite de ce monde. David Jang목사 y revient souvent, citant l’apôtre Paul : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres… » (cf. Ép 6:12). Ce n’est pas dans un affrontement de forces visibles que se construit le Royaume de Dieu, mais en tenant fermement la vérité et en pratiquant l’amour dans la puissance de l’Esprit.

En même temps, la parole « Mon royaume n’est pas de ce monde » ne doit pas être interprétée comme un appel à fuir totalement la société. Dans un autre passage de l’Évangile de Jean, Jésus prie pour ses disciples : « Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les préserver du mal » (Jn 17:15). Autrement dit, ils sont envoyés vivre dans le monde tout en résistant à la corruption qui y règne, guidés par la vérité et l’Esprit Saint. De plus, Jésus déclare : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20:21). Cela veut dire que, même si nous sommes citoyens du Royaume de Dieu, notre vocation est de rayonner et de transmettre l’Évangile au sein même de ce monde. David Jang목사 insiste : « Si les disciples de Jésus se retiraient pour vivre entre eux, l’œuvre de la croix resterait inachevée. » Il nous invite donc à maintenir la sainteté et la séparation d’avec le péché, tout en servant activement la société autour de nous avec la vérité et l’amour de Christ.

Néanmoins, discerner la vérité et s’y attacher ne va pas de soi. Les chefs religieux juifs, pourtant zélés pour la Loi et affirmant attendre le Messie, n’ont pas reconnu Jésus quand il est venu. Pire, ils l’ont éliminé, car sa vérité mettait en lumière leur hypocrisie. Nous ne sommes pas à l’abri d’une telle dérive. Lorsqu’une Église se satisfait de formes religieuses, qu’elle se compromet avec les avantages du monde, et néglige la vérité radicale de l’Évangile, elle risque de passer à côté de la voix de Jésus. À l’image de Pilate, elle peut bien poser la question « Qu’est-ce que la vérité ? » sans jamais accueillir celui qui est la Vérité en personne.

C’est pourquoi David Jang목사 appelle l’Église à un examen de conscience et à un retour à l’essentiel de l’Évangile. L’épisode de l’interrogatoire de Jésus par Pilate confronte chaque croyant à la question : « À quel roi appartiens-tu ? » Sommes-nous inféodés au pouvoir, à la réputation, à l’argent, à la sécurité ? Ou bien comprenons-nous vraiment le “style de règne” de Jésus, qui a manifesté dans la croix l’essence de l’amour et de l’obéissance au Père ? Le Royaume de Jésus ne s’appuie pas sur la force ou la ruse, mais s’étend au travers du don de soi et de la puissance de l’Esprit. C’est ce qui différencie de manière décisive Jésus de Barabbas, agitateur assoiffé de révolution violente.

Pour les chrétiens d’aujourd’hui, imiter Jésus devant le tribunal de Pilate signifie accepter de subir parfois la raillerie, la calomnie ou l’injustice, tout en demeurant dans la vérité et l’amour de Dieu. Lorsque les puissances terrestres nous demandent : « Mais quel est ce royaume dont vous parlez ? Qui est ce roi ? », nous devons répondre, comme Jésus, avec fermeté et clarté : « Notre royaume n’est pas de ce monde. Jésus-Christ, roi de vérité, est notre souverain. » Et ce témoignage ne doit pas seulement se formuler en paroles : il doit s’incarner dans la modestie, la douceur, le sacrifice et l’amour, à l’image du Christ, afin d’être crédible.

David Jang목사 met également en exergue le sens substitutif du geste de Jésus, qui porte devant Pilate le jugement que nous aurions dû porter. Jésus, déclaré innocent, n’a jamais commis la moindre faute ; cependant, il meurt sur la croix pour prendre la place des pécheurs que nous sommes. S’il avait été coupable, la croix n’aurait pu être un sacrifice rédempteur. Mais il s’agit là d’un amour dépassant l’entendement humain : le Fils de Dieu, devenu homme, a enduré volontairement une souffrance imméritée pour libérer de la condamnation ceux qui mettront leur foi en lui. Pour David Jang목사, se dire chrétien consiste à croire et recevoir ce don de salut, puis à laisser cette même logique d’amour guider notre conduite quotidienne.

Comment ce conflit entre l’« autorité de Jésus » et les « pouvoirs du monde » s’observe-t-il concrètement dans notre existence moderne ? Souvent, il ne s’agit pas de procès politiques spectaculaires, mais de situations ordinaires dans lesquelles on fait pression sur nous pour que nous compromettions la vérité afin de gagner des avantages personnels ou d’éviter des ennuis. Le chrétien est appelé à refuser de mentir, de flatter, de piétiner les faibles pour progresser. Il peut arriver qu’il subisse des injustices, tout comme Jésus devant Pilate. Pourtant, c’est la voie de la croix, l’imitation de Jésus. David Jang목사 affirme : « Si nous restons fermes dans la vérité face à la dérision du monde qui nie l’existence d’un roi et d’une vérité absolue, nous pourrons certes connaître la souffrance. Mais au terme de cette route nous attend la résurrection, la vie éternelle, et la gloire du Royaume de Dieu. »

Il met aussi en garde contre la possibilité que, même au sein de l’Église, des attitudes semblables à celles de Pilate ou des chefs religieux réapparaissent. Il se peut qu’une communauté chrétienne se concentre sur la splendeur de ses cultes, la multiplication de ses programmes, ou encore l’expansion numérique, tout en s’éloignant de la vérité et de l’amour. C’est alors comme si, sous couvert de dire « Seigneur, Seigneur » (Mt 7:21), on crucifiait Jésus à nouveau. Or Pilate avait certes le désir de libérer Jésus, mais il était trop faible ou opportuniste pour résister à la foule. Les chefs juifs, eux, suivaient scrupuleusement la Loi en apparence, mais, en réalité, rejetaient le cœur de Dieu manifesté en Jésus.

Ce récit illustre donc clairement comment se combinent, dans le monde, l’injustice du pouvoir, le rejet de la vérité et l’hypocrisie religieuse. Simultanément, il montre que Jésus, porteur de la vérité et de l’amour, endure tout pour opérer le salut. David Jang목사 en conclut qu’aujourd’hui encore, nous nous trouvons à la place de Pilate, face à Jésus, et confrontés à la même interrogation : « Qu’est-ce que la vérité ? À quel roi obéis-tu ? » Le croyant doit répondre : « Je suis de la vérité, donc j’écoute la voix de Jésus. Jésus est mon Roi. » Et il doit le prouver par son mode de vie, au sein de l’Église comme dans la société, en rayonnant la vérité et l’amour du Christ.

Dans cet interrogatoire de Pilate, nous voyons la proclamation de l’innocence de Jésus, l’affirmation de sa royauté fondée sur la vérité, et le constat effrayant que la foule et les chefs religieux, aveuglés par leurs craintes et leurs convoitises, ont condamné le Seigneur sans faute. Pourtant, c’est précisément par cette crucifixion, injuste aux yeux des hommes, que s’accomplit le plan divin de rédemption. Jésus meurt, puis ressuscite, détruisant ainsi la mort et inaugurant le règne éternel de Dieu. Seuls ceux qui appartiennent à la vérité, ceux qui reconnaissent Jésus comme roi, peuvent saisir ce mystère. Ils reçoivent la vie éternelle en échappant au péché et à la mort.

Pour le chrétien, ce passage rappelle la vocation à vivre “dans le monde, sans être du monde”. À la suite de Jésus qui, face à Pilate, annonce qu’il est venu rendre témoignage à la vérité, David Jang목사 insiste : de nos jours, beaucoup demandent encore : « Qu’est-ce que la vérité ? » sans parvenir jusqu’au Christ. L’Église, elle aussi, peut se laisser corrompre, nouer des alliances avec les puissances terrestres et s’éloigner de Jésus, à l’instar des anciens chefs juifs. Aussi devons-nous constamment veiller, par la prière et la Parole, à écouter le Seigneur et à proclamer sans crainte : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Cela ne signifie pas s’extraire ou fuir le monde, mais affirmer notre identité de citoyens du Ciel, inébranlables dans la vérité, et accomplir notre mission de témoignage au milieu du siècle présent.

L’interrogatoire de Pilate est donc un événement où Jésus se révèle comme “roi de la vérité” et où Pilate et les chefs juifs, tout en refusant de voir cette vérité, exposent leur propre péché. Mais, en définitive, la croix de Jésus devient le canal par lequel s’accomplit le plan rédempteur de Dieu. Et aujourd’hui, nous avons accès à la vérité qui libère du péché et de la mort. « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » : cette parole de Jésus demeure d’actualité, et David Jang목사 nous exhorte à entretenir notre foi en accueillant Jésus comme roi de notre vie. À la suite du Christ, nous devons, dans l’humilité, annoncer l’Évangile en plein cœur du monde, pour qu’il puisse, de la simple question « Qu’est-ce que la vérité ? » progresser jusqu’à la rencontre personnelle avec Jésus-Christ, la Vérité. C’est là tout l’enjeu de ce passage et la mission qui incombe aujourd’hui à ceux qui se réclament disciples du Seigneur.

http://www.davidjang.org

The Light of Truth – Pastor David Jang


1. The Truth and Authority Revealed in Pilate’s Interrogation

The account of Jesus being brought before Pilate and interrogated is recorded in detail in the latter part of John 18 through the beginning of John 19. This scene takes place near the end of Jesus’ public ministry, just before He is crucified, making it an event of great dramatic and theological significance in the passion narrative. The text depicts how, after Jesus was arrested and tried before the Jewish religious leaders, He was taken to the Roman governor, Pilate. In particular, the exchange that unfolds during Pilate’s interrogation reveals, in a dramatic way, what truth is. At the same time, it also exposes the sinfulness of the Jewish high priests and religious leaders, as well as the destructive power of a frenzied mob.

By the time Jesus stood before Pilate, He had already been arrested by the religious leaders, interrogated overnight, and charged with blasphemy for claiming to be the Son of God. However, because the Jews, according to their customs or law, could not execute a capital punishment on their own (John 18:31), they brought Jesus to the Roman governor, Pilate, to secure a death sentence. As the official appointed by the Roman Empire to govern Jerusalem and its surrounding regions, Pilate held the authority to carry out executions in Judea.

When Pilate first meets Jesus, he asks, “Are You the King of the Jews?” (John 18:33). This was partly because the Jewish leaders had twisted the charge against Jesus to portray Him as someone who claimed to be “the King of the Jews,” thereby committing treason against Rome. But Jesus clearly indicates that He is not a king in any earthly, political sense. He says, “My kingdom is not of this world” (John 18:36), underscoring that He has no intention of seizing the throne through Rome’s political systems or the Jewish people’s existing political structures, nor of ruling by force. For Pilate, this was a critical statement, because as a Roman governor, what he most feared was a rebel—a political criminal who might threaten the Roman Empire. Yet Jesus emphasized that the kingdom He pursued did not belong to the political order or sphere of authority that Pilate represented.

Jesus’ words carry profound meaning on two levels. First, His kingdom is the eternal kingdom of God, a realm of truth and love. It does not rely on earthly political or military power; rather, it is the kingdom of God that liberates humanity from the powers of sin and death, offering salvation and eternal life. Second, Jesus preemptively countered any attempt by Pilate to interpret “King of the Jews” as evidence of a political rebellion. From Pilate’s standpoint, if Jesus were indeed a revolutionary, His disciples would have fought the Roman soldiers instead of allowing Him to be handed over to the Jews—an explanation Jesus offers in a way that likely convinced Pilate to some extent. Jesus says, “If My kingdom were of this world, My servants would be fighting so that I would not be handed over to the Jews” (John 18:36). Thus, Jesus distinguishes Himself from the worldly kingdoms maintained or expanded through violence and makes clear that He does not fit the mold of a political insurgent Pilate might have feared.

Hearing these words, Pilate again asks, “So You are a king?” (John 18:37). In other words, he is questioning whether Jesus truly possesses some kind of regal authority. Pilate did not fully understand the nature of this “otherworldly kingdom” Jesus spoke about. Yet the moment he heard Jesus’ explanation, he may have sensed that Jesus was not a mere political threat but someone who embodied a different level of authority and truth. Once again, Jesus makes His point clear: “You say correctly that I am a king. For this I have been born, and for this I have come into the world, to testify to the truth. Everyone who is of the truth hears My voice” (John 18:37). Here, Jesus proclaims that He Himself is truth and that the very purpose of His coming into the world is “to bear witness to the truth.” Moreover, only those who “are of the truth” can understand and accept His words.

The statement “Everyone who is of the truth hears My voice” carries profound theological and spiritual significance. No matter how well-educated one may be, no matter how high one’s religious standing, or how powerful one may be politically, if one does not know the truth, one cannot recognize Jesus’ voice. Conversely, anyone whose heart is opened by the Holy Spirit and who humbly seeks truth—regardless of whether that person is a Roman governor or a simple Galilean—can receive Jesus’ declaration as the truth of the King. However, the Gospel of John notes that Pilate responds with, “What is truth?” (John 18:38) and immediately leaves, without waiting for Jesus to reply. This suggests that Pilate, a politician under pressure, had neither genuine interest in nor the leisure to listen to the truth.

Afterward, Pilate announces twice to the Jewish crowd, “I find no guilt in this man” (John 18:38). From his perspective, he saw no justification for putting Jesus to death. Moreover, Pilate himself, having heard Jesus’ words, was likely impressed, concluding that “This man is not a political rebel but seems dignified and innocent.” Indeed, by declaring he “found no guilt,” Pilate showed his own assessment. But the Jewish leaders and the crowd persistently demanded Jesus’ crucifixion, to the point of asking that the notorious criminal Barabbas be released instead (John 18:40). Barabbas was a robber, an instigator of insurrection, and a murderer (Mark 15:7; Luke 23:19; Acts 3:14)—in other words, clearly guilty of crimes worthy of execution by Roman law. Yet, pressured by these religious leaders, Pilate was forced to direct the trial toward Jesus’ crucifixion.

Although Pilate wished to set Jesus free, he eventually gave in to the crowd’s demands, political concerns, and their threat: “If you release this man, you are no friend of Caesar” (John 19:12). Before handing Jesus over to be crucified, Pilate tries to appease the people’s fury by having Him flogged (John 19:1). Then, Pilate’s soldiers mockingly place a crown of thorns on His head and dress Him in a purple robe (John 19:2–3). Pilate may have hoped that by subjecting Jesus to such harsh punishment, the crowd would be satisfied and He might be spared. Instead, they only cried out all the more for Jesus to be crucified.

Hence, Pilate’s interrogation shows that even a worldly authority figure recognized Jesus’ innocence, yet the sinless Lord was ultimately condemned to death in the midst of human malice, religious hypocrisy, and political compromise. Although Pilate himself declared three times that he found no fault in Jesus (John 18:38; 19:4; 19:6), he still sentenced Him to be crucified. Through this sequence of events, the Gospel of John demonstrates that, while Jesus was unjustly condemned, His death was also part of God’s redemptive plan.

From this portion of John, we can glean several important points. First, it underscores Jesus’ innocence. Even a Roman governor declared, “I find no guilt in this man,” offering historical testimony to Jesus’ blamelessness. Second, Jesus was not a political rebel or an earthly king; He is the King of truth and the Ruler of the Kingdom of God. His statement “My kingdom is not of this world” serves as a foundational guideline for Christians today regarding where our identity must be rooted. Third, we see the paradox of truth being rejected by false religious power in alliance with political expediency. The Jewish religious leaders outwardly served God and awaited the Messiah, but when the Messiah finally appeared, they led the charge to kill the Son of God in order to protect their religious privileges. This scene vividly illustrates that “when truth manifests, falsehood and hypocrisy are exposed and judged.”

Pastor David Jang, reflecting on Jesus standing before Pilate, emphasizes that we must deeply ponder the direction and posture our faith should adopt. In particular, Jesus said He came “to testify to the truth,” which raises a vital question for today’s churches and believers: How should we conduct ourselves when facing worldly authority? Pastor David Jang often refers to the concept of “the royal authority of Jesus’ truth,” explaining that it is not meant to clash or contend with worldly powers but rather to recognize Jesus as the life-giving King who came to a humanity steeped in sin, death, and falsehood. Those who do not belong to the truth cannot hear Jesus’ voice and will ultimately bow to worldly power or exploit it to fulfill their own desires. However, those who belong to the truth—those who truly recognize Jesus as King—must strive to emulate Jesus’ example, in which “the Kingdom of God, though not of this world, enters into the world and proclaims truth.”

Thus, the scene of Pilate’s interrogation encapsulates both Jesus’ innocence and His acceptance of suffering on the road to the cross. When Christians meditate on this text, they realize that the truth Jesus proclaimed—love, forgiveness, and assurance of God’s Kingdom—is of an entirely different order from the approach of worldly rulers or religious elites. Just as the world did not truly understand Jesus then, many in our time also do not recognize, or outright reject, the voice of the true Gospel. Yet Jesus continues to proclaim truth to the end, even when it leads Him to be crucified. This seemingly foolish way, the way of the cross, is in fact God’s way of saving humankind. Therefore, the majestic yet meek figure of Jesus before Pilate contains within it the seed of victory, later confirmed by the resurrection.

Pilate’s interrogation reveals how the path of the Christian diverges from worldly power. Earthly kingdoms are built and preserved primarily through violence, intimidation, political scheming, military might, or economic strength. The Roman Empire of Jesus’ day was a prime example. By contrast, Jesus’ “Kingdom of God” may appear powerless on the surface—ending in the shameful instrument of the cross—yet within it lies the proclamation of resurrection, eternal life, and genuine freedom. This is what John dramatically highlights as Jesus’ “royal authority of truth.”

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2. The Tension Between Worldly Power and the Kingdom of God

Jesus’ statement to Pilate, “My kingdom is not of this world” (John 18:36), has elicited countless interpretations and applications throughout history. In some periods, this verse was used to justify a complete separation between church and the secular world. In others, people have interpreted it as a call to engage actively in society’s political, economic, or cultural spheres, believing that transforming these arenas is tantamount to expanding God’s Kingdom. However, in the immediate context, “My kingdom is not of this world” indicates that Jesus’ authority transcends both Pilate’s political concerns and the Jewish religious leaders’ framework. Jesus’ purpose and method are anchored in a truth that the world does not understand and cannot replicate. Worldly rulers tend to use any notion of truth as a means to advance political or economic self-interest and ambition. But Jesus firmly states that “only those who are of the truth” can hear His voice, emphasizing that one’s ability to grasp this truth is unrelated to superficial status or capabilities.

This tension between truth and worldly power appears repeatedly throughout the Gospels. During Jesus’ public ministry, He constantly clashed with religious authorities, and eventually He was condemned by the secular authority of Rome under Pilate’s judgment, ending on the cross. Yet paradoxically, the very person (Pilate) who sentenced Jesus to be crucified also declared three times that he could find no guilt in Him. This conveys that even worldly power structures had to admit Jesus’ innocence and purity. Nonetheless, Jesus did not protect Himself or rise against Pilate with cunning or force. Instead, He endured flogging and mockery in silence. This underscores just how radically different Jesus’ kingship is from the type of power earthly rulers seek.

Why did the Jewish leaders and the crowd so vehemently seek Jesus’ death? Because He disrupted their temple system and exposed their religious hypocrisy and authoritarian tendencies. Above all, Jesus openly revealed the oppressive and pretentious nature of those who claimed to teach others while indulging in hypocrisy. Feeling threatened that they could no longer maintain their positions of power, these religious leaders concluded that they must eliminate Jesus. Ultimately, they falsely portrayed Him before Pilate as “one who rebels against Rome” and coerced the governor to impose crucifixion by whipping up a collective frenzy. Outwardly, they claimed religious zeal, but in reality, they rejected the Messiah. Pilate, for his part, asked, “What is truth?” Yet he did not truly seek it. Confronted with the very embodiment of truth, he failed to recognize Him. Jesus, on the other hand, continued toward the cross, carrying God’s redemptive plan that surpasses all human evil.

For centuries, theologians have debated the balance of responsibility between Pilate and the Jewish religious leaders: Who ultimately killed Jesus? The Gospels present Jesus’ death not merely as the outcome of a religious or political conspiracy, nor solely a miscarriage of judicial process, but as the fulfillment of God’s plan of redemption to atone for humanity’s collective sin. Though Jesus was entirely without sin, He took upon Himself the penalty of sin so that sinners might be saved. Pilate and the Jewish leaders were merely instruments in that grand design. However, this fact does not absolve them of guilt. Their desires, ambitions, and fears led them to commit the sin of condemning an innocent man. In that sense, they represent the universal human condition, in which each one of us, through our own sinful nature, also participates in crucifying Jesus.

Pastor David Jang stresses that we must apply this confrontation—among Jesus, Pilate, and the Jewish crowd—to the life of the contemporary church and individual believers. According to his message, Jesus continues to “testify to the truth.” The question is whether the church and Christians will align themselves with the truth or whether they will disregard it by colluding with worldly authority. The conduct of the Jewish religious elite, who forsook Jesus to protect their power and privileges while outwardly professing religious devotion, can recur even today within the church. That is, clinging to human fame, property, ecclesiastical control, or social standing while undermining the essence of the Gospel and denying the way of the cross—even as one appears outwardly devout. Pastor David Jang emphatically warns against this, repeatedly underscoring that “the authority of truth Jesus demonstrated does not overthrow or negate the world but instead loves, serves, and saves sinners in it.”

Likewise, the people’s choice to release Barabbas over Jesus holds a profound message for our modern context. Sometimes people vent their frustrations or project their hopes onto extreme figures who advocate for violent measures to topple existing political or social regimes. A revolutionary like Barabbas might offer the crowd a kind of cathartic thrill, fueling the belief, “Now he’ll overthrow Rome and establish a new order we’ve always wanted.” Yet Jesus does not transform the world through violence. The kingdom over which He reigns is a kingdom that the Father administers in the power of the Holy Spirit. Although, on the cross, He appeared to be a failed, powerless king, the resurrection revealed Him as the victorious King who conquered death. Therefore, those who belong to Jesus must adopt ways unlike those of the world. Pastor David Jang frequently cites the Apostle Paul’s words: “Our struggle is not against flesh and blood, but against the rulers, against the powers, against the world forces of this darkness” (Ephesians 6:12). God’s Kingdom does not manifest through visible political clashes or power struggles, but rather through adherence to truth, the practice of love, and the power of the Holy Spirit.

Moreover, “My kingdom is not of this world” does not mean that believers should completely withdraw from or isolate themselves from society. Elsewhere in John’s Gospel, Jesus prays for His disciples: “I do not ask You to take them out of the world, but to keep them from the evil one” (John 17:15). This implies that although we live within the world, we must remain untainted by its values, sustained by the truth of Christ and the power of the Holy Spirit. At the same time, Jesus says, “As the Father has sent Me, I also send you” (John 20:21), meaning that we are to be sent into the world to preach the Gospel and shine the light of truth. Pastor David Jang maintains that if Jesus’ disciples were to withdraw and create their own separate enclave, the meaning of the cross would be diminished. Instead, believers must preserve holiness and distinction while being actively present in the world, proclaiming and living out Christ’s love and truth.

However, discerning and holding fast to the truth is not easy, despite seeming like a basic duty for the church and believers. The Jewish leaders had a passionate devotion to “keeping God’s Law” and professed to be awaiting the Messiah. But when the true Messiah came, they failed to recognize Him. Worse, they became hostile and resorted to lies in their efforts to kill Him—because the truth Jesus proclaimed exposed their hypocrisy and religious power structures. The same danger confronts us today. When a church becomes comfortable with external formalities or becomes entangled with secular interests, abandoning the substance of Jesus’ teaching for the sake of convenience, it loses the ability to hear the voice of Christ. Ultimately, like Pilate, it may ask, “What is truth?” while failing to perceive the Truth standing before it.

Pastor David Jang therefore urges the church to reflect upon itself continually and return to the essence of the Gospel. The interrogation scene before Pilate raises the question for every Christian: “To which king do we belong?” Are we chasing after worldly influence, reputation, wealth, or comfort, all the while tuning out the voice of truth? Do we truly comprehend “the way Jesus exercised His kingly authority on earth”? Are we embracing as the core of truth the love and obedience revealed by the cross? God’s Kingdom does not advance by force or cunning but through willing sacrifice, service, and the work of the Holy Spirit. This stands in stark contrast to Barabbas, who relied on violence and rebellion.

For believers to emulate Jesus standing before Pilate means that even if we suffer ridicule, slander, or injustice, we still obey God’s will and persist in truth and love. Moreover, when worldly authorities question, “What is this kingdom you claim?” or “Who is this king you speak of?” we should respond, as Jesus did, with courage and clarity: “My kingdom is not of this world, and our true Sovereign is Jesus Christ, the King of truth.” We must proclaim this testimony in the world. Such a confession should not end with words but must manifest in the humility, gentleness, love, and self-sacrifice that Jesus Himself exemplified.

Particularly in his teaching on Pilate’s interrogation, Pastor David Jang underscores the atoning nature of Jesus bearing all sin and false judgments on Himself. Jesus, declared innocent even by Pilate, never once sinned. Yet by dying on the cross, He took upon Himself the punishment our sins deserved, opening the way for us to be set free. If Jesus had been guilty, the cross would not have been an act of atonement. But the sinless One, by dying, assumed the burden of our sins. This is the transcendent love of God—Christ’s self-sacrifice in the flesh. In his sermons, Pastor David Jang frequently notes, “Jesus stood in that court, under the world’s judgment, so that we would not have to face the judgment for our sins.” For the Christian, to believe is to receive this love and salvation, then to emulate Christ’s way of love.

In our daily lives, how do we see Jesus’ kingship come into tension with worldly power? Often, it doesn’t take the form of grand political persecution or official trials, but appears in pressure to compromise or reject truth for the sake of personal gain, whether in workplaces, schools, or ordinary social interactions. Christians must refuse to adopt the world’s methods of lying or trampling on the weak for self-advancement. Sometimes, we may face unjust accusations and hostility. Yet we are called to respond, as Jesus did, with unwavering love and gentleness. This path is not easy, but it is the path of the cross that Jesus walked. Pastor David Jang reiterates, “If we hold onto Jesus’ truth in a world that shouts, ‘Jesus is not King, there is no truth,’ we may experience suffering. But at the end of that road, we will share in the glory of the resurrection and eternal life in God’s Kingdom.”

We must also recognize that the attitudes of Pilate and the Jewish religious leaders can emerge within our own churches. It is possible for a church to be preoccupied with flashy worship services, programs, or numerical growth while neglecting genuine truth and love. Outwardly shouting “Lord, Lord” (Matthew 7:21), such a church may, in effect, be crucifying Jesus all over again. This is a sobering reality. Pilate heard Jesus say He came “to testify to the truth,” yet he did not comprehend who that Truth was—nor did he genuinely seek to know. In the end, despite wanting to release Jesus, his political calculations won out, and he delivered the innocent man to be crucified. The Jewish leaders similarly displayed strict adherence to the Law in outward form, but they rejected the true heart of God revealed by Jesus.

These episodes highlight how injustice, hostility toward truth, and religious pretense operate within worldly power structures—while also showing how Jesus fulfills genuine truth and love in their midst. Pastor David Jang contends that “we stand daily in Pilate’s courtroom,” facing the question, “What is truth?” and “Which king do you serve?” The believer’s answer must be, “I belong to the truth. I listen to Jesus’ voice, for He is my King.” And this confession must be backed up by our manner of life—in our churches, our communities, and the larger world—where we enact Jesus’ truth and love.

In Pilate’s interrogation, we witness both Jesus’ innocence and His kingship of truth. Meanwhile, we see that the Jewish religious elite and Pilate, through false accusations, fear, and selfish desires, played a part in crucifying Him. Yet it was through this crucifixion that God’s plan of salvation was accomplished. Jesus died on the cross and rose again, overcoming death and declaring the eternal Kingdom of God. Hence, true authority, the true King, is revealed. Those who follow this King, Jesus, discover the truth that Pilate could not grasp, and they enter into life that overcomes sin and death.

For Christians, this passage reminds us that we are “in the world but not of the world.” We must devote ourselves to living out the truth of Jesus, who came to testify to it. As Pastor David Jang often observes, even now, many ask, “What is truth?” without ever coming to Jesus Himself, who is the embodiment of truth. Likewise, churches sometimes compromise with worldly power, becoming like those Jewish leaders who rejected Jesus long ago. Therefore, we must remain in God’s Word and Spirit, walking closely with the Lord, boldly declaring before worldly authorities, “My kingdom is not of this world.” This does not mean fleeing the world but rather maintaining our heavenly citizenship as we influence society with the Gospel and illuminate it with God’s truth.

Pilate’s interrogation thus stands as the moment where Jesus testifies that He is the King of truth, while Pilate and the Jewish leaders, by rejecting that truth, stand condemned by their own actions. Ultimately, Jesus’ cross fulfilled the divine plan of redemption and granted us the path to truly know the truth and be set free. Hence, “Everyone who is of the truth hears My voice” remains a call for us to embrace Jesus as the King in our lives, just as Pastor David Jang consistently exhorts. By following our King, we must humbly proclaim and practice the Gospel in the midst of the world, so that those who ask, “What is truth?” might move beyond the question to discover that the Truth is Jesus Christ. This is the powerful message and mission we inherit today from the account of Jesus standing trial before Pilate.

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La luz de la verdad – Pastor David Jang


1. La verdad y la autoridad que se revelan en el interrogatorio de Pilato

La escena en la que Jesús comparece ante Pilato para ser interrogado se describe de manera concreta en el Evangelio de Juan, desde la segunda mitad del capítulo 18 hasta el inicio del capítulo 19. Este pasaje se ubica en la parte final de la vida pública de Jesús, justo antes de su crucifixión, y constituye un acontecimiento de gran relevancia tanto en el plano dramático como en el teológico. El texto muestra a Jesús, después de haber sido apresado y sometido al juicio religioso de los sumos sacerdotes y los líderes judíos, presentándose ante el gobernador romano, Pilato. Especialmente en el proceso de interrogatorio de Pilato, las palabras y la actitud de Jesús, así como la reacción de Pilato, revelan de manera contundente qué es la verdad. Al mismo tiempo, este episodio deja al descubierto el pecado de los sumos sacerdotes y líderes religiosos judíos, así como la perversa psicología colectiva de la multitud que exigía la muerte de Jesús.

Cuando Jesús compareció ante Pilato, ya había sido detenido por los líderes religiosos y sometido a un interrogatorio nocturno. Finalmente, se le acusó de blasfemia por proclamarse “Hijo de Dios”. Sin embargo, los judíos no podían ejecutar la pena de muerte con base únicamente en sus propias leyes o costumbres religiosas (Jn 18:31), de modo que llevaron a Jesús ante el gobernador romano Pilato con el fin de obtener una condena a muerte. Puesto que Pilato ejercía el poder delegado por el Imperio romano para gobernar Jerusalén y sus alrededores, se requería su autorización para llevar a cabo una ejecución en territorio judío.

En ese contexto, la primera pregunta de Pilato al encontrarse con Jesús fue: “¿Eres tú el rey de los judíos?” (Jn 18:33). Esto se debía a que los líderes judíos habían transformado la acusación religiosa de Jesús —autoproclamarse Hijo de Dios— en una acusación política de sedición, alegando que Jesús se declaraba “Rey de los judíos” en oposición a Roma. Sin embargo, la respuesta de Jesús deja claro que Él no es un rey terrenal ni ostenta un poder político de esta época. Jesús afirma rotundamente: “Mi reino no es de este mundo” (Jn 18:36), enfatizando que no busca un trono dentro de la estructura política romana o dentro del sistema político que los judíos imaginaban, ni tampoco ejercer su dominio por la fuerza. Para Pilato, esta aclaración resultaba de suma importancia. Como gobernador romano, él estaba particularmente alerta ante la posibilidad de que surgiera algún rebelde con intenciones de amenazar la estabilidad del Imperio. Pero Jesús deja en claro que Su Reino no se inscribe en el ámbito político o en el poder secular donde operaba Pilato.

Las palabras de Jesús adquieren un sentido profundo en dos dimensiones. En primer lugar, el Reino de Jesús es el Reino eterno de Dios, un reino donde se cumple el gobierno de la verdad y del amor. No se basa en fuerzas militares ni estructuras políticas de este mundo, sino que libera al ser humano del poder del pecado y de la muerte, ofreciendo salvación y vida eterna. En segundo lugar, Jesús previó la posibilidad de que Pilato, anclado en la idea de “Rey de los judíos”, lo calificara como un rebelde. Por eso, le explica que, si realmente tuviera seguidores dispuestos a combatir contra el Imperio romano, ya habrían luchado para impedir Su entrega a los judíos (Jn 18:36). Con esta afirmación, Jesús deja claro que Su Reino es esencialmente distinto de los reinos terrenales, que se consolidan y se expanden mediante la violencia, y subraya que no guarda relación alguna con la imagen de un rebelde político.

Ante esta explicación, Pilato vuelve a insistir: “¿Luego, tú eres rey?” (Jn 18:37). Con esta pregunta, Pilato indaga si Jesús realmente se considera poseedor de un poder real. Tal vez Pilato no comprendía a cabalidad en qué consistía ese “otro reino” al que Jesús aludía, pero al escucharlo debió captar que ante él no se hallaba un simple delincuente político, sino alguien que poseía un tipo de autoridad y de verdad completamente distinto. La respuesta de Jesús es contundente: “Tú dices que soy rey. Yo para esto he nacido, y para esto he venido al mundo: para dar testimonio de la verdad. Todo aquel que es de la verdad, oye mi voz” (Jn 18:37). Así, Jesús se proclama a sí mismo como la Verdad y señala que Su propósito al venir al mundo es testificar de ella; además, destaca que solo aquellos “que son de la verdad” pueden escuchar Su voz.

La declaración “Todo aquel que es de la verdad, oye mi voz” encierra un principio teológico y espiritual esencial. No importa cuánta educación haya recibido una persona, ni su posición religiosa o su poder político; si no conoce la verdad, no podrá entender la voz de Jesús. Por otro lado, cualquiera que reciba con humildad la iluminación del Espíritu Santo y busque la verdad, sea el gobernador romano o sea un habitante de la periferia de Galilea, podrá reconocer en las palabras de Jesús la “verdad de un Rey”. Pero, según el relato de Juan, Pilato respondió: “¿Qué es la verdad?” (Jn 18:38), y no esperó una respuesta por parte de Jesús. Este detalle deja entrever que Pilato no estaba genuinamente interesado en la verdad, o que simplemente no tenía tiempo ni disposición para buscarla, característico de un político preocupado más por la conveniencia inmediata que por la veracidad profunda.

Enseguida, Pilato declara en dos ocasiones ante la multitud judía: “Yo no hallo en él ningún delito” (Jn 18:38). Desde su perspectiva, no existía motivo para sentenciar a Jesús a la pena capital. Además, es probable que, al escuchar de primera mano las palabras de Jesús, Pilato intuyera algo de la dignidad y pureza de su persona. El hecho mismo de proclamar públicamente que no encontraba culpa alguna en Jesús refleja esa impresión. Pero los líderes religiosos y la muchedumbre judía seguían exigiendo con insistencia la ejecución de Jesús y pidieron en su lugar la liberación de Barrabás, un criminal infame (Jn 18:40). Barrabás era ladrón, agitador de motines y asesino (Mc 15:7; Lc 23:19; Hch 3:14). Para Roma, se trataba sin duda de un reo merecedor de la pena de muerte. No obstante, los líderes religiosos judíos, presionando a Pilato, siguieron atizando a la multitud para que el juicio desembocara en la ejecución de Jesús.

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A pesar de que Pilato deseaba liberar a Jesús por considerarlo inocente, cedió finalmente ante la presión popular y sus cálculos políticos, sobre todo cuando lo amenazaron diciendo: “Si dejas ir a ese, no eres amigo del César” (Jn 19:12). Así que hizo azotar a Jesús, con la esperanza de calmar de alguna manera la furia del pueblo (Jn 19:1). Después, permitió que lo vistieran con un manto púrpura y le colocaran en la cabeza una corona tejida de espinas, para mofarse de Él (Jn 19:2–3). Tal vez Pilato pensaba que, tras esta burla y vejación, la multitud se daría por satisfecha y le permitiría exonerar a Jesús. Pero aquello solo encendió más la rabia popular que clamaba: “¡Crucifícalo!”.

Así, el interrogatorio de Pilato, por un lado, muestra que incluso un gobernante terrenal reconoció la inocencia de Jesús; y, por otro lado, pone en evidencia la paradoja de que, siendo Jesús inocente, acaba siendo condenado a muerte debido a la maldad, la hipocresía religiosa y la conveniencia política de los hombres. Aun cuando Pilato proclamó tres veces “No hallo en él ningún delito” (Jn 18:38; 19:4; 19:6), terminó por entregarlo a la crucifixión. Juan aprovecha este momento para mostrar que, si bien Jesús murió injustamente, ese sufrimiento formaba parte del plan divino de redención.

Las ideas centrales que emergen de esta escena del Evangelio de Juan son, en primer lugar, la absoluta inocencia de Jesús. Queda demostrado de manera histórica que ni siquiera el gobernador romano encontró en Él culpa alguna. En segundo lugar, se deja claro que Jesús no era un rebelde político ni un rey de este mundo, sino el Rey de la verdad y el Gobernante del Reino de Dios. La frase “Mi reino no es de este mundo” es una referencia clave para la identidad del creyente, al mostrar que su pertenencia espiritual no se funda en lo meramente terrenal. En tercer lugar, surge la paradoja de que la Verdad es rechazada por un poder religioso falso y un pacto político interesado. Los líderes religiosos judíos proclamaban adorar a Dios y esperar al Mesías, pero cuando el Mesías se presentó, lo rechazaron para salvaguardar su estatus y poder, participando en la condena del Hijo de Dios. Así, este pasaje ilustra que, cuando la Verdad se hace presente, la falsedad y la hipocresía quedan expuestas y terminan siendo juzgadas.

El pastor David Jang, al reflexionar sobre la figura de Jesús delante de Pilato, enfatiza que es imprescindible meditar profundamente sobre la orientación y la actitud que debe tomar nuestra fe cristiana. En especial, a la luz de las palabras de Jesús —“He venido al mundo para dar testimonio de la verdad”—, señala la importancia de reflexionar sobre la postura que adopta la iglesia de hoy ante las autoridades terrenales. El pastor David Jang suele hablar del concepto de “la autoridad real de la verdad de Jesús”, no con la intención de enfrentar o contraponerse a los poderes del mundo, sino con la intención de reconocer la condición de Jesús como “Rey que da vida” a una humanidad corrompida por el pecado, la muerte y el engaño. Quienes no pertenecen a la verdad no pueden escuchar la voz de Jesús y, por ende, acaban sometiéndose o aprovechándose del poder mundano para satisfacer sus propias ambiciones. En cambio, quienes sí pertenecen a la verdad, es decir, aquellos que reconocen a Jesús como Rey, deben imitar la actitud de Cristo, quien “siendo Su Reino diferente al de este mundo, se encarnó en él para proclamar la verdad”.

Así, el interrogatorio ante Pilato condensa tanto la inocencia de Jesús como el proceso mediante el cual, a pesar de todo, Él aceptó el sufrimiento y se encaminó hacia la cruz para cumplir la redención. Al meditar en este pasaje, los cristianos advertimos que la verdad enseñada por Jesús —amor, perdón y certeza del Reino de Dios— es de un orden completamente distinto al de los poderosos y líderes religiosos de este mundo. Del mismo modo que el mundo no reconoció a Jesús, hoy día muchos tampoco quieren oír la verdadera voz del Evangelio e incluso lo rechazan. Aun así, Jesús se mantuvo firme proclamando la verdad hasta la muerte en la cruz. Aquella aparente locura divina fue, en realidad, el camino para la salvación de la humanidad. Por eso, la silenciosa y majestuosa actitud de Jesús ante Pilato encierra también el germen de la victoria que se vería probada con la resurrección.

En consecuencia, el interrogatorio de Pilato muestra cómo el camino del cristiano se distingue del poder terrenal. Normalmente, la autoridad del mundo se erige y perpetúa por la fuerza, la coacción, la maniobra política, el poderío militar o el económico, como lo ilustra el Imperio romano en tiempos de Jesús. Pero el “Reino de Dios” que manifiesta Jesús aparenta ser débil y fracasar, llegando incluso a la ignominia de la cruz, si bien allí se revela la fuerza del poder de la resurrección y de la vida eterna. Y eso es precisamente lo que Juan destaca como la “autoridad real de la verdad” de Jesús.


2. La tensión entre los poderes del mundo y el Reino de Dios

La afirmación de Jesús: “Mi reino no es de este mundo” (Jn 18:36) ha suscitado a lo largo de la historia múltiples interpretaciones y debates. En ciertas épocas, se utilizó este pasaje para justificar una separación radical entre la Iglesia y el mundo. En otras, algunos interpretaron que transformar políticamente las estructuras de la sociedad equivale a la expansión del Reino de Dios y abogaron por la participación activa en política y economía. Sin embargo, en el contexto de este relato, la frase “Mi reino no es de este mundo” significa que Jesús se presenta como un rey que trasciende los intereses políticos de Pilato y las concepciones religiosas de los líderes judíos. Los objetivos y métodos de Jesús se fundamentan en una verdad que el mundo no puede comprender ni imitar. Los poderes de este mundo suelen instrumentalizar la religión y la verdad para beneficio propio, mientras que Jesús declara: “Todo aquel que es de la verdad, oye mi voz”, subrayando que esta verdad no se relaciona con la posición social o la influencia de una persona.

La tensión entre la verdad y el poder terrenal se muestra en todo el Evangelio. Jesús, durante su ministerio, se enfrentó continuamente a la autoridad religiosa y, al final, pasó por el juicio del poder secular representado en Pilato, que lo condenó a morir crucificado. No obstante, de forma paradójica, Pilato —quien lo sentenció— confiesa hasta en tres ocasiones que no hallaba falta alguna en Él. Así se demuestra que, aun en el tribunal de un gobernador romano, la pureza y la inocencia de Jesús se hacen evidentes. Aun así, Jesús no se defendió mediante maniobras políticas o el uso de la violencia, sino que permaneció en silencio, soportando el azote y la burla. De esta forma, se destaca la naturaleza totalmente distinta del reinado de Jesús, que no persigue imponer su poder con estrategias mundanas.

¿Por qué los líderes judíos y la multitud insistieron tanto en matar a Jesús? Porque Él desenmascaró su hipocresía y su abuso de poder, así como las estructuras opresoras del templo. Ante los ojos de esos dirigentes, Jesús era una amenaza para su estatus y su autoridad religiosa. Resolvieron entonces recurrir a la calumnia —“Él se rebela contra Roma”— y a la presión multitudinaria ante Pilato para forzar una sentencia de crucifixión. Aparentemente, decían servir a Dios con celo, pero rechazaban al verdadero Mesías y obraban en contra de Él. Todo esto confirma lo que Jesús había anunciado: que ellos no pertenecían a la verdad y, por ende, no podían reconocerla. Pilato, aun preguntándose “¿Qué es la verdad?”, tenía ante sí a la Verdad encarnada, pero no la supo —o no la quiso— identificar. Por su parte, Jesús asumió, por encima de toda la maldad humana, el plan salvador del Padre, dirigiéndose libremente a la cruz.

Esta escena ha generado debates en torno a la responsabilidad última de la muerte de Jesús, discutiendo la culpa de Pilato y de los líderes judíos. Pero los Evangelios muestran que la muerte de Jesús no fue el resultado de una conspiración meramente humana, sino parte del plan de redención para expiar los pecados de la humanidad. Jesús, aun siendo inocente, murió para cargar con la culpa de los pecadores y abrirles un camino de salvación. Pilato y los líderes judíos se convirtieron en instrumentos de ese plan, sin que ello signifique que queden exentos de culpabilidad. En realidad, todos los seres humanos compartimos el mismo pecado que crucificó a Jesús: nuestros propios intereses, temores y maldad contribuyen a rechazar a Dios.

El pastor David Jang enfatiza la importancia de aplicar las reflexiones que surgen de la confrontación entre Jesús y Pilato a la vida de la Iglesia y de los creyentes de hoy. Según su enseñanza, Jesús sigue “dando testimonio de la verdad”, pero la cuestión es si la Iglesia y los cristianos se alinean con esa verdad o si, por el contrario, se acomodan a los poderes terrenales y la ignoran. Existe el riesgo de que en la Iglesia se repitan actitudes similares a las de los líderes judíos, quienes rechazaron a Jesús para proteger sus privilegios y su comodidad, aunque presumían de religión. Cuando los intereses materiales, el prestigio institucional o el deseo de conservar el poder eclesiástico eclipsan la esencia del Evangelio, se acaba rechazando la verdad de la cruz, a la vez que se mantiene una apariencia de religiosidad. El pastor David Jang advierte a la Iglesia sobre este peligro y recalca que “la autoridad de la verdad de Jesús” no es para derrocar violentamente al mundo, sino para amar, servir y salvar a los pecadores sumidos en las tinieblas.

La elección de liberar a Barrabás en lugar de a Jesús también dice mucho sobre la sociedad. En ocasiones, los grupos multitudinarios se sienten atraídos por figuras que prometen cambios bruscos y violentos, pues esas acciones radicales pueden despertar un sentimiento de venganza o de “justicia” distorsionada. Barrabás, como agitador de revueltas y asesino, podía prometer una sublevación contra Roma, algo que a muchos les parecía más “práctico” para saciar su enojo. Pero Jesús no transforma el mundo por la fuerza de las armas. El Reino del que Él es Rey consiste en el gobierno del Padre que llega mediante el poder del Espíritu Santo. En la cruz, la imagen de Jesús parece derrotada y humillada; sin embargo, con la resurrección se revela el Rey que triunfa sobre la muerte. Quienes permanecen en Jesús están llamados a transitar un camino distinto al de la mayoría. El pastor David Jang, al mencionar constantemente este tema, hace referencia a las palabras del apóstol Pablo: “Porque nuestra lucha no es contra sangre y carne, sino contra principados, contra potestades, contra los gobernantes de las tinieblas de este mundo” (Ef 6:12). El Reino de Dios no se establece mediante rivalidades políticas o conquistas militares, sino mediante el poder del Espíritu y la práctica del amor y la verdad.

Ahora bien, “Mi reino no es de este mundo” no significa que los cristianos deban aislarse por completo de la sociedad. En otros pasajes de Juan, Jesús ora por Sus discípulos diciendo: “No ruego que los quites del mundo, sino que los guardes del mal” (Jn 17:15). Esto expresa que debemos vivir en el mundo, pero sin contaminarnos con los valores de este. Asimismo, declara: “Como me envió el Padre, así también yo os envío a vosotros” (Jn 20:21). Es decir, los creyentes, como ciudadanos del Reino de Dios, somos enviados al mundo para anunciar el Evangelio y difundir la luz de la verdad. El pastor David Jang insiste en que si los discípulos de Jesús se refugiaran en una burbuja apartada de la sociedad, la obra de la cruz quedaría desvirtuada. Debemos vivir en santidad y separados del mal, pero a la vez hemos de cumplir la misión de proclamar la verdad y el amor divino en medio de la sociedad.

No obstante, reconocer y aferrarse a la verdad puede resultar muy difícil, pese a que parezca algo obvio para la Iglesia. Los dirigentes judíos se jactaban de cumplir la Ley de Dios y de esperar al Mesías, pero no lo reconocieron al tenerlo frente a sus ojos. Es más, lo atacaron, lo calumniaron y lo condenaron. Porque la verdad que Jesús proclamaba sacaba a la luz su hipocresía y su corrupción. Lo mismo puede ocurrir hoy. Cuando la Iglesia se instala en un simple ritualismo, se deja seducir por las ventajas mundanas y no vive conforme al Evangelio de la cruz, corre el riesgo de volverse insensible a la voz de Jesús. Entonces, repetiremos la postura de Pilato, preguntando “¿Qué es la verdad?” y pasando por alto que la Verdad está frente a nosotros.

Por ello, el pastor David Jang hace un llamado a la Iglesia a examinarse continuamente y regresar a la esencia del Evangelio. El interrogatorio de Jesús ante Pilato nos confronta con la pregunta: “¿A qué rey pertenecemos?”. Si nos dejamos llevar por la influencia, la fama, la ambición económica o la comodidad, podemos terminar ignorando la voz del verdadero Rey. ¿Comprendemos de veras el modo en que Jesús ejerce Su reinado aquí en la tierra? El pastor David Jang subraya que el centro de la verdad está en la cruz, manifestando amor y obediencia. El Reino se expande no por maniobras o fuerza, sino a través del sacrificio voluntario, del servicio y de la obra del Espíritu Santo. En esto radica la diferencia fundamental con quienes, como Barrabás, pretendían derrocar el orden establecido mediante la violencia.

En el presente, para un cristiano, imitar a Jesús ante el tribunal de Pilato implica la disposición a sufrir el menosprecio, la burla e incluso acusaciones falsas. Significa, además, permanecer fiel a la voluntad del Padre y a la verdad y el amor, tal como hizo Jesús. Cuando los poderes de este mundo pregunten “¿Cuál es vuestro reino?” o “¿Quién es vuestro Rey?”, el creyente deberá responder con valentía y claridad: “Mi reino no es de este mundo. Reconozco a Jesucristo como el Rey de la Verdad”. Y esta confesión no debe quedarse en palabras; debe reflejarse en una vida marcada por la humildad, la mansedumbre, el amor y el sacrificio, tal como lo enseñó Jesús.

El pastor David Jang también destaca el aspecto sustitutivo de la pasión de Jesús en el interrogatorio de Pilato. Jesús fue declarado inocente hasta por el propio Pilato, nunca cometió pecado. Sin embargo, murió en la cruz para que nosotros, culpables ante Dios, fuésemos liberados de la condena. Si Jesús hubiera sido culpable de algo, la cruz no tendría un carácter expiatorio. Pero al ser totalmente inocente y aun así recibir la sentencia de muerte, cargó con nuestro pecado para otorgarnos salvación. Esta realidad demuestra el amor extraordinario de Dios y la entrega absoluta de Cristo encarnado. David Jang explica con frecuencia que “Jesús compareció ante el tribunal terrenal en lugar nuestro, para que nosotros no fuéramos juzgados por el pecado”. Ser cristiano significa creer y acoger ese amor, y vivir de la misma manera: sirviendo y amando, en obediencia al Padre.

Quizá hoy no enfrentemos un interrogatorio político como el de Pilato, pero a diario nos vemos expuestos a presiones y tentaciones que nos incitan a apartarnos de la verdad para buscar beneficio propio. En nuestros trabajos, escuelas o situaciones cotidianas, se nos invita a falsificar, corromper o pisotear al más débil para avanzar. Allí es donde el cristiano debe rechazar las prácticas del mundo y optar por la verdad de Jesús, aun si eso trae desprecio o sufrimiento. Seguir el camino de la cruz no es sencillo, pero al final está la victoria de la resurrección y la participación en la gloria del Reino de Dios. El pastor David Jang subraya: “Si el mundo grita que Jesús no es Rey y que la verdad no existe, perseverar en la verdad conllevará un costo. Pero en esa senda de fe, participaremos en la vida eterna y en el triunfo de Cristo resucitado”.

Además, debemos reconocer que los comportamientos de Pilato y los líderes religiosos podrían reproducirse dentro de la propia Iglesia. Es posible que una comunidad eclesial se concentre en servicios espectaculares, proyectos ostentosos o en crecer numéricamente, descuidando la verdad y el amor. Entonces, aunque en lo externo repita “Señor, Señor” (Mt 7:21), en la práctica puede estar crucificando de nuevo a Jesús. Eso es algo verdaderamente grave. Pilato oyó que Jesús venía “a dar testimonio de la verdad” y, pese a tener la intención de liberarlo, sucumbió a los gritos del populacho y a sus cálculos políticos, sellando el destino de Jesús. Los líderes judíos se jactaban de cumplir con meticulosidad la Ley, pero ignoraron el auténtico corazón de Dios revelado por Jesús.

Esta historia explica cómo funciona la injusticia del poder en el mundo, cómo se rechaza la verdad y cómo la hipocresía religiosa puede aliarse con el poder para crucificar al justo. A la vez, muestra la manera en que Jesús encarna plenamente la verdad y el amor, abrazando la cruz para llevar a cabo la salvación. El pastor David Jang sostiene que debemos tener presente que “cada día comparecemos, en cierto sentido, ante la pregunta de Pilato”. “¿Qué es la verdad?”, “¿A cuál rey perteneces?”. El cristiano debe responder: “Pertenezco a la verdad; escucho y sigo la voz de Jesús, quien es mi Rey”. Y esa respuesta debe manifestarse en la práctica diaria, tanto en la iglesia como en la sociedad, mediante acciones concretas de amor y obediencia a la verdad.

Al contemplar el interrogatorio de Pilato, somos testigos de la inocencia de Jesús y de su realeza cimentada en la verdad. Observamos, asimismo, cómo los líderes judíos y Pilato, empujados por el engaño, el temor y la codicia, lo llevan a la cruz. Sin embargo, constatamos que la cruz era el medio divino para nuestra redención. Jesús muere crucificado, mas al resucitar vence la muerte y establece el Reino eterno de Dios, revelando que Él es el Rey verdadero. Aquellos que lo reconocen como Rey se adentran en la verdad que Pilato no pudo comprender, y participan de la vida que vence al pecado y a la muerte.

Para el creyente, este pasaje de Juan subraya la identidad de “estar en el mundo sin ser del mundo”. El pastor David Jang reitera que Cristo sigue dando testimonio de la verdad, pero muchos todavía preguntan “¿Qué es la verdad?” sin acercarse al Jesús que tienen frente a ellos. Y, lamentablemente, a veces la Iglesia se alía con el poder terrenal y rechaza a Jesús, tal como hicieron los antiguos líderes judíos. Por lo tanto, debemos caminar cada día en la Palabra y en el Espíritu, testificando con firmeza: “Mi reino no es de este mundo”. Esto no implica huir del mundo, sino ejercer la ciudadanía del cielo sin dejarnos doblegar por sus valores. Al contrario, estamos llamados a iluminar al mundo con el Evangelio, fomentando una verdadera transformación.

Finalmente, el interrogatorio ante Pilato constituye el momento en que Jesús mismo declara que es el Rey de la Verdad, mientras Pilato y los líderes judíos rechazan esa verdad, quedando al descubierto su propio pecado. Y, sin embargo, esa cruz, que representa el rechazo y la muerte de Jesús, fue el instrumento divino para concretar el plan de salvación. Hoy, gracias a la muerte y resurrección de Cristo, comprendemos que solo aquellos que le pertenecen a Él, la Verdad, pueden hallar la libertad y la vida. Por tanto, aferrémonos a las palabras de Jesús: “Todo aquel que es de la verdad, oye mi voz”, y, tal como insta el pastor David Jang, proclamemos con nuestra vida que Jesús es el Rey. Sigamos Su ejemplo de mansedumbre y obediencia para proclamar el Evangelio en medio de este mundo. De esa manera, ayudaremos a que muchos dejen de preguntarse en vano “¿Qué es la verdad?”, y descubran finalmente que la Verdad es Jesucristo. Esa es la poderosa enseñanza y el desafío que recibimos hoy al contemplar este pasaje del

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L’œuvre du Saint-Esprit dans l’Église primitive – Pasteur David Jang


1. L’Église primitive et l’œuvre du Saint-Esprit

Dans les chapitres 2, 3 et 4 des Actes des Apôtres, nous voyons clairement comment l’Église primitive s’est formée et comment elle a été transformée. Au cœur de cette transformation se trouvait toujours la puissante présence du Saint-Esprit, grâce à laquelle la vie des gens fut radicalement bouleversée. Le pasteur David Jang souligne l’importance de cette action du Saint-Esprit, expliquant que l’Église primitive était remplie de la crainte du gouvernement et de la souveraineté de Dieu. En conséquence, elle vivait dans un débordement de signes et de prodiges. Il précise cependant que ces signes et prodiges ne se limitaient pas à des miracles surnaturels visibles, comme la guérison de l’homme paralysé depuis quarante ans. Ils incluaient également des changements complètement nouveaux partant du cœur humain, tels que le renoncement à la propriété et le partage.

Dans Actes 2:43 et les versets qui suivent, nous lisons que « beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient par les apôtres », soulignant qu’à cette époque l’Église était remplie de miracles visibles. Toutefois, le pasteur David Jang insiste sur le fait qu’au-delà de ces extraordinaires manifestations visibles, il faut accorder une attention particulière au changement fondamental par lequel les croyants renonçaient à leurs biens et vivaient dans le « dépouillement ». Le fait que les croyants « mettaient tout en commun et vendaient leurs propriétés et leurs biens pour en distribuer le prix à tous, selon les besoins de chacun » montrait l’action extraordinaire de la grâce, qui, grâce à la présence du Saint-Esprit, libérait l’homme de sa convoitise et de son avidité enfouies au plus profond de lui.

Le passage d’Actes 3:6, où Pierre déclare à l’infirme assis devant la Belle Porte du temple : « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne », et le relève, symbolise la véritable richesse de la vie des premiers chrétiens. Même s’ils n’avaient pas « d’argent ni d’or », ils possédaient l’abondance de la foi, issue d’une confiance totale en la puissance du Saint-Esprit et au règne de Dieu. Pour David Jang, ce verset nous rappelle la véritable « richesse » que nous devons rechercher. Les croyants de l’Église primitive ne considéraient pas leurs possessions comme un absolu ; ils voyaient tout ce qu’ils possédaient comme un don de Dieu, qu’ils avaient à cœur de partager avec leurs frères et sœurs, tout comme ils désiraient partager la plénitude de l’Esprit qui habitait en eux. C’est à partir de cette conscience que le bien matériel n’était pas « tout » qu’est née la liberté fondamentale et la vitalité de l’Église primitive.

En outre, au chapitre 4 des Actes, l’expansion rapide de l’Église et la persistance des signes et des prodiges entraînent des persécutions extérieures et exigent, en interne, une vie de prière plus intense. Le fait que les croyants se rassemblaient pour rompre le pain, chanter des louanges et prier ensemble démontre que l’énergie ultime de l’Église ne provenait ni de l’enthousiasme purement humain ni d’une simple exaltation, mais bien de la direction puissante du Saint-Esprit. À ce sujet, David Jang souligne l’importance de la « foi en la résurrection ». En effet, la résurrection du Seigneur, qui a vaincu la mort, représente le fondement ultime de l’espérance humaine. Si la puissance du Christ, vainqueur de la mort, se manifeste encore aujourd’hui au travers de l’Église et dans la vie des croyants, alors aucune peur ne saurait subsister. C’est le sens profond de l’enseignement de David Jang.

Lorsque l’Église primitive expérimentait concrètement la foi en la résurrection et recevait la puissance du Saint-Esprit, ses membres avaient la certitude que le règne de Dieu se réalisait réellement parmi eux. Cette certitude fut l’élément déclencheur qui renversa leur mode de vie individualiste et centré sur soi, leur permettant de se consacrer les uns aux autres et de se délester volontairement de leurs possessions. Les gens commencèrent à mettre leurs biens en commun pour pourvoir aux besoins de chacun. Plutôt que de s’attacher à l’argent et à l’or, ils trouvaient leur joie dans le fait de tout offrir pour le Royaume de Dieu. C’est sur ce point que David Jang insiste, rappelant l’extraordinaire dynamisme de l’Église primitive. Il est généralement admis qu’il est difficile de donner ou de partager ses biens, car l’attachement aux possessions est un trait universel qui a dominé les hommes dans tous les siècles. Pourtant, l’Église primitive a su surmonter cet obstacle grâce à la « plénitude de l’action du Saint-Esprit ».

Actes 4:32 et les versets suivants mettent en lumière la figure de Barnabas. Ce Lévite « vendit un champ, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres ». Nous pouvons imaginer le courage et l’audace d’un tel acte à l’époque. Selon David Jang, la consécration de Barnabas illustre bien l’esprit de l’Église primitive. Il ne s’est pas contenté de donner une propriété, mais il a proclamé que sa personne tout entière appartenait à Dieu. C’est seulement à partir de cette confession que le « vrai partage » peut avoir lieu. Par ailleurs, le sens même du nom Barnabas, « fils de la consolation » (ou fils d’exhortation), est très significatif. Dans l’Ancien Testament, plus précisément en Ésaïe 40, Dieu ordonne : « Consolez, consolez mon peuple ». La vie de Barnabas manifeste précisément l’accomplissement de cette prophétie. Il témoigne que la libération du péché et la fin de l’oppression, annoncées par les prophètes de l’Ancien Testament, se réalisaient concrètement dans l’Église primitive, par son geste de consécration.

Dans l’ensemble de ce contexte, David Jang conclut que l’Église primitive n’est pas simplement un « idéal du passé », mais la véritable identité que l’Église actuelle doit retrouver. Par essence, l’Église est une communauté où l’on partage volontairement le pouvoir et les biens matériels, où l’on vit les uns pour les autres et pourvoit aux besoins mutuels. La plus grande vision qui animait alors les croyants reposait sur la foi hardie enracinée dans la résurrection de Jésus-Christ, foi dont la mise en pratique dans la vie quotidienne ne pouvait qu’étonner le monde par la manifestation de miracles et de prodiges.


2. Le dépouillement de la propriété et le partage

L’une des caractéristiques les plus marquantes de l’Église primitive est le « dépouillement de la propriété ». Les croyants, remplis du Saint-Esprit, commencèrent à renoncer à leurs possessions, ne considérant plus leurs biens et leurs richesses comme leur propriété personnelle. Le verset d’Actes 4:32 – « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme ; nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux » – illustre parfaitement la nature de la communauté ecclésiale. David Jang attire l’attention sur l’expression « la propriété est surmontée ». Au long de l’histoire humaine, l’avidité de posséder est sans doute à l’origine de la plupart des problèmes : individualisme, égoïsme, guerres, conflits, exploitation, inégalités, injustice, etc., découlent souvent de la convoitise et de la soif de propriété. Cependant, par l’action du Saint-Esprit, l’Église primitive a commencé à mettre en pratique un amour et un partage qui transcendaient la propriété, comme un avant-goût du jardin d’Éden restauré. C’est un signe révélateur de la nature profonde de l’Église.

David Jang appelle cela la « mise en commun ». Mais la mise en commun véritable ne consiste pas simplement à répartir équitablement les biens matériels ou à interdire toute forme de possession par une institution stricte. Elle implique d’abord et avant tout que, dans leur for intérieur, les croyants arrivent à cette conviction : « Tout cela n’est pas l’essentiel ». En d’autres termes, ils reconnaissent que Dieu est le véritable Maître, et que tout ce dont ils jouissent Lui appartient. Puis, lorsque cette conviction devient concrète dans leur vie, ils peuvent « lâcher prise » de tout ce qu’ils s’obstinaient à considérer comme « leur bien ». Ils parviennent alors à un cœur assez large pour partager sans réserve ce qu’ils possèdent. C’est ce que David Jang appelle la « richesse spirituelle » qu’a expérimentée l’Église primitive.

Dans Actes 4:34 et les versets qui suivent, il est écrit : « Il n’y avait parmi eux aucun indigent ». Autrement dit, il n’y avait pas de pauvres au sein de la communauté. Les croyants vendaient maisons et champs, apportaient l’argent et le déposaient aux pieds des apôtres, qui le distribuaient à chacun selon ses besoins. Historiquement, c’est l’une des démonstrations d’amour les plus frappantes de l’Église primitive. David Jang explique que, du point de vue humain, un tel acte peut sembler impossible. Mais il devint possible parce que les croyants, ayant rencontré le Christ ressuscité et comblés de la grâce du Saint-Esprit, étaient persuadés d’« avoir déjà tout reçu ». Ils n’avaient plus à conserver jalousement leurs biens ou à trembler d’insécurité pour leur avenir. Ils avaient la certitude que Dieu prendrait soin d’eux et de leur futur.

Bien entendu, cela ne signifie pas que toutes les Églises soient tenues d’instituer aujourd’hui un même système de partage des biens. Selon le récit des Actes, c’est en toute liberté que chaque croyant gérait ses biens et en faisait don, et la communauté distribuait « à chacun selon ses besoins ». L’Église primitive ne contraignait pas ses membres à donner par la force ou la pression. La vente par Barnabas de son champ, suivie du dépôt de l’argent aux pieds des apôtres, illustre parfaitement cette spontanéité. Selon David Jang, la « spontanéité » est précisément la preuve tangible de la communauté régie par le Saint-Esprit. Si l’on fait une offrande sous la contrainte ou à contrecœur, ce n’est pas la manifestation de la véritable Église. L’Église primitive avançait uniquement sous la conduite du Saint-Esprit, et par conséquent, l’amour et la consécration débordaient en toute liberté. Voilà, selon David Jang, la forme authentique de communauté où « la propriété est surmontée ».

Le pasteur David Jang exhorte l’Église moderne à imiter la pratique de l’Église primitive. Notre époque est imprégnée d’individualisme et de matérialisme. Le désir instinctif de posséder davantage, la pression liée à une compétition effrénée pour surpasser les autres en matière de ressources et de niveau de vie, pèsent lourdement. Si l’Église se contente de suivre le courant de ce monde, elle perdra de vue l’idéal de l’Église primitive : l’amour et le partage, et la priorité accordée à la richesse spirituelle plutôt qu’à l’abondance matérielle. Par conséquent, si les Églises aujourd’hui aspirent réellement à un renouvellement et à une réforme, elles doivent porter à nouveau leur regard sur la valeur du « dépouillement de la propriété et du partage » que David Jang met en avant. En effet, lorsque nous sommes réellement saisis par le Saint-Esprit, la propriété cesse de nous dominer, et nous pouvons alors offrir nos biens là où ils sont nécessaires, dans une totale liberté.

Par ailleurs, il importe de souligner que l’Église primitive ne niait pas la « réalité des besoins » ni ne l’ignorait. Dans les Actes, le partage se fait « selon le besoin de chacun ». Les frères et sœurs véritablement démunis recevaient une aide adaptée à leur situation, tandis que ceux qui en avaient moins besoin n’en recevaient pas autant. Ainsi, le partage et la mise en commun se fondaient sur les besoins réels. Voilà pourquoi le partage pratiqué par l’Église primitive ne saurait être assimilé à un « communisme » ou à une « production collective » utopique. Il s’agissait d’un amour enraciné dans l’Esprit, appliqué aux conditions concrètes de la vie. David Jang souligne l’importance pour l’Église contemporaine de retrouver ce principe de « partage centré sur les besoins » présent dans la communauté primitive.

Cependant, même dans cette Église primitive si pure et si belle, un sombre événement survient : l’histoire d’Ananias et de Saphira. Certains affirment qu’il est difficile de comprendre cet épisode dramatique du chapitre 5 sans tenir compte du contexte de « partage des biens » présenté dans Actes 4:32-37. David Jang relève ici la gravité du fait de « traiter avec légèreté ou de tromper ce qui a été consacré à Dieu ». À partir du moment où l’on s’engage à offrir quelque chose à Dieu, ce bien ne nous appartient plus. Si l’on se ravise et tente de dissimuler ou de détourner une part de ce qui était consacré, on commet un péché de « tromperie » envers le Saint-Esprit.


3. L’histoire d’Ananias et de Saphira, et le message du pasteur David Jang

Dans Actes 5:1 et les versets qui suivent, l’affaire d’Ananias et de Saphira constitue l’exemple le plus sévère de discipline (ou de jugement) dans l’Église primitive. Ces deux personnes avaient décidé de vendre leurs biens pour les consacrer à la communauté, mais ils n’en versèrent pas la totalité, en gardant une partie pour eux. Le péché ne résidait pas tant dans la somme retenue que dans la « fraude » elle-même. Une fois le bien voué à Dieu, il ne leur appartenait plus, mais en tentant de le dissimuler, ils cherchaient à tromper Dieu.

David Jang souligne à ce propos que « l’homme rempli de l’Esprit discerne la tromperie ». Dès qu’Ananias se présente devant Pierre, ce dernier lui reproche : « Pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit ?… » Pour l’homme, cela peut sembler un péché relativement mineur, mais il s’agit d’une atteinte fondamentale à la pureté, à la transparence et à la confiance absolue dans le règne de Dieu qui caractérisait la vie communautaire de l’Église primitive. C’est pourquoi Ananias et Saphira tombent morts l’un après l’autre devant Pierre. Ce drame prouve le sérieux avec lequel l’Église primitive affrontait cette menace. Alors que la communauté était en pleine croissance, l’introduction du mensonge et de la fraude aurait pu faire s’effondrer le tout.

Il est vrai que, de notre point de vue moderne, la sévérité de ce châtiment peut paraître choquante : « Pourquoi mourir pour avoir donné moins d’argent ? » David Jang explique cependant qu’en raison de la manifestation puissante et concrète de la souveraineté de Dieu au sein de l’Église primitive, le péché au sein de la communauté n’était pas considéré selon la perspective humaine. À l’époque, la majesté divine et la puissance de la résurrection du Seigneur se manifestaient de façon si évidente qu’une tromperie envers la souveraineté de Dieu équivalait à « pécher contre le Saint-Esprit ». De plus, les croyants reprenaient le principe de l’« herem » (chose vouée à Dieu) de l’Ancien Testament : une offrande consacrée à Dieu ne pouvait plus être touchée par l’homme. En cherchant à s’approprier une part de ce qui appartenait à Dieu, Ananias et Saphira ont commis un péché qui rappelle celui d’Acan dans l’Ancien Testament.

Dans l’histoire d’Acan (livre de Josué), après une victoire militaire, Dieu avait ordonné que tout le butin soit voué à l’Éternel. Mais Acan le vola et le cacha. En conséquence, l’ensemble du peuple subit une défaite et fit face à un grave danger. Ce n’est qu’une fois Acan mis à mort par lapidation que la bénédiction divine revint. Les Écritures traitent très sérieusement toute appropriation de ce qui appartient à Dieu, car un tel acte revient à nier que tout, y compris la vie et les biens, appartient au Seigneur. Selon David Jang, l’Église primitive hérita de ce « principe de sainteté ». Ainsi, le jugement mentionné dans Actes 5 peut nous sembler excessif aujourd’hui, mais dans cette Église où la souveraineté de Dieu se manifestait pleinement, il ne pouvait en être autrement.

Cette interprétation nous ramène à la question fondamentale : qu’est-ce que l’Église ? S’agit-il simplement d’un groupe religieux ou d’un rassemblement humain, ou bien est-ce réellement le lieu où le gouvernement de Dieu s’exerce ? Si l’Église est sous le règne de Dieu, elle ne peut tolérer le péché, même le plus petit. Bien sûr, nous restons tous pécheurs et nous ne pouvons atteindre la perfection. Toutefois, il est indispensable de reconnaître nos fautes comme telles et de nous en détourner. David Jang souligne que l’Église moderne doit méditer avec sérieux l’histoire d’Ananias et de Saphira. Pourquoi donnons-nous nos offrandes ? Pourquoi servons-nous ? Pourquoi vivons-nous en rendant un culte de tout notre être ? Sommes-nous vraiment sincères dans notre démarche envers Dieu ou abritons-nous derrière une façade une forme subtile d’égoïsme et de duplicité ?

En définitive, la mort d’Ananias et de Saphira a de nouveau suscité une crainte respectueuse au sein de l’Église primitive. « Toute l’Église fut saisie d’une grande crainte, et tous ceux qui apprirent ces choses aussi » (Actes 5:11). Cette crainte n’était pas une terreur angoissante qui paralysait la communauté, mais une révérence authentique envers Dieu. L’événement produisit une prise de conscience : « Pour que l’Église vive, nous devons être purs ». Le message selon lequel l’Église doit rester intègre et sincère est d’une actualité brûlante pour l’Église d’aujourd’hui.

David Jang affirme que « le plus grand miracle qui puisse se produire dans notre vie n’est pas un prodige spectaculaire, mais la transformation de notre convoitise secrète par la puissance du Saint-Esprit, et l’adoption d’une attitude de soumission totale au règne de Dieu ». La dimension financière révèle souvent l’état réel de notre foi : au-delà de notre zèle apparent pour les activités d’église, la question est de savoir si nous sommes capables de nous abandonner réellement à Dieu, au point de ne plus être dominés par nos possessions, et de bénéficier de la liberté de les partager avec joie.

David Jang interpelle ainsi les Églises contemporaines : « Face à l’histoire d’Ananias et de Saphira, y a-t-il en nous quelque chose que nous dissimulons à Dieu ? » Nous pouvons très bien accomplir en apparence de bonnes œuvres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Église, tout en gardant en nous un esprit de fraude envers le Saint-Esprit. Par exemple, lorsque nous servons ou faisons une offrande, convoitons-nous l’approbation et les éloges des autres ? Disons-nous sincèrement que nous remettons tout à Dieu alors que nous en gardons secrètement une partie pour nous ? Si nous fermons les yeux sur ces questions tout en nous enorgueillissant de notre pratique religieuse ou de nos offrandes supérieures à celles des autres, nous risquons de reproduire le drame d’Ananias et de Saphira.

Les responsables de l’Église d’aujourd’hui doivent également s’examiner et guider correctement les croyants. Si la gestion des biens de l’Église manque de transparence, si l’on ignore l’usage des offrandes, ou si un dirigeant instrumentalise l’Église à des fins de satisfaction personnelle, on s’écarte radicalement de la pureté de l’Église primitive. David Jang en appelle à ce que les responsables soient les premiers à emboîter le pas de Barnabas, qui s’est dépouillé de ses biens et est devenu un véritable « fils de la consolation ». Autrement dit, le dirigeant doit d’abord s’offrir lui-même avant d’exiger un quelconque sacrifice des fidèles. Le cœur de l’esprit de l’Église primitive n’était pas de savoir qui donnait le plus ou qui méritait plus de reconnaissance, mais bien : « Comment répondre aux besoins de chacun et nous soutenir mutuellement ? ».

Ainsi, même si l’histoire d’Ananias et de Saphira projette une ombre au moment le plus rayonnant de la vie de l’Église primitive, elle révèle en réalité la sainteté et la pureté de cette communauté. Quand l’Église est sous l’autorité du Saint-Esprit, nul mensonge ne peut y être toléré, et il s’ensuit un combat pour préserver la vérité et la sainteté. David Jang rappelle la gravité avec laquelle l’Église contemporaine devrait accueillir ce message.

De nos jours, de nombreux problèmes surgissent sans cesse au sein de l’Église : malversations financières, luttes de pouvoir, conflits entre croyants, etc., exposant l’institution ecclésiale à la critique et au discrédit de la société. Ce que nous pouvons retenir de l’Église primitive, c’est la « transformation de notre regard sur la propriété » ainsi que « l’exigence d’honnêteté et de transparence ». Il ne suffit pas d’imposer un règlement ou de mettre en place une structure ; il faut avant tout que le Saint-Esprit vienne opérer une conversion intérieure en profondeur. Selon David Jang, « lorsque le Saint-Esprit descend, le cœur de l’homme change radicalement, et l’Église cesse d’être régie par l’esprit égoïste pour se mettre au service les uns des autres ». Sans cette transformation, l’Église ne peut retrouver sa véritable identité.

À travers tous les âges, chaque fois que l’Église s’est placée sous la souveraineté de Dieu, plusieurs caractéristiques se sont manifestées. Les croyants étaient unis d’un même cœur et d’une même âme, dans l’amour, le partage, et la mise en commun de leurs biens. Bien que la convoitise humaine soit tenace, le Saint-Esprit procure la force de la dépasser et de se mettre humblement au service d’autrui. L’Église devient alors non plus un simple lieu de culte ou d’activités religieuses, mais un espace où le Royaume de Dieu se déploie réellement.

David Jang souligne finalement que la « foi en la résurrection », la « plénitude de l’Esprit » et le « dépouillement de la propriété et le partage » restent tout autant requis aujourd’hui qu’à l’époque de l’Église primitive. Nous sommes appelés à saisir cette « espérance de la résurrection », déjà active dans l’ère du Saint-Esprit, et à reconnaître que tout, jusqu’à notre propre vie, provient de Dieu et Lui appartient. C’est dans cette perspective que nous pouvons consacrer notre argent, notre temps, nos talents et notre santé à la gloire de Dieu. Lorsque l’Église, renouant avec la « sincérité et la vérité », sert Dieu dans la crainte et le respect, elle peut de nouveau expérimenter la puissance et les miracles décrits dans les Actes des Apôtres. Tel est l’appel lancé par le pasteur David Jang. Selon lui, la tâche la plus urgente et la plus essentielle de l’Église contemporaine est de restaurer ce visage authentique de la communauté croyante.

Finalement, dans l’Église primitive, les miracles et les prodiges ne se réduisaient pas à des phénomènes extérieurs. Ils étaient surtout la preuve que les cœurs et les vies étaient profondément renouvelés. Et le plus grand « signe », c’est qu’en découvrant la foi en Christ ressuscité et en étant saisis par le Saint-Esprit, les croyants formaient une communauté unie dans la charité, où ils mettaient en commun leurs biens. Nous pouvons, nous aussi, édifier l’Église dans la joie et la liberté de « déposer » nos possessions, si nous aspirons sincèrement à l’action puissante du Saint-Esprit, si nous placons la foi en la résurrection au centre, et si nous nous prosternons humblement sous la souveraineté de Dieu. Le pasteur David Jang nous rappelle sans cesse que le message fondamental de l’Église primitive n’est pas un vestige historique ni un idéal inaccessible, mais une réalité concrète et une mission qui nous sont confiées aujourd’hui. Puisque Dieu agit encore maintenant par le biais de l’Église, il nous appartient d’y répondre avec sincérité et d’entrer dans ce projet divin.

Que nous retenions bien cette leçon : lorsqu’elle fut transformée par l’action du Saint-Esprit, l’Église primitive manifesta cette transformation avant tout par le « dépouillement de la propriété et le partage », s’employant à répondre aux besoins de chacun. Animée d’une sainte crainte envers la souveraineté de Dieu, elle vivait pleinement la foi en la résurrection, repoussant même la peur de la mort. Dès lors, toute préoccupation de s’assurer un avenir matériel s’évanouissait, permettant un partage libre et généreux. L’épisode d’Ananias et de Saphira démontre cependant qu’aucune communauté n’est à l’abri de la tentation. Mais l’Église primitive a fait face résolument au péché, et ce faisant, elle a conservé intacte sa pureté.

David Jang appelle l’Église d’aujourd’hui à méditer profondément ce message. Les problèmes de finances, le manque de probité des dirigeants, les rivalités entre fidèles, résultent souvent de l’avarice et de la cupidité humaines. Si nous sommes remplis du Saint-Esprit, nous pourrons, comme l’Église primitive, prendre pleinement conscience de la souveraineté de Dieu et vivre dans la crainte sacrée et la joie de l’espérance en la résurrection. Alors, nous serons capables de nous aimer, de partager, et de convaincre le monde : « Voilà une communauté où Dieu agit vraiment ! » Le pasteur David Jang souligne qu’il est urgent et indispensable pour l’Église d’aujourd’hui de recouvrer cette essence de la foi, puisant dans l’exemple de l’Église primitive et prenant l’histoire d’Ananias et de Saphira comme un sérieux avertissement. L’Église révèle alors la puissance de l’Évangile au monde, dans la mesure où, humble et fidèle, elle se laisse conduire par le Saint-Esprit.

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The Holy Spirit’s Work in the Early Church – Pastor David Jang


1. The Early Church and the Work of the Holy Spirit

From Acts chapter 2 and 3, and on through chapter 4, we can clearly see how the early church was formed and how it was transformed. At the center of this transformation was always the powerful presence of the Holy Spirit, which fundamentally overturned people’s lives. Emphasizing this work of the Holy Spirit, Pastor David Jang explains that the early church was filled with a reverential fear of God’s rule and sovereignty, and as a result, they lived a life overflowing with miracles and signs. Yet these miracles and signs were not merely supernatural wonders—like the healing of the man lame from birth for 40 years—but also an entirely new change originating in the human heart, evidenced by emptying one’s possessions and sharing with others.

From Acts 2:43 onward, we read that “many wonders and signs were being done through the apostles,” indicating that the church of that time was filled with visible miracles. However, Pastor David Jang emphasizes that beyond these astonishing outward signs, we should pay closer attention to the fundamental change that led them to let go of their possessions and experience “emptying.” When believers “had all things in common, and they were selling their possessions and belongings and distributing the proceeds to all, as any had need,” it showed the remarkable grace that overcomes the deep-seated greed and covetousness within human beings when the Holy Spirit is present.

In particular, in Acts 3:6, when Peter says to the disabled man at the temple gate called Beautiful, “I have no silver and gold, but what I do have I give to you,” and then raises him up, it symbolically illustrates that the believers in the early church were truly living abundant lives. Even if they did not have silver or gold, they possessed the power of the Holy Spirit and the richness of faith that fully trusted in God’s sovereignty. Reflecting on this moment, Pastor David Jang reminds us of the kind of “wealth” we should truly seek. Rather than their own possessions, the early Christians had a heart to share everything God had given them, including the fullness of the Holy Spirit within them, with their neighbors. Hence, they did not regard material possessions as “everything.” This sense of abundance was the very root of the early church’s vitality and genuine freedom.

Moreover, as we move into Acts chapter 4, with the church experiencing great revival and continuing signs and wonders, external persecution grew, and at the same time, a deeper life of prayer was required within the church. The fact that they gathered together for the breaking of bread, singing praises, and devoting themselves to prayer shows that the ultimate energy of the church does not come from human enthusiasm or mere excitement, but solely from the compelling guidance of the Holy Spirit. At this point, Pastor David Jang emphasizes the importance of “resurrection faith.” The “resurrection,” in which the Lord rose from the dead, is the most decisive and ultimate basis for the hope humanity can hold onto. If the power of Christ, who overcame even death, is still at work through the church and manifested in the lives of believers, then we can cast aside any fear, according to Pastor Jang’s explanation.

When the early church held onto resurrection faith experientially and received the power of the Holy Spirit, they gained the conviction that God’s rule was truly being realized among them. This conviction was precisely the driving force that overturned their former individualistic and self-centered lives, enabling them to devote themselves to one another and willingly let go of their possessions. People began sharing their belongings to meet one another’s needs. Instead of clinging to silver or gold, they found joy in giving everything for the sake of God’s kingdom and experienced freedom. In this respect, Pastor David Jang repeatedly highlights the dynamism of the early church. By ordinary standards, giving away one’s property and dividing it among others is no easy task, because attachment to material things is a basic human instinct that has ruled people throughout history. Yet the early church overcame this precisely because of the “fullness of the Holy Spirit.”

Further on, in Acts 4:32 and the verses that follow, a figure named Barnabas stands out. Though he was a Levite, he “sold a field that belonged to him and brought the money and laid it at the apostles’ feet.” We can guess how bold and radical such an action must have been in those days. Pastor David Jang says that Barnabas’s commitment perfectly represents the spirit of the early church. He did not just give his property; he confessed that he entirely belonged to God. Only with such a confession can true “sharing” become possible. Additionally, the meaning of his name—“son of encouragement” (sometimes translated as ‘son of consolation’ or ‘son of exhortation’)—is also noteworthy. In Isaiah 40, God commands, “Comfort, comfort my people,” and one can see Barnabas’s life as the fulfillment of that proclamation. Barnabas’s devotion testifies that the freedom from sin and the lifting of oppression foretold by the Old Testament prophets truly came to pass in the life of the early church community.

Summarizing all this, Pastor David Jang asserts that the early church is not merely an “idealized past” but the true identity the church of today should reclaim. By definition, the church is a community that distributes material resources and power, lives for one another, and meets one another’s needs. The early believers had one overarching vision—the bold faith founded upon the resurrection of Jesus Christ—and when that faith was manifested in real life, the world could not help but witness astounding miracles and signs.


2. The Emptying of Possessions and Sharing

One of the most prominent features seen in the early church is precisely the “emptying of possessions.” Those who were filled with the Holy Spirit began to let go of their possessions and no longer considered their property and money as “their own.” “The full number of those who believed were of one heart and soul, and no one said that any of the things that belonged to him was his own, but they had everything in common” (Acts 4:32). This verse clearly shows what kind of community the church should be. Pastor David Jang points out the phrase “possessions are overcome” here. Throughout human history, the desire to possess has been at the root of nearly every problem. Individualism, selfishness, war and conflict, exploitation and inequality, and injustice often originate from this drive for possession or greed. Yet the early church, through the work of the Holy Spirit, began to practice love and sharing that went beyond possession, almost as if Eden were being restored. This practice reveals the very essence of what the church was meant to be.

Pastor David Jang describes the core of this phenomenon as “sharing.” Genuine sharing does not mean a rigid system in which property is distributed equally or ownership is completely forbidden. It begins with believers inwardly realizing, “This is not everything.” In other words, they recognize that God is the true owner and that all they enjoy ultimately belongs to God. When this realization translates into real-life practice, people can finally let go of what they once claimed as “theirs.” They empty themselves of possessions and willingly give them to others because their hearts have become so generous. This is what Pastor David Jang emphasizes as the “abundance of the Holy Spirit” that the early church experienced.

In Acts 4:34 and the verses that follow, we read, “There was not a needy person among them.” There were no poor among them at all. People sold their lands and houses, laying the proceeds at the apostles’ feet, and the money was distributed to each as they had need. Historically, this was the most dramatic form of love shown by the early church. According to Pastor David Jang, what seems humanly impossible was made possible by the “fullness” the believers already possessed “in the Holy Spirit.” Where did they find the power to surrender their possessions? It was not mere enthusiasm or human goodwill, but the conviction of those who had encountered the Risen Lord and believed that “they had already gained everything” through the grace of the Holy Spirit. They no longer needed to cling to wealth or tremble in fear about their future. They believed that God would take responsibility for their lives and their future.

Of course, this does not mean that every church must adopt a system of communal property or that believers are mandated to do so. According to the account in Acts, people still owned their property individually, but they voluntarily and joyfully laid it down. As a result, it was distributed “as any had need.” That is, the early church did not forcibly compel giving through coercion. Barnabas’s voluntary example of selling his field and placing the money at the apostles’ feet is the quintessential example. Pastor David Jang says that this “voluntariness” is the evidence of a community governed by the Holy Spirit. If someone is forced by pressure to give an offering, that does not reflect the true character of the church. The early church was guided solely by the Holy Spirit, resulting in spontaneous outpourings of love and dedication. This, he explains, is the healthy form in which “possessions are overcome” within the church.

Pastor David Jang insists that the modern church should learn from this early church model. We live in an age more pervaded by individualism and materialism than ever. The instinct to possess more, coupled with the relentless pressure to outdo others in a highly competitive world, is extremely strong. However, if the church merely goes along with this worldly current, then it loses the early church’s ideal of love and sharing, as well as the spiritual abundance that surpasses material wealth. Thus, if the church truly seeks renewal and reform today, Pastor Jang suggests that it must once again awaken to the value of “emptying possessions and sharing.” Once truly seized by the Holy Spirit, we are no longer dominated by possessions and become free to give wholeheartedly where there is need.

Another essential point here is that the church never denies or ignores “practical needs.” The community in Acts also distributed resources “as any had need.” In other words, they provided for those who truly lacked, and if someone’s need was comparatively smaller, they received less help. Sharing and distribution were carried out based on actual need, so the early church’s practice of sharing is by no means some utopian version of “communism” or “communal production.” It was the manifestation of the Holy Spirit’s love in real-life contexts, bearing practical fruit. Pastor David Jang observes that this “need-based” sharing exemplified by the early church is a crucial model the modern church should reclaim.

Still, even in such a pure and beautiful early church, a dark shadow appears in the story of Ananias and Sapphira. Many say that without fully understanding the “sharing of possessions” from Acts 4:32–37, the story of Ananias and Sapphira in chapter 5 can seem excessively harsh and perplexing. Pastor David Jang stresses that we must realize how severe the consequences can be when something “consecrated to God” is treated carelessly or deceptively. Once you decide to give something to God, it no longer belongs to you personally but to Him. If you subsequently conceal part of it and selfishly try to profit, you end up “lying to the Holy Spirit.”


3. The Ananias and Sapphira Incident, and Pastor David Jang’s Message

Acts 5:1 and the following verses recount the well-known story of Ananias and Sapphira, regarded as the sternest disciplinary case in the early church. They planned to sell their property and dedicate the proceeds to the church community. However, they secretly kept back part of the money. The problem was not simply that they withheld some funds; it was that they had “deceived” the community. Once they had decided to give the proceeds from the sale to God, that property was no longer “theirs” but God’s. Their attempt to hide a portion and effectively lie to God became a grave offense.

Pastor David Jang highlights the fact that “people filled with the Holy Spirit can perceive deception.” As soon as Peter sees Ananias, he confronts him: “Why has Satan filled your heart to lie to the Holy Spirit…?” To human eyes, this might seem like a minor wrong, but it fundamentally threatened the purity, transparency, and communal way of life under God’s authority that the early church so devotedly practiced. As a result, Ananias and Sapphira each died in Peter’s presence—an outcome illustrating how seriously the early church took this matter. It shows how “falsehood” and “deception” can destroy the entire community if they are allowed in at a time when the church is flourishing.

Admittedly, this incident can appear very harsh to modern readers. We might ask, “They just gave a little less; why did they have to die?” Pastor David Jang addresses this concern by explaining that in the early church, God’s absolute sovereignty was being powerfully experienced, so sins committed within the church could not be handled from a merely human perspective. In an age where the majesty of the resurrected Lord and the Holy Spirit’s holiness were so evident, any act that undermined God’s sovereign rule could be regarded as “opposing the Holy Spirit.” Furthermore, it reflects the Old Testament concept of herem (that which has been wholly devoted to God cannot be touched by humans). The property Ananias and Sapphira dedicated had already been set apart, so their keeping a portion for themselves was similar to the sin of Achan.

In the story of Achan from the Book of Joshua, after Israel’s victory in battle, all spoils were to be devoted to God, but Achan secretly kept some for himself. Consequently, the entire community suffered defeat and was plunged into crisis. Only after Achan was stoned to death did victory return to Israel. Scripture repeatedly treats sins involving the misappropriation of consecrated items with absolute seriousness. This is because it amounts to denying that life, wealth, and all things belong to God. Pastor David Jang interprets the early church as having inherited this principle of holiness. Therefore, while Acts 5 may seem extreme by today’s standards, in a church community that was tangibly experiencing God’s authority, it had to be handled with the utmost severity.

Ultimately, this interpretation leads us to a fundamental question: What is the church? Is it genuinely the place where God’s reign is manifest, or merely a setting for religious activities and human gatherings? If the church truly stands under God’s rule, no sin—no matter how small—can be tolerated within it. While we all remain sinners and cannot be perfect in the church, we must at least recognize sin as sin and strive to turn away from it. Pastor David Jang emphasizes this point, asserting that the contemporary church must meditate on the story of Ananias and Sapphira more earnestly. Why do we give offerings? Why do we serve? Why do we live lives of worship? Are these actions genuinely offered with sincerity before God, or might we be hiding some subtle self-centered motives behind a religious facade?

Ultimately, Ananias and Sapphira’s death instilled a renewed sense of reverent fear in the early church. Scripture states, “Great fear came upon the whole church and upon all who heard of these things” (Acts 5:11). This fear was not one that crushed or destroyed the church. Rather, it awakened a genuine reverence for God: the realization that “we must be pure for the church to live.” The message that the church must be honest and sincere resonates powerfully for modern congregations and cannot be ignored.

Pastor David Jang underscores, “The greatest miracle that can occur in our lives is not the external wonders, but the breaking of deep-seated greed in our hearts through the power of the Holy Spirit, which transforms our attitude to fully acknowledge God’s sovereignty.” Though money is where our sin nature is often most vividly exposed, the real issue involves the state of our faith revealed through how we handle our material wealth. It is not primarily about “how passionately we participate in church,” but about “whether we genuinely trust God enough to rise above possessions and live in freedom.”

Furthermore, Pastor David Jang poses this question to churches today: “When we face the story of Ananias and Sapphira, is there some area in which we are deceiving God?” We may do good works that appear righteous within the church or outside it, yet harbor a heart that is deceiving the Holy Spirit. For instance, do we seek human praise and recognition when we serve or give offerings? Or, even while claiming to devote everything to God, are we secretly “withholding” a part of ourselves? Failing to reflect on these issues and simply taking pride in statements like, “I faithfully attend church” or “I give bigger offerings than others,” could lead us toward the same tragic mistake as Ananias and Sapphira.

Likewise, modern church leaders bear a responsibility to examine themselves and to guide the congregation rightly. If a church lacks transparency in financial matters, or if its uses of offerings are unclear, or if a leader exploits the church to fulfill personal desires, it stands in direct opposition to the purity the early church displayed. Pastor David Jang stresses that leaders should first be like Barnabas, voluntarily surrendering what they have and becoming authentic figures of consolation. In other words, before demanding sacrifice from congregants, a leader must examine whether they themselves are truly devoted. The crux of the early church’s spirit was not “who gives more” or “who receives higher praise,” but rather, “how do we meet each other’s needs and encourage one another?”

In this light, while the incident of Ananias and Sapphira may appear as a dark cloud overshadowing the early church’s most glorious moments, it paradoxically highlights how holy and pure that community truly was. When the church lives under the Holy Spirit’s governance, not even the smallest falsehood can be tolerated. The church must resolutely defend truth and holiness. Pastor David Jang insists the modern church must take this to heart.

Today, churches continue to face various problems—financial misconduct, power struggles, interpersonal disputes—and each time these issues surface, society’s disappointment and criticism of the church intensify. In the midst of this, the lesson we must learn from the early church is to shift our perspective on “possessions” and to practice “integrity and transparency.” This is not simply a matter of new procedures or organizational charts; it requires inward transformation by the work of the Holy Spirit. Pastor David Jang states, “When the Holy Spirit comes upon us, people’s hearts are fundamentally changed, and from that point onward, the church ceases to revolve around self-centered mindsets and begins to exist for one another.” Without such transformation, the church cannot become the church it was meant to be.

Not only in the early church, but in every age, certain characteristics emerge whenever the church stands under God’s authority. People become one in heart and soul, love one another, and enjoy the freedom to hold possessions in common. Although it is not easy to break free from our innate greed, when the Holy Spirit arrives, it becomes possible to resist covetousness and humble ourselves in service. At that point, the church is no longer just a place of worship and rituals, but a realm where the Kingdom of God truly unfolds.

Ultimately, Pastor David Jang proclaims that “resurrection faith,” “the fullness of the Holy Spirit,” and “the emptying of possessions and sharing,” which were demonstrated by the early church, are equally essential for us today. We all cling to “the hope of resurrection—that even if we die, we live again”—and we already live in the era of the Holy Spirit, in which that resurrection has commenced. Thus, believers must acknowledge that even their lives, wealth, time, talents, and health all belong to God, using them for the glory of God. When this attitude overflows in the church—when it recovers “honesty and sincerity” and serves God in “fear and reverence”—the astonishing revivals and miracles recorded in the Book of Acts can be repeated, Pastor Jang maintains. Indeed, he affirms that this is the most urgent and significant mission the church of this age must reclaim.

Ultimately, in the early church, miracles and signs were not merely external phenomena. They served as proof of a deeper purpose—that people’s hearts and lives were being transformed. The most decisive “sign” was that believers’ lives changed so radically they became a loving community that shared their possessions. Likewise, if we anticipate the powerful work of the Holy Spirit, keep resurrection faith at the center, and humbly submit before God’s sovereignty, only then can we experience the freedom and joy of relinquishing our possessions, building up the church in unity. Pastor David Jang reiterates that the essential message of the early church is not just a relic of history or an unattainable ideal, but a real possibility and calling for today’s Christians. Because God is still at work through the church, we must respond earnestly and truthfully to that call.

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La Obra del Espíritu Santo en la Iglesia Primitiva – Pastor David Jang


1. La Iglesia Primitiva y la Obra del Espíritu Santo

En los capítulos 2, 3 y 4 del libro de los Hechos, podemos contemplar con nitidez cómo se formó la Iglesia Primitiva y de qué manera se transformó. En el centro de ese cambio siempre se hallaba la poderosa presencia del Espíritu Santo, quien provocaba en la vida de las personas un vuelco radical. El pastor David Jang hace hincapié en esta obra del Espíritu al explicar que la Iglesia Primitiva vivía colmada de un profundo temor reverente hacia la soberanía y el gobierno de Dios; como resultado, experimentaba una existencia rebosante de milagros y prodigios. Pero dichos milagros no se limitaban a manifestaciones sobrenaturales —como la sanidad del cojo de nacimiento que llevaba 40 años imposibilitado—, sino que también se evidenciaban en una transformación completamente nueva, que comenzaba en el corazón humano y se expresaba en el acto de vaciarse de las posesiones y compartirlas con los demás.

Al leer en Hechos 2:43 en adelante que “muchas maravillas y señales eran hechas por los apóstoles”, percibimos que aquella Iglesia estaba llena de prodigios visibles. Sin embargo, el pastor David Jang señala que, además de esas manifestaciones asombrosas que se veían externamente, debemos prestar mayor atención a la transformación interna que llevó a los creyentes a soltar sus posesiones y experimentar un “vaciamiento” profundo. Cuando estos hombres y mujeres se congregaban y “tenían en común todas las cosas”, vendían sus bienes y sus propiedades y los repartían conforme a las necesidades de cada uno; era la evidencia de la gracia maravillosa del Espíritu Santo, que capacitaba a las personas para vencer el arraigado afán de posesión y la codicia en el interior del ser humano.

De forma particular, en Hechos 3:6, Pedro dice al hombre impedido que se encontraba ante la puerta del templo llamada la Hermosa: “No tengo plata ni oro, pero lo que tengo te doy”. Este versículo simboliza la vida verdaderamente próspera que caracterizaba a la Iglesia Primitiva. Aunque no poseían ‘plata ni oro’, contaban con la plenitud del poder del Espíritu Santo y con una confianza absoluta en la soberanía de Dios. El pastor David Jang, a partir de este pasaje, nos recuerda cuál es la verdadera ‘riqueza’ que debemos anhelar. Los creyentes de la Iglesia Primitiva no consideraban sus propiedades como lo más importante; más bien, compartían con los demás cuanto Dios les había concedido. Incluso deseaban transmitir a sus prójimos la plenitud del Espíritu que moraba en ellos. Por eso, no veían las posesiones materiales como “su todo”. En esa visión de abundancia genuina radicaba la vitalidad de la Iglesia Primitiva y la base de su libertad más auténtica.

Además, al llegar al capítulo 4 de los Hechos, notamos que la Iglesia crece grandemente y continúan los milagros y prodigios, pero también aumentan las persecuciones desde fuera, mientras que, en el interior de la comunidad, la vida de oración se intensifica. El hecho de que los creyentes se reunieran para partir el pan, alabar y orar con ahínco demuestra que la fuente suprema de energía de la Iglesia no provenía del fervor humano ni de un simple entusiasmo, sino de la guía poderosa del Espíritu Santo. En este contexto, el pastor David Jang enfatiza la relevancia de la “fe en la resurrección”. Al fin y al cabo, la resurrección del Señor, quien venció a la muerte, constituye el fundamento último y definitivo de la esperanza que el ser humano puede poseer. Y si ese poder de Cristo resucitado sigue hoy obrando en la Iglesia y a través de la vida de los creyentes, entonces no hay temor que no pueda ser echado fuera, según señala el pastor Jang.

Al aferrarse de manera vivencial a la fe en la resurrección y recibir el poder del Espíritu Santo, la Iglesia Primitiva tenía la certeza de que el reino de Dios se hacía presente de manera real entre ellos. Esa convicción dio vuelta al individualismo y al egocentrismo anteriores, impulsando a los fieles a entregarse y a soltar sus posesiones con gusto. De esta forma, cada uno comenzó a compartir aquello que poseía para suplir las necesidades mutuas. En lugar de aferrarse a la ‘plata y el oro’, podían ofrecerlo todo con alegría por el reino de Dios. En este sentido, el pastor David Jang recalca una vez más la fuerza extraordinaria de la Iglesia Primitiva. Desde una perspectiva meramente humana, repartir las posesiones y compartirlas no es tarea fácil; el apego a lo material ha dominado incesantemente al ser humano a lo largo de las edades. Sin embargo, la Iglesia Primitiva pudo elevarse por encima de ese obstáculo, precisamente por la “obra colmante del Espíritu Santo”.

En la continuación de Hechos 4:32 en adelante, aparece Bernabé, un levita que “vendió un campo y trajo el precio de la venta y lo puso a los pies de los apóstoles”. Con un poco de imaginación, podemos dimensionar cuán audaz y radical debió de ser un acto así en aquella época. El pastor David Jang considera la entrega de Bernabé como un ejemplo representativo del espíritu de la Iglesia Primitiva. Bernabé no sólo donó sus bienes, sino que estaba expresando que toda su persona pertenecía a Dios. Sólo con esa convicción total es posible la verdadera entrega. Además, el significado de su nombre, “hijo de consolación” (o ‘exhortación, aliento’), añade un matiz relevante. En el Antiguo Testamento, particularmente en Isaías 40, se encuentra la exhortación “Consolad, consolad a mi pueblo”. Y la vida que Bernabé refleja puede verse como el cumplimiento de esa palabra profética. Esto demuestra que el anuncio del Antiguo Testamento acerca de la liberación y el perdón del pecado estaba cobrando realidad en la vida de la Iglesia Primitiva, tal como lo evidenciaba la entrega de Bernabé.

Al integrar todo esto, el pastor David Jang afirma que la Iglesia Primitiva no es simplemente un “ideal del pasado”, sino la identidad verdadera que la Iglesia actual debe redescubrir. En esencia, la Iglesia es una comunidad que comparte las riquezas y el poder, que vive para servir a los demás, y que se encarga de suplir mutuamente las necesidades. La visión más poderosa que tenía la Iglesia de aquel entonces surgía de la fe audaz en la resurrección de Jesucristo. Y cuando esa fe se traducía en acciones concretas, el mundo no tenía más remedio que quedar maravillado ante los prodigios y señales que contemplaba.


2. El vaciamiento y la entrega de las posesiones

Entre los rasgos más sobresalientes de la Iglesia Primitiva destaca el “vaciamiento de las posesiones”. Quienes recibieron la plenitud del Espíritu Santo empezaron a soltar sus bienes y dejaron de considerar sus propiedades y riquezas como “suyas”. El pasaje de Hechos 4:32, que señala que “la multitud de los que habían creído era de un corazón y un alma; y ninguno decía ser suyo propio nada de lo que poseía, sino que lo tenían todo en común”, nos revela de manera muy clara lo que debiera caracterizar a la comunidad eclesial. El pastor David Jang presta especial atención a la expresión “se supera la posesión”. A lo largo de la historia de la humanidad, el afán de poseer ha sido, prácticamente, la raíz de innumerables conflictos. Individualismo, egoísmo, guerras, disputas, explotación, desigualdades e injusticias surgen con frecuencia de la codicia o del deseo de acumular. Sin embargo, la Iglesia Primitiva, gracias a la obra del Espíritu Santo, empezó a vivir y a encarnar el amor y el compartir que superan toda posesión, como si de una restauración del Edén se tratara. Esto pone de relieve la auténtica esencia de la Iglesia.

El pastor David Jang subraya que el concepto clave en este punto es el de “compartir”. Un compartir que no consiste en una simple distribución equitativa de la riqueza ni en un sistema rígido que prohibiera la propiedad individual. En primer lugar, cada creyente adquirió la convicción interior de que “esto no lo es todo”, reconociendo que Dios es el auténtico dueño de todo, y que cualquier cosa que disfrutamos le pertenece, en última instancia, a Él. Cuando esta realidad cala en el corazón y se expresa en la práctica, se hace posible “soltar” lo que antes defendíamos como “nuestro”. El corazón se ensancha de tal modo que podemos entregar generosamente lo propio al hermano que lo necesite. A esto se refiere el pastor Jang cuando habla de la “verdadera riqueza” que saboreó la Iglesia Primitiva al estar llena del Espíritu Santo.

En Hechos 4:34 leemos a continuación: “Así que no había entre ellos ningún necesitado”. Nos narra que no había quien padeciera pobreza. Vendían sus campos y casas, y entregaban el dinero a los pies de los apóstoles para que lo distribuyeran según la necesidad de cada persona. Se trata de la demostración más dramática del amor eclesial en la historia. El pastor David Jang puntualiza que, aunque esto parezca humanamente imposible, se hizo realidad por causa de la “plenitud que el Espíritu ya había provisto”. ¿De dónde surge la fuerza para desprenderse de las pertenencias? No procede meramente del ímpetu o de la benevolencia humana, sino de la convicción de quienes han encontrado al Señor resucitado y que, por la gracia del Espíritu, creen que “ya lo tienen todo” en Él. Al creerlo, ya no necesitan aferrarse a su dinero ni viven asustados por el futuro, pues están seguros de que Dios se encarga de su vida.

Cabe aclarar que esto no significa que cada congregación deba reproducir exactamente el mismo modelo de comunión de bienes. Según Hechos, los creyentes tenían propiedades y, con regocijo y de manera voluntaria, las ponían a disposición según las necesidades. Es decir, en la Iglesia Primitiva no se forzaba ni se imponía la ofrenda. Un ejemplo claro es el de Bernabé, quien vendió un campo y trajo el dinero a los pies de los apóstoles por su propia decisión. El pastor David Jang explica que esa “voluntariedad” evidencia que el movimiento de la comunidad provenía de la guía del Espíritu Santo. Si alguien da una ofrenda de manera forzada, no puede reflejar el verdadero rostro de la Iglesia de Cristo. La Iglesia Primitiva se movía únicamente según la dirección del Espíritu, lo cual generaba un amor y una entrega espontáneos. Esa es, precisamente, la forma “sana” de “superar la posesión” en el seno de la Iglesia.

El pastor David Jang insta a la Iglesia contemporánea a recuperar este aspecto de la Iglesia Primitiva. Nuestra época se caracteriza por un profundo individualismo y un materialismo creciente. Se exacerba el deseo de acumular más y más, y existe una presión constante por competir y superarse mutuamente. Sin embargo, si la Iglesia simplemente se deja llevar por esta corriente del mundo, terminará perdiendo el ideal de amor y de compartir, así como la verdadera riqueza espiritual, tan valorada por la Iglesia de los Hechos. Por ello, si la Iglesia hoy busca renovación y reforma de verdad, debe volver a poner la mirada en el valor de “vaciarse de las posesiones y compartir”, tal como propone el pastor David Jang. Cuando uno es realmente invadido por el Espíritu, el afán de la posesión deja de dominarnos, y obtenemos la libertad de ofrecer lo que tengamos a quien lo necesite, sin reparos.

Otro aspecto esencial es que la Iglesia no ignoraba ni negaba las “necesidades reales”. En la comunidad descrita en Hechos, cada cual recibía de acuerdo con su situación. Quien se encontraba en extrema pobreza, recibía más ayuda; quien no la precisaba tanto, recibía menos. Por consiguiente, ese acto de compartir estaba centrado en la necesidad práctica y concreta, no se trataba de un ideal fantasioso de “comunismo” o “producción colectiva”. Era, en realidad, el amor del Espíritu Santo aplicado a las circunstancias cotidianas, que daba un fruto tangible. El pastor David Jang señala que este compartir “centrado en la necesidad” es un modelo que la Iglesia de hoy haría bien en recuperar.

Aun así, en medio de esa comunidad tan pura y extraordinaria, emerge un suceso oscuro: la historia de Ananías y Safira. Muchos sostienen que si uno no entiende en profundidad el contexto de la “entrega de las posesiones”, descrito a partir de Hechos 4:32-37, le resultará muy duro y difícil de comprender lo que ocurre con Ananías y Safira en el capítulo 5. El pastor David Jang insiste aquí en la gravedad de tratar de forma liviana o engañosa algo que ha sido dedicado a Dios. En el mismo instante en que uno decide consagrar algo al Señor, aquello deja de ser propiedad personal y pasa a ser de Él. Pretender luego esconderlo con fines personales significa estar engañando al Espíritu Santo.


3. El caso de Ananías y Safira, y el mensaje del pastor David Jang

A partir de Hechos 5:1, se relata cómo Ananías y Safira deciden vender sus posesiones para ofrendarlas a la comunidad. Sin embargo, en lugar de dar la suma completa, retienen una parte para sí mismos. El problema no era tanto la cantidad retenida, sino el acto de “mentir”. Si ya habían resuelto entregar sus bienes al Señor, dejaban de ser suyos. El error fatal estuvo en querer esconder algo a Dios.

El pastor David Jang destaca que “la persona llena del Espíritu Santo discierne el engaño”. Cuando Ananías se presenta ante el apóstol Pedro, éste lo confronta al instante: “¿Por qué llenó Satanás tu corazón para que mintieses al Espíritu Santo…?”. A los ojos humanos, podría parecer un pecado menor; pero para la Iglesia Primitiva, que vivía de forma tan transparente, pura y plenamente confiada en la soberanía divina, esta acción representaba un golpe directo contra la santidad de la comunidad. Por ello, las muertes consecutivas de Ananías y Safira delante de Pedro reflejan la seriedad con que se asumía este pecado. Si la “mentira” y el “engaño” se instalaban en una Iglesia floreciente, la comunidad entera podía derrumbarse.

Quizá, al leer este pasaje, se sienta que el castigo es excesivo: “Sólo dieron menos ofrenda, ¿por qué murieron?”. Pero el pastor David Jang explica que la Iglesia, en aquellos tiempos, tenía una consciencia poderosa de la “soberanía absoluta de Dios”, pues presenciaba diariamente la fuerza del Señor resucitado y del Espíritu Santo. Engañar al gobierno y autoridad divinos equivalía a “oponerse al Espíritu Santo”. Asimismo, el principio del “herem” (la prohibición absoluta de usar lo consagrado a Dios) del Antiguo Testamento seguía aplicándose en la Iglesia Primitiva. Tal como en la historia de Acán en el libro de Josué —donde éste escondió parte del botín que debía ser dedicado al Señor—, el acto de Ananías y Safira equivalía a violar la santidad de algo ofrecido a Dios. En la Biblia, actos como éstos se consideran extremadamente graves, pues niegan el hecho de que todo, incluida la vida y las posesiones, pertenece a Dios.

La historia de Acán muestra que, tras su desobediencia, todo Israel sufre derrota y entra en crisis hasta que se descubre su pecado y se le ejecuta. Esta severidad bíblica respecto a hurtar lo que se ha entregado a Dios se basa en que dicha acción equivale a rechazar la verdad de que la vida, los bienes y la riqueza del ser humano están bajo el dominio del Señor. El pastor David Jang explica que la Iglesia Primitiva heredó este “principio de santidad”. Por eso, pese a que a nuestra mentalidad moderna Hechos 5 pueda parecernos un relato extremo, la comunidad cristiana de aquel entonces, consciente de la presencia majestuosa de Dios, no podía responder de otro modo ante una afrenta tan directa contra la soberanía divina.

En el fondo, la pregunta que esto plantea es: ¿qué es la Iglesia realmente? ¿Un lugar donde reina de verdad el señorío de Dios, o un espacio meramente humano para realizar actividades religiosas? Si la Iglesia se somete al gobierno de Dios, no puede tolerar el pecado, por pequeño que sea. Obviamente, todos somos pecadores y no alcanzaremos la perfección; sin embargo, deberíamos, al menos, reconocer el pecado y tratar de corregirlo. El pastor David Jang hace énfasis en que la Iglesia actual debiera reflexionar detenidamente sobre el incidente de Ananías y Safira. ¿Por qué ofrendamos? ¿Por qué servimos? ¿Por qué vivimos en adoración? ¿Realmente lo hacemos con un corazón sincero delante del Señor, o albergamos un sutil afán de provecho y un disfraz que engaña a los demás?

La muerte de Ananías y Safira produjo gran temor entre los creyentes de la Iglesia Primitiva. El pasaje dice: “Y vino gran temor sobre toda la iglesia, y sobre todos los que oyeron estas cosas” (Hech. 5:11). Esa clase de temor no los inhibía ni destruía la comunidad, sino que reforzaba la reverencia a Dios: “Hemos de vivir en pureza si queremos que la Iglesia permanezca con vida”. La exhortación a ser veraces y transparentes ante Dios es un mensaje que la Iglesia de hoy no puede pasar por alto.

El pastor David Jang subraya que “el mayor milagro que podemos experimentar no consiste en señales externas, sino en la ruptura de la codicia oculta en lo profundo del corazón, transformando nuestra actitud a una de plena sumisión al señorío de Dios”. Aunque la cuestión económica sea, a menudo, el reflejo más sensible de nuestras motivaciones, en realidad lo que está en juego es el estado de nuestra fe. La pregunta no es “¿cuánto me esfuerzo en la Iglesia?”, sino “¿confío en Dios lo suficiente para vivir libre del dominio de la posesión?”.

En este contexto, el pastor David Jang dirige a la Iglesia de hoy la siguiente pregunta: “Al enfrentar la historia de Ananías y Safira, ¿acaso no hay alguna parte de nuestra vida en la que estemos mintiendo a Dios?”. Puede que hagamos obras buenas y demos la impresión de entrega total, cuando en el fondo engañamos al Espíritu Santo. Por ejemplo, podemos ofrendar o servir aguardando la alabanza o el reconocimiento de los demás, o proclamamos que todo se lo damos a Dios, pero en realidad “nos reservamos una parte” en secreto. Si ignoramos este problema y nos jactamos de lo “activos” que somos en la Iglesia o de cuánto más ofrendamos que los demás, corremos el riesgo de repetir la tragedia de Ananías y Safira.

Asimismo, los líderes eclesiásticos deben examinarse y guiar correctamente a los creyentes. Si el uso de los fondos no es transparente, si no se rinden cuentas claras de cómo se emplean las ofrendas, o si algún dirigente convierte la Iglesia en herramienta para satisfacer sus propios intereses, se contradice frontalmente con la pureza de la Iglesia Primitiva. El pastor David Jang remarca que los líderes deben ser como Bernabé, dispuestos a entregarlo todo voluntariamente, convirtiéndose en “hijos de consolación” genuinos. Antes de exigirle sacrificios a los miembros, el líder debe revisar si está sirviendo con veracidad. En la Iglesia Primitiva el énfasis no estaba en “quién da más” o “quién recibe mayor reconocimiento”, sino en “cómo suplir las necesidades de los demás y consolarlos mutuamente”.

Aunque la historia de Ananías y Safira parezca una mancha oscura en medio del momento más espléndido de la Iglesia Primitiva, en realidad subraya la santidad y la pureza que esa comunidad poseía. Cuando la Iglesia se somete al Espíritu Santo, no consiente ninguna mentira; por el contrario, defiende la verdad y la santidad. El pastor David Jang insiste en que la Iglesia contemporánea necesita tomarse muy en serio esta lección.

Hoy día continúan surgiendo diversos problemas en el seno eclesial. Cuando la prensa expone casos de corrupción financiera, peleas internas o luchas de poder, la sociedad se siente decepcionada y critica a la Iglesia. Frente a tal realidad, la Iglesia Primitiva nos enseña la importancia de “cambiar la perspectiva acerca de la propiedad” y de promover la “honestidad y la transparencia”. No basta con soluciones externas o manuales de conducta; se requiere un cambio de corazón por la obra del Espíritu Santo. El pastor David Jang indica que “al descender el Espíritu, el ser humano se transforma desde lo más profundo de su ser, y a partir de ese momento la Iglesia abandona el individualismo y existe para el bien de los demás”. Sin esa transformación interior, resulta muy difícil que la Iglesia sea realmente Iglesia.

En todas las épocas, allí donde la Iglesia se coloca bajo el señorío de Dios, se repite una característica: los creyentes se unen de corazón y alma, se aman entre sí y comparten libremente lo que poseen. Aunque la ambición humana no se quiebra con facilidad, al actuar el Espíritu Santo es posible derrotarla y, en su lugar, servir con humildad a los hermanos. En ese instante, la Iglesia deja de ser un mero espacio de culto y ceremonias para convertirse en el lugar donde el reino de Dios se hace palpable.

En definitiva, el pastor David Jang afirma que la “fe en la resurrección”, la “plenitud del Espíritu Santo” y el “vaciamiento y entrega de las posesiones”, que distinguieron a la Iglesia Primitiva, son aspectos que siguen siendo imprescindibles en la actualidad. Todos los creyentes sostenemos la esperanza de la resurrección; vivimos en la era del Espíritu Santo, en la que esa resurrección ya ha comenzado. Por consiguiente, deberíamos reconocer que no sólo nuestra vida, sino también nuestros bienes, nuestro tiempo, nuestras capacidades y nuestra salud pertenecen a Dios, y destinarlos a glorificarlo. Cuando la Iglesia recupera la “honestidad y la sinceridad” y sirve a Dios con “temor reverente” —al modo de la Iglesia Primitiva—, podremos creer que los milagros y prodigios descritos en Hechos pueden reproducirse en nuestros días. Según el pastor Jang, esa es la tarea más urgente e importante que afrontamos.

A fin de cuentas, en la Iglesia Primitiva los milagros y las señales no se limitaban a ser meras manifestaciones externas. Estos servían a un propósito superior: atestiguar la regeneración del corazón y de la vida de las personas. El “mayor prodigio” se reflejaba en que los creyentes, transformados por el poder del Espíritu, constituían una comunidad amorosa que compartía sus posesiones. También nosotros, si anhelamos la presencia fuerte del Espíritu Santo, debemos asirnos a la fe en la resurrección y someternos por completo al señorío de Dios. Sólo así experimentaremos el gozo y la libertad que nos permiten desprendernos de las posesiones y edificar la Iglesia. El pastor David Jang repite que el mensaje esencial de la Iglesia Primitiva no es un vestigio del pasado ni un ideal inalcanzable, sino una promesa vigente para los creyentes de hoy. Puesto que Dios sigue obrando en la Iglesia, nos corresponde responder con sinceridad a su llamado.

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La Croix et la mise en pratique de l’amour – Pasteur David Jang


I. Contexte du chapitre 6 de l’Épître aux Galates et le problème du légalisme

Le chapitre 6 de l’Épître aux Galates correspond à la dernière partie de la lettre que l’apôtre Paul adressa à l’Église de Galatie. À travers ce texte, Paul souhaite réaffirmer aux fidèles, ébranlés par les doctrines des légalistes, la vérité centrale de l’Évangile : « Seule la Croix de Christ ». L’Épître aux Galates traite en profondeur de la manière dont l’Évangile et la Loi peuvent ou doivent s’harmoniser à l’époque de l’Église primitive, et montre également comment l’Évangile libère du joug de la Loi. Jusqu’au chapitre 6, Paul réfute inlassablement l’erreur selon laquelle on obtiendrait le salut par la circoncision et l’observance de la Loi. Son enseignement insiste ainsi sur la justification par la foi en Jésus-Christ, c’est-à-dire que c’est uniquement par grâce que nous sommes sauvés, sans aucune contribution de la Loi.

Dans son étude du chapitre 6 de l’Épître aux Galates, le pasteur David Jang met en lumière la raison pour laquelle Paul, à la fin de sa lettre, fait référence à une « mise en pratique concrète de l’amour » et à un « partage matériel » avant de conclure. Dans la région de Galatie, des individus avaient infiltré l’Église et s’efforçaient de dénaturer l’Évangile, en affirmant que « la circoncision est un élément indispensable au salut ». À leurs yeux, l’Évangile seul n’était pas suffisant et, pour être « réellement certain » de son salut, il fallait aussi se conformer au rituel juif traditionnel de la circoncision. De plus, ces personnes n’en restaient pas à la seule circoncision, mais allaient jusqu’à dire que « l’observation de toute la Loi » était indispensable pour un salut complet. Paul les condamne fermement, en soulignant qu’il s’agit là d’un « autre Évangile ». En effet, l’Évangile est parfaitement accompli par la seule Croix de Jésus-Christ, et l’on ne peut en aucun cas y ajouter la circoncision ou quelque précepte de la Loi. Si le salut nécessitait un tel ajout, cela reviendrait à conclure que « la puissance de la Croix est insuffisante ».

En parcourant l’ensemble de la Lettre aux Galates, on remarque que, des chapitres 1 à 5, Paul expose et défend la vérité fondamentale de l’Évangile selon laquelle « nous sommes sauvés par la grâce ». Vers la fin du chapitre 5, il aborde la question de la vie vécue dans la liberté de l’Esprit. Puis, au chapitre 6, il donne des exemples concrets de cette vie selon l’Esprit, exhortant la communauté à « porter les fardeaux les uns des autres, à rétablir avec douceur celui qui a commis une faute », etc. Son but est de restaurer l’amour communautaire au sein de l’Église. Cet amour n’est pas un simple slogan théorique, mais inclut aussi des actes concrets, notamment le « partage matériel ». Voilà pourquoi, à partir du verset 6 du chapitre 6, Paul insiste : « Que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne ». C’est une exhortation à pourvoir aux besoins matériels de ceux qui œuvrent pour annoncer la Parole dans l’Église, à partager avec eux, parce qu’ils ont un rôle vital au sein de la communauté.

En commentant cela, le pasteur David Jang souligne que « le premier pas de l’amour consiste à pardonner, à faire preuve de tolérance et à se charger du fardeau de l’autre. Ensuite, l’amour se manifeste plus pleinement encore lorsque nous partageons concrètement nos finances et notre aide matérielle ». Au verset 7, « Ce que l’homme sème, il le moissonnera aussi », on peut l’interpréter au sens large comme le principe selon lequel « toute bonne ou mauvaise action finit par porter un fruit ». Toutefois, en tenant compte du contexte immédiat — le partage matériel avec celui qui enseigne la Parole — on comprend que Paul a particulièrement en tête la « semence matérielle » et la récolte qui en résultera.

Pour autant, Paul ne veut en aucun cas verser dans une sorte de piété matérialiste, où « celui qui sème recevrait immanquablement une bénédiction matérielle encore plus grande ». Chaque fois que Paul évoque la question de l’argent, deux grands principes sous-tendent ses propos. Premièrement, aimer et servir la communauté chrétienne, prendre soin des pauvres, constitue « une façon de vivre réellement l’Évangile ». Deuxièmement, Paul a la certitude que « Dieu pourvoit à la semence et à la nourriture », autrement dit que « même si nous donnons généreusement, nous ne tomberons pas dans le dénuement, car la grâce de Dieu est abondante ». Dans 2 Corinthiens 9, Paul l’exprime également lorsqu’il dit que « Dieu donne la semence au semeur et du pain pour sa nourriture ». Cela signifie que Dieu est Celui qui nous donne non seulement de quoi manger aujourd’hui, mais aussi la semence pour demain, et qu’à partir de cette confiance, nous pouvons donner sans crainte. Ainsi, Galates 6.9, « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car au temps convenable, nous moissonnerons, si nous ne nous relâchons pas », renvoie au même principe : faire le bien sans se décourager, croyant que Dieu nous fera récolter en Son temps.

Toutefois, Paul a conscience que cette insistance sur le partage matériel pourrait susciter des incompréhensions au sein de l’Église : certains pourraient dire « on parle trop d’argent » ou « c’est gênant de donner ». C’est pourquoi Galates 6.7 commence par cette mise en garde : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ». C’est un rappel que « Dieu n’a pas besoin de mendier », et c’est aussi un encouragement à donner « non par contrainte ou par regret », mais avec un cœur sincère d’amour et de reconnaissance.

Finalement, l’exhortation qui clôt le chapitre 6 des Galates souligne que l’Évangile et le fruit de l’Esprit doivent se concrétiser dans une « mise en pratique de l’amour ». Contrairement aux Judaïsants (ceux qui prônaient l’observance de la circoncision et des lois extérieures pour prouver que l’on est un « vrai chrétien »), Paul enseigne que « la liberté acquise par la Croix doit se traduire dans la vie réelle par une entraide et un partage concrets ». C’est dans ce sens qu’il faut comprendre Galates 6.10 : « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi ». D’abord, il nous exhorte à nous soucier les uns des autres dans l’Église, pour qu’il n’y ait pas de pauvres délaissés, et à partager nos ressources, afin que cet amour puisse ensuite rayonner aussi à l’extérieur. C’est sur cette interprétation que le pasteur David Jang insiste, soulignant que Galates 6 présente un « Évangile pratique », tant pour l’Église que pour le monde extérieur.

C’est ainsi que la partie principale de l’Épître (jusqu’au verset 10 du chapitre 6) s’achève ; à partir du verset 11, Paul amorce sa conclusion. Lorsqu’il dit : « Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main », cela montre qu’à la différence de l’Épître aux Romains ou d’autres lettres où Paul faisait appel à un secrétaire, ici, il l’a écrite lui-même, ou peut-être qu’à cause de sa mauvaise vue, il devait écrire en grosses lettres. Quelles que soient les raisons, il est clair que Paul accorde une grande importance au message qu’il livre aux Galates. Dans la conclusion, il dénonce encore une fois l’erreur de ceux qui prônent le légalisme, pour que les Galates ne se laissent plus égarer par leurs faux enseignements.


II. La mise en pratique concrète de l’amour et l’aide matérielle

La manière dont Paul parle de « l’amour » et du « partage » dans Galates 6 est très réaliste et pratique. Dans 1 Corinthiens 13, il décrit la nature de l’amour — « l’amour est patient, il est plein de bonté… » — tandis que dans Galates 6, il montre « comment l’amour se traduit concrètement au sein de la communauté ». Le pasteur David Jang y voit le fait que « Paul, habitué à l’évangélisation urbaine, propose un modèle concret de l’Évangile vécu dans le monde ». Les fidèles de Galatie, ayant reçu l’Évangile et fait l’expérience de la nouvelle naissance par la grâce, se trouvaient pris dans le dilemme suscité par les habiles discours des légalistes, qui leur laissaient penser qu’il fallait « revenir à certaines pratiques issues de la Loi ». Face à cela, Paul leur dit en substance : « Si vous vivez par l’Esprit, produisez donc le fruit de l’Esprit, dont le premier est l’amour, lequel vous pousse à porter le fardeau les uns des autres, jusqu’à vous entraider matériellement. Ce n’est pas le fait de vous soumettre à la circoncision ou à quelque règle extérieure qui fait de vous de “vrais chrétiens”, mais la mise en œuvre d’un amour concret qui prend soin de chacun. Voilà la véritable mise en pratique de l’Évangile. »

Le verset 6 du chapitre 6, « Que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne », illustre bien la notion de koinonia (communion, mise en commun) telle qu’elle était encouragée dans l’Église primitive. Dans Actes 2 et 4, par exemple, on voit comment les premiers chrétiens partageaient leurs biens, veillant à ce que personne ne manque de rien. Bien sûr, toutes les Églises ne vivaient pas cet idéal avec la même perfection, et Paul devait sans cesse rappeler et enseigner l’importance de ce principe. Dans l’Église de Galatie, il était possible que certains se disent : « Les prédicateurs et enseignants qui se consacrent à la Parole devraient-ils vraiment être soutenus matériellement ? » ou qu’on néglige leurs besoins. C’est pourquoi Paul insiste : « Ne laissez pas dans le dénuement ceux qui se consacrent à l’enseignement de la Parole, partagez avec eux toutes les bonnes choses. »

Le pasteur David Jang souligne que ce principe reste d’actualité pour l’Église d’aujourd’hui. Si, au sein de l’Église, ceux qui enseignent la Parole (pasteurs, enseignants, missionnaires, etc.) se retrouvent dans la gêne matérielle et que les membres ferment les yeux, il n’y a là aucune marque d’amour communautaire. Certains estiment peut-être que parler d’argent n’est pas « spirituel », mais la Bible ne considère jamais la question matérielle comme un sujet superficiel. Au contraire, la gestion des biens est un « test spirituel », un moyen révélateur de la maturité chrétienne. C’est pourquoi, dans 2 Corinthiens, Paul évoque l’idée de « semer beaucoup pour récolter beaucoup, et semer peu pour récolter peu », invitant à donner avec joie et à pratiquer la charité. De même, dans Galates 6.7, l’expression « Ce que l’homme sème, il le moissonnera aussi » rappelle que lorsqu’on sème l’amour de façon concrète, y compris au plan matériel, on récoltera de bons fruits en retour, selon un principe spirituel.

Bien entendu, il faut éviter toute dérive de type « théologie de la prospérité », qui réduirait l’Évangile à « si tu donnes, tu recevras aussitôt davantage ». L’intention de Paul est plutôt d’affirmer que « faire le bien n’est jamais vain et que Dieu nous permettra d’en récolter le fruit en Son temps ». Il ne s’agit pas nécessairement de retours purement matériels, mais plutôt de bénédictions spirituelles, de bienfaits pour la communauté, et même d’une moisson dans la souveraineté de Dieu. Galates 6.8 ajoute : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption, mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. » Cela signifie qu’une vie guidée par l’égoïsme aboutit finalement à une récolte corruptible, tandis qu’une vie menée dans l’amour et la charité, sous la conduite de l’Esprit, produit une récolte aux valeurs éternelles.

Le pasteur David Jang attire notre attention sur les versets 9 et 10 : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car au temps convenable, nous moissonnerons, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » Cette exhortation souligne la direction éthique et missionnaire que doit prendre l’Église. Faire le bien de façon continue n’est pas facile : notre volonté d’aider peut être mise à l’épreuve par la fatigue, la déception, et parfois nous pouvons être abusés par ceux que nous aidons. Pourtant, Paul nous encourage : « Ne vous découragez pas, car le bien que nous semons n’est pas perdu, et Dieu nous accordera la récolte en Son temps. »

Ce principe s’applique aussi aux relations de l’Église avec le monde extérieur. Paul déclare : « pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi ». Le premier cercle de solidarité concerne nos frères et sœurs dans l’Église, mais il ne faut pas oublier le reste du monde. Comme Jésus l’affirme dans Matthieu 25, « tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ». L’Église, en tant que corps de Christ, ne saurait fermer les yeux sur les pauvres et les plus faibles. C’est un impératif éthique pour les croyants sauvés par grâce, et le moyen par lequel l’Église rayonne dans le monde en tant que sel et lumière.

Dans la seconde partie du chapitre 6 (à partir du verset 14), Paul déclare : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ». Au final, ce qu’il souhaite avant tout transmettre, c’est « la Croix et rien d’autre ». La Croix a bouleversé son existence de fond en comble et a redéfini toute sa raison d’être. Les prédicateurs de la circoncision prétendaient prouver leur zèle religieux par le rituel, allant jusqu’à s’en enorgueillir. Paul, au contraire, affirme que « seule la Croix » mérite d’être mise en avant : « par elle, le monde est crucifié à mes yeux, comme je le suis aux yeux du monde ». Autrement dit, « les valeurs du monde n’ont plus d’emprise sur moi. Je suis désormais l’esclave de Christ, portant ses marques sur mon corps. » Le pasteur David Jang nous invite à réfléchir à ce que signifie « mourir au monde et vivre pour Dieu » d’une manière concrète, en nous inspirant de cette déclaration de Paul.

Dans Galates 6.15, Paul insiste : « Car ce qui compte, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais la nouvelle création. » Que l’on soit ou non circoncis n’a aucune importance ; ce qui importe, c’est d’être « une nouvelle créature ». Le concile de Jérusalem, en Actes 15, avait déjà tranché : l’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut tant des Juifs que des païens. Affirmer qu’il faut y ajouter la circoncision relève d’une grave dénaturation de la foi. Paul se montre inflexible : c’est à ceux qui « se conforment à cette règle » (6.16), c’est-à-dire ceux qui mettent en pratique la « foi centrée sur la Croix » et l’« amour concret », que Paul souhaite la paix et la miséricorde.

Le pasteur David Jang souligne que l’Épître aux Galates, après avoir posé de solides bases doctrinales, aboutit à une exhortation pratique. L’Évangile ne se borne pas à « distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux » en théorie, mais se concrétise dans l’amour vécu en communauté, ainsi qu’en étant « sel et lumière » pour le monde. Le chapitre 6 illustre précisément ce « fruit de l’Évangile ». Le service mutuel dans la foi, l’aide aux nécessiteux, le soutien matériel de ceux qui enseignent la Parole, tout cela répond à l’invitation de Galates 5.25 : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. » De ces actes concrets dépendent aussi la direction et la croissance saines de l’Église, non seulement à l’époque de Paul, mais également aujourd’hui. Ainsi, la question demeure : « Sommes-nous attachés au vrai Évangile ? Et partageons-nous concrètement cette puissance de l’Évangile dans l’Église et à l’extérieur ? » La Loi n’a plus le pouvoir de nous accabler ni de nous condamner ; nous sommes libres, et cette liberté doit servir à « nous asservir les uns les autres par amour » (Galates 5.13). Cet amour s’exprime par le pardon, la tolérance, et un soutien bien réel, y compris financier. C’est là la joie de la communauté chrétienne, et aussi le message que l’Église a vocation à transmettre au monde.

Le pasteur David Jang résume ainsi son enseignement sur Galates 6 : « La doctrine sainte et la réalité la plus concrète, celle de l’argent, ne sont pas deux domaines séparés, et la Bible nous y invite avec beaucoup de sagesse. » Même si la confession de foi est très orthodoxe, si l’on néglige d’aider concrètement un voisin dans le besoin, ce n’est plus l’Évangile. La Croix ne nous libère pas seulement d’une dette spirituelle, elle ouvre une nouvelle possibilité : donner généreusement temps et biens à notre prochain. C’est pourquoi Paul conclut l’Épître aux Galates par un appel à « l’action d’amour et au recentrage sur la Croix ».


III. L’Évangile centré sur la Croix et l’accomplissement de la foi

Dans les versets finaux du chapitre 6, notamment 6.17-18, Paul déclare qu’il « porte sur son corps les marques de Jésus » et conclut par ces mots : « Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen. » C’est la quintessence de l’affection et de la vision que Paul nourrit pour l’Église de Galatie. Lorsqu’il dit « Que personne désormais ne me fasse de la peine », il exprime la souffrance morale et spirituelle qu’il a endurée à cause des fausses doctrines propagées dans l’Église. Dans le même temps, il lance une mise en garde : « Ne vous laissez plus troubler par ces faux enseignements. Ce que je vous ai transmis est la vérité, et aucune “tradition humaine” ou “pratique légale” ne peut se substituer à l’Évangile. »

Paul affirme avoir « les marques (stigmata) de Jésus » : ce mot renvoie aux marques que l’on imprimait sur la peau des esclaves ou du bétail, ou encore les tatouages militaires indiquant l’appartenance à un chef. Paul signifie par là qu’il est « la propriété du Christ ». De fait, son corps était couvert de cicatrices dues aux coups de fouet, aux lapidations, aux emprisonnements endurés pour la prédication de l’Évangile. Ces stigmates étaient non seulement les traces physiques de la persécution, mais aussi la preuve que Paul appartenait à Jésus, qu’il était Son serviteur. Le pasteur David Jang note que ces marques étaient le « symbole de la fierté spirituelle de Paul et le sceau de son apostolat ». Voilà pourquoi il pouvait dire qu’il ne voulait se glorifier que de la Croix.

Tandis que les légalistes s’enorgueillissaient d’une « marque religieuse » extérieure (la circoncision), Paul se vantait des marques qu’il avait reçues au service du Christ. Dans Galates 2.20, il avait déjà proclamé : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » Et dans 6.14 : « Le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. » Ces paroles décrivent sa réalité quotidienne, non un simple effet de style.

Ainsi, la conclusion de l’Épître aux Galates exhorte : « Vivez comme des êtres transformés par l’Évangile », glorifiez « la Croix seulement » et servez la communauté et le monde par l’amour. Telle est la synthèse de l’enseignement de Paul à l’Église de Galatie, et c’est aussi un message crucial pour l’Église d’aujourd’hui. Le pasteur David Jang met en garde contre le risque d’une résurgence du légalisme à notre époque. Il arrive que certains veuillent ajouter quelque chose à l’Évangile : « Il faut observer tel rituel, respecter telle tradition. » Mais l’Évangile est complet en lui-même. Notre salut est pleinement assuré par la Croix de Jésus-Christ. Si nous prétendons y ajouter quoi que ce soit, alors ce n’est plus « la seule Croix », mais « la Croix plus quelque chose », et l’Évangile en est déformé.

À l’inverse, certains, croyant à la « liberté en Christ », tombent dans la licence ou la paresse spirituelle. D’où l’avertissement de Paul en Galates 5.13 : « Ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair ; mais par amour servez-vous les uns les autres. » Il n’y a rien, dans la grâce, qui autorise à « faire n’importe quoi ». Celui qui a compris la Croix éprouve au contraire de la reconnaissance et de la joie, et veut « aimer et servir son prochain ». C’est là le fruit d’une foi authentique, illustrée par Galates 6 : porter les fardeaux les uns des autres et partager ses biens avec ceux qui en ont besoin.

Lorsque la Croix, centre de l’Évangile, se conjugue à l’amour en actes, l’Église apparaît dans sa plénitude. Le pasteur David Jang soutient que c’est vers cette plénitude que l’Église doit tendre, selon l’enseignement de Galates. Malgré sa brièveté, l’Épître aux Galates contient à la fois le cœur de la doctrine de la justification par la foi et l’essentiel de l’éthique communautaire chrétienne. On y ressent l’urgence et la passion de Paul, qui aimait ardemment l’Église et se souciait de son bien. La formule finale — « Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen. » (6.18) — n’est pas une simple formule de politesse. C’est la clé qui récapitule tout le message : c’est « par pure grâce » que nous sommes sauvés. Et cette grâce nous appelle à vivre, au quotidien, avec et pour nos frères et sœurs, et pour le monde.

Vivre dans l’Évangile signifie s’appuyer non sur nos mérites ou nos œuvres, mais « entièrement sur la grâce de Dieu ». Et la réponse naturelle à cette grâce est de rendre grâce et de transmettre cette grâce à notre prochain. Comme le dit 2 Corinthiens 5.17 : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. » Dans cette nouvelle identité, plus besoin de se justifier par une forme de légalisme. Mais cela ne signifie pas non plus que « tout est permis ». Celui qui reçoit vraiment la grâce en est transformé et finit par produire le fruit de cette grâce dans sa vie. Dans Galates 6, cela se traduit par le « partage des fardeaux », le « soutien financier de ceux qui enseignent la Parole » et, de façon plus large, l’exercice du bien envers tous, au sein et au-delà de la communauté de foi.

Le pasteur David Jang applique ces principes à la réalité de l’Église contemporaine. Nombre d’Églises sont confrontées à des problèmes de finances, et le sujet des offrandes peut provoquer des tensions. Dans certaines communautés, on évite toute mention de l’aspect matériel par crainte de « faire fuir » les fidèles. Mais l’approche de Paul, en Galates 6, montre clairement l’importance de gérer la question financière de façon honnête et biblique. Si un serviteur de la Parole est dans le besoin, il est juste de pourvoir à ses besoins et de le servir avec amour. Cela n’a rien à voir avec un quelconque appât du gain. Il s’agit de « s’entraider dans la grâce de Dieu », en témoignage de l’Évangile devant le monde.

Il en va de même entre les membres de l’Église : si l’un d’eux rencontre de graves difficultés financières, nous ne devons pas l’ignorer, mais agir concrètement pour l’aider. Galates 6.10 le résume : « Faisons du bien à tous, particulièrement aux frères dans la foi. » Personne ne doit être laissé pour compte dans la « famille de Dieu », et c’est d’abord à cette famille que revient notre priorité, même si notre amour doit ensuite s’étendre au monde, afin de secourir les opprimés et les pauvres. Comme le montre Matthieu 25, « donner à boire à celui qui a soif, c’est comme donner à Jésus lui-même ». Voilà une caractéristique essentielle de l’Église véritable.

Ainsi, Galates 6 insiste à la fois sur le recentrage doctrinal autour de « la seule Croix » et sur la nécessité d’un « amour concret et tangible ». Si la grâce de Dieu nous a libérés du péché, cette grâce doit s’illustrer dans la vie de l’Église et dans le monde. L’Église doit donc employer sa liberté « non pour chercher l’intérêt personnel, mais pour servir ». Ce n’est pas dans le but de recevoir l’approbation du monde ou de revendiquer quelque supériorité morale, mais pour exprimer à notre tour l’amour reçu, et « rendre gloire à Dieu » par notre manière de vivre.

Le message de Paul dans Galates rappelle que la vraie liberté de l’Évangile s’oppose autant au légalisme qu’à l’anarchie morale. Les « faux docteurs » qui vantaient la circoncision introduisaient un poison dans l’Église, conduisant à la perversion de l’Évangile et à l’affaiblissement de la communauté. À l’inverse, ceux qui pensent pouvoir « vivre n’importe comment grâce à la liberté en Christ » passent à côté du sens profond de la Croix. Seule la « vérité de la Croix » préserve l’Église, la maintient en bonne santé et la pousse à rayonner dans le monde. C’est pourquoi, de l’avis du pasteur David Jang, Galates 6 est si actuel.

L’histoire de l’Église montre qu’à diverses époques, le légalisme ressurgit sous des formes variées, altérant l’Évangile. Au Moyen Âge, cela s’est exprimé dans la vente des indulgences. Au temps de la Réforme, Luther s’opposa vivement à ces dérives, proclamant « la foi seule, la grâce seule, l’Écriture seule ». De nos jours encore, on voit parfois des communautés mettre l’accent sur « la réussite visible » ou « le respect de certains règlements » au détriment de l’essence de l’Évangile. Dans ce contexte, Galates 6 nous remet en mémoire l’essentiel : être centrés sur la Croix, vivre la liberté obtenue par la grâce, et l’exprimer dans l’amour mutuel et le service du prochain.

Enfin, Paul conclut l’Épître par : « Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen » (6.18). Comme dans chacune de ses lettres, il termine par une bénédiction souhaitant la grâce de Jésus-Christ. Ce n’est pas une formule vide, mais la déclaration théologique puissante selon laquelle « la foi, qui a commencé par la grâce, doit aussi s’achever dans la grâce ». Toute la thématique de la liberté dans Galates se résume là : le salut vient de la grâce, et c’est la grâce qui nous porte jusqu’au bout. Malgré nos faiblesses, Dieu nous a rachetés par la Croix et nous a faits « nouvelles créatures ». Animés par la reconnaissance, nous pouvons laisser couler cette grâce vers notre prochain. Alors l’Église se dresse comme une lumière que le monde ne peut éteindre, une communauté qui ne cède ni au légalisme ni au conformisme, mais qui grandit en sainteté.

Le pasteur David Jang souligne que la perspective biblique du salut n’est pas uniquement individuelle — « me sauver tout seul pour le ciel » — mais aussi communautaire et tournée vers la solidarité. Galates 6 appelle l’Église de Galatie à dépasser les confusions provoquées par les légalistes, pour s’établir dans une vraie liberté et une vraie joie, vécues ensemble. Le même appel vaut encore pour les Églises au XXIe siècle. Sommes-nous conduits par l’Esprit ? Sommes-nous réellement convaincus que « la Croix est notre seul motif de fierté » ? Mettons-nous en pratique ce commandement d’« aider ceux qui sont dans la détresse, de partager nos ressources, de soutenir ceux qui enseignent la Parole, et de ne jamais cesser de faire le bien » ? Si telle est notre marche, alors nous pouvons espérer reprendre à notre compte la fougue et la certitude de Paul : « Je porte sur mon corps les marques de Jésus », et afficher un témoignage vivant qui, malgré les assauts du légalisme ou du monde, poursuit inlassablement la mission que le Seigneur a confiée à son Église.

En somme, la conclusion de Galates 6 n’est pas un simple rappel d’obligations, mais bien une invitation à la joie et à la reconnaissance liées à la Croix. Quand les croyants vivent concrètement cet Évangile, l’Église devient un lieu où le monde entrevoit un amour vrai et sincère, difficilement imitable. Ce n’est pas la circoncision, mais la grâce issue de la Croix qui agit en nous. Voilà le chemin de la « vraie liberté » et le signe que le « fruit de l’Esprit » parvient à maturité.

En conclusion, Galates 6 montre en condensé à quoi ressemble une Église qui jouit réellement de la liberté de l’Évangile. Même si certains essaient de la troubler par le légalisme, Paul demeure ferme : « Seule la Croix » et « un amour concret au sein de la communauté » doivent animer la vie de l’Église. C’est aussi notre ligne de conduite aujourd’hui. La vocation de l’Église est de proclamer la Croix de Jésus-Christ et d’en manifester la puissance non par de vaines paroles, mais par des actes d’amour et de partage. Le pasteur David Jang reprend ce fil de l’Évangile, montrant qu’il ne s’agit pas juste d’un système doctrinal ou d’un discours théologique, mais d’une « puissance capable de transformer la communauté et la vie quotidienne ». À mesure que nous méditons Galates 6 et le mettons en pratique, la passion et la certitude de Paul — « je porte sur mon corps les marques de Jésus » — deviennent aussi nôtres. Ainsi, l’Église peut continuer, de génération en génération, à briller de la lumière de l’Évangile, en dépit du légalisme ou du sécularisme, et tendre vers la vision d’une communauté sainte et belle aux yeux du Seigneur.

Au terme de l’Épître, alors que nous méditons la dernière bénédiction de Paul, nous en venons à la même conclusion : « C’est seulement par la grâce de Christ que tout s’accomplit. » Voilà la conviction profonde qui traverse tous les écrits de Paul, et c’est également la clé de lecture de l’ensemble de l’Épître aux Galates. Lorsque cette grâce s’exprime en actions d’amour, l’Église devient un peuple réellement libre, un reflet du Royaume de Dieu. Il ne s’agit plus de respecter la circoncision ou non, mais d’être « une création nouvelle », partageant nos biens, ne nous glorifiant que de la Croix, portant les marques de Jésus et produisant le fruit de l’Esprit dans nos bonnes œuvres. Tel est le message essentiel de Galates 6. Le pasteur David Jang, en l’adaptant à notre époque, exhorte l’Église et les croyants à « servir le prochain, malgré nos insuffisances, en nous appuyant sur la grâce qui nous est donnée ». C’est poursuivre fidèlement l’héritage de l’Évangile que Paul nous a légué. Amen.

La cruz y la práctica del amor – Pastor David Jang


I. El trasfondo de Gálatas 6 y el problema del legalismo

Gálatas 6 es la parte final de la carta que el apóstol Pablo envió a la iglesia de Galacia. A lo largo de esta epístola, Pablo busca reafirmar la verdad central del evangelio—“únicamente la cruz de Cristo”—ante los creyentes que se habían visto sacudidos por las doctrinas de los legalistas. La carta a los Gálatas aborda en profundidad cómo se equilibra la ley con el evangelio en la era de la iglesia primitiva, o bien cómo el evangelio nos libera del yugo de la ley. Hasta llegar al capítulo 6, Pablo se ha encargado de refutar con insistencia los errores de una soteriología basada en la circuncisión y en la observancia de la ley. De esa forma, enseña la verdad de que somos justificados por la fe en Jesucristo, subrayando que la salvación se obtiene únicamente por gracia: esta es la esencia misma del evangelio.

El pastor David Jang, al analizar el significado de Gálatas 6, explica con detalle por qué Pablo, en el último capítulo, pone énfasis en la “práctica concreta del amor” y en el “compartir material” antes de concluir la carta. En la región de Galacia, habían surgido individuos que pretendían desvirtuar el evangelio predicado por Pablo, insistiendo en que la circuncisión era un requisito indispensable para la salvación. No les bastaba el evangelio, sino que alegaban que, para alcanzar una “salvación más segura”, era necesario someterse al rito tradicional judío de la circuncisión. No solo eso, sino que llevaban el asunto hasta el extremo de exigir la observancia de toda la Ley para que la salvación fuera “completa”. Sin embargo, Pablo los confronta duramente, llamando a su enseñanza “otro evangelio”. El evangelio es totalmente completo gracias a la cruz de Jesucristo, y no se le puede añadir circuncisión ni ningún otro precepto de la ley. Si se llegase a agregar algo—por mínimo que fuera—implicaría que “la cruz no es suficiente”, lo cual es incompatible con el auténtico mensaje de Cristo.

Al examinar el flujo global de la carta a los Gálatas, vemos que, desde el capítulo 1 hasta el 5, Pablo sostiene la verdad fundamental de que somos salvos por gracia. Hacia el final del capítulo 5, habla de la vida libre en el Espíritu. En el capítulo 6, ilustra de manera práctica cómo se vive en el Espíritu: exhorta a la restauración con un espíritu de mansedumbre de quien ha pecado y, además, a sobrellevar los unos las cargas de los otros para recuperar y fortalecer el amor comunitario en la iglesia. Ese amor no se queda en meros discursos, sino que incluye la acción concreta de “compartir recursos materiales”. Por ello, en Gálatas 6:6 en adelante, Pablo hace hincapié en que “el que es enseñado en la palabra haga partícipe de toda cosa buena al que lo instruye”, subrayando la importancia de suplir las necesidades de quienes se dedican al ministerio de la Palabra, compartiendo con ellos.

El pastor David Jang, analizando este contexto, recalca que “el primer paso del amor es el perdón, la tolerancia y el sobrellevar las cargas de los demás; y el paso siguiente es mostrar ese amor de manera más completa ayudando y compartiendo recursos financieros y materiales”. En particular, al llegar a Gálatas 6:7—“Todo lo que el hombre sembrare, eso también segará”—, podemos interpretarlo, en un sentido amplio, como el principio universal de que las buenas o malas acciones terminan dando fruto, tarde o temprano. Sin embargo, teniendo en cuenta que los versos anteriores hablan de “compartir con los que enseñan la Palabra”, Pablo se refiere en buena medida a la siembra “material” que también producirá su fruto.

Esto no significa caer en una visión meramente “prosperista”, como si “sembrar” asegurara automáticamente recibir más bienes. Pablo, cada vez que menciona los bienes materiales, se basa en dos premisas de gran importancia. Primera: “Servir a la comunidad cristiana y cuidar a los pobres con amor es una forma de vivir el evangelio en la práctica”. Segunda: existe la certeza de que “podemos dar generosamente sin temor a la escasez” porque confiamos en la gracia de Dios. En 2 Corintios 9, Pablo expresa que “Dios da semilla al que siembra y pan para comer”, lo cual significa que no solo nos provee de alimento para el presente, sino que también asegura nuestra siembra futura. Gálatas 6:9—“No nos cansemos, pues, de hacer bien; porque a su tiempo segaremos, si no desmayamos”—subraya el mismo punto: confiando en que Dios nos recompensará a su debido tiempo, debemos perseverar en hacer el bien.

Pablo es consciente de que enfatizar la entrega material podría suscitar críticas dentro de la iglesia, como el recelo de que “se habla demasiado de dinero” o la incomodidad de “sentirse presionado a dar”. Por ello, en Gálatas 6:7 dice: “No os engañéis; Dios no puede ser burlado”. Así, Pablo deja claro que Dios no mendiga nuestro dinero, a la vez que nos advierte que, a la hora de dar, debe hacerse con amor y gratitud, no con coacción ni con avaricia.

En resumen, la última exhortación de Gálatas 6 se centra en que el fruto del evangelio y del Espíritu sea “un amor que se plasma en acciones concretas”. A diferencia de los judaizantes, que promulgaban falsamente la necesidad de cumplir observancias externas para ser considerados “verdaderos cristianos”, Pablo enseña que el poder del evangelio se evidencia en una comunidad libre del pecado gracias a la cruz, que vive ayudándose y compartiendo mutuamente. Este es el meollo de lo que Gálatas 6:10 expresa: “Así que, según tengamos oportunidad, hagamos bien a todos, y mayormente a los de la familia de la fe”. Primero se cuidan unos a otros para que no haya pobres ni necesitados en el seno de la iglesia, y luego ese amor se extiende fuera de ella. El pastor David Jang explica con gran claridad esta dimensión práctica de Gálatas 6, considerándolo un capítulo que habla de “un evangelio práctico”, tanto hacia la iglesia como hacia el mundo.

Tras el versículo 10, se pasa a la conclusión de la carta. En Gálatas 6:11, Pablo escribe: “Mirad con cuán grandes letras os escribo de mi propia mano”, dando a entender que, a diferencia de Romanos u otras epístolas que dictó a un amanuense, en esta ocasión habría escrito él mismo, quizá debido a problemas de visión que le obligaban a usar letras grandes o bien porque quería subrayar la importancia de su mensaje. Sea cual fuere el motivo, muestra cuán relevante considera esta misiva para la iglesia de Galacia. En la parte final, vuelve a confrontar los errores de los “que siguen promoviendo el legalismo”, insistiendo con firmeza a los gálatas en que no sean arrastrados de nuevo por sus mentiras.


II. La práctica concreta del amor y la ayuda material

La forma en que Pablo menciona “amor” y “compartir” en Gálatas 6 resulta muy realista y práctica. En 1 Corintios 13, Pablo describe los atributos del amor—“el amor es paciente, es bondadoso…”—, pero en Gálatas 6 se ocupa de mostrar “cómo se encarna ese amor en la vida de la comunidad”. El pastor David Jang ve en esto un ejemplo del ministerio centrado en las ciudades que caracterizó a Pablo, quien ofrece un modelo concreto de cómo vivir el evangelio en el mundo real. A los creyentes de Galacia, que habían recibido el evangelio y experimentado la gracia, les surgió la duda de si debían volver a ciertas prácticas legales, seducidos por los falsos maestros que recomendaban retornar a la observancia de la ley. En esa situación, Pablo subraya: “Si vivís por el Espíritu, debéis manifestar el fruto del Espíritu, y ese fruto, empezando por el amor, se demuestra en el hecho de llevar las cargas unos de otros y en la ayuda material real. No es la circuncisión ni la observancia de normas lo que hace a un creyente auténtico; es el amor práctico entre vosotros lo que demuestra que vivís el verdadero evangelio”.

En especial, el versículo 6 del capítulo 6—“el que es enseñado en la palabra, haga partícipe de toda cosa buena al que lo instruye”—ilustra el ideal de “koinonía” (comunión) que caracteriza a la iglesia primitiva. Tal como vemos en Hechos 2 y 4, la iglesia mantenía la unión de bienes y cuidaba de manera que nadie pasara necesidad. Sin embargo, no en todas las iglesias se practicaba aquello con perfección, por lo que Pablo se veía obligado a instruir y exhortar continuamente en este sentido. En Galacia, es posible que quienes enseñaban la Palabra estuvieran pasando serias dificultades económicas mientras los demás se desentendían, o que incluso algunos se preguntaran por qué debían sostener económicamente a sus maestros. A esto responde Pablo diciendo: “No dejéis a los que se entregan a la enseñanza de la Palabra en la indigencia; compartid con ellos todo lo bueno”.

El pastor David Jang destaca que este principio sigue vigente en la iglesia actual. Si quienes predican, enseñan, o sirven como misioneros o pastores sufren escasez, y la congregación mira hacia otro lado, eso no puede llamarse amor comunitario. Podría parecer que hablar de dinero “no es espiritual”, pero la Biblia nunca trata el tema de las finanzas como algo superficial. Muy al contrario, el uso de los bienes materiales constituye una “prueba espiritual” y un indicador de la madurez cristiana. Así, en 2 Corintios, Pablo exhorta diciendo: “El que siembra generosamente, generosamente también segará”, llamándonos a la ofrenda y al bien hacer con alegría. Del mismo modo, Gálatas 6:7—“lo que el hombre sembrare, eso también segará”—nos recuerda que cuando sembramos amor por medio de acciones concretas, incluyendo lo económico, cosechamos hermosos frutos en el ámbito espiritual y comunitario.

Ahora bien, no debe malinterpretarse este principio como una fórmula de prosperidad excesiva del tipo “si das, Dios te devolverá multiplicado”. Pablo enseña más bien que “el bien nunca será en vano, y a su tiempo dará frutos preciosos”. Esos frutos no siempre se traducen en lo meramente económico; se trata también de bendiciones espirituales, del bien de la comunidad y de la provisión divina que opera en su soberanía. Esto se ve en Gálatas 6:8, donde se contrapone “sembrar para la carne” y “sembrar para el Espíritu”: quien vive para su egoísmo termina cosechando corrupción, mientras que quien siembra amor y buenas obras en el Espíritu recoge vida eterna.

A partir de Gálatas 6:9–10—“No nos cansemos, pues, de hacer bien; porque a su tiempo segaremos, si no desmayamos… hagamos bien a todos, y mayormente a los de la familia de la fe”—el pastor David Jang formula la base misionera y ética de la iglesia: es fácil desalentarse al practicar un amor generoso y un servicio desinteresado, ya que no siempre se recibe reconocimiento, y a veces incluso surgen abusos. No obstante, Pablo anima: “No te rindas, no te desalientes. En el tiempo de Dios, tus obras tendrán fruto”. Esto se extiende también fuera de la iglesia: Pablo ordena “hacer bien a todos”, aunque con prioridad a “la familia de la fe”. Es decir, no basta con cuidar a los hermanos en la iglesia; debemos llevar este amor a la sociedad, protegiendo a los más vulnerables, conforme al mandato de Jesús en Mateo 25: “En cuanto lo hicisteis a uno de estos mis hermanos más pequeños, a mí lo hicisteis”.

Al final de Gálatas 6, en el versículo 14, Pablo expresa: “Lejos esté de mí gloriarme, sino en la cruz de nuestro Señor Jesucristo”. En definitiva, el corazón de la enseñanza de Pablo es “solo la cruz”. Es la cruz la que lo liberó del pecado y le otorgó la verdadera libertad. Mientras los judaizantes se enorgullecían de sus ritos, Pablo declara: “Por la cruz, el mundo ha sido crucificado para mí y yo para el mundo”. El pastor David Jang reflexiona sobre esta declaración, explicando cómo el creyente debe adoptar la misma actitud: “si estamos muertos al mundo, el sistema de valores mundano ha perdido su influencia sobre nosotros; vivimos ahora solo para Cristo, portamos las marcas (stigmata) de Jesús”. Esto nos mueve a un estilo de vida consagrado a Dios y volcado en el amor fraternal.

En el versículo 15—“Porque en Cristo Jesús ni la circuncisión vale nada, ni la incircuncisión, sino una nueva creación”—Pablo insiste de nuevo en que el auténtico distintivo cristiano no está en la conformidad a ritos o leyes externas, sino en ser “nueva criatura”. En Hechos 15, el Concilio de Jerusalén ya lo había dejado claro: tanto judíos como gentiles son salvos por la fe en el evangelio, sin que nada adicional sea necesario. Pablo, por lo tanto, cierra el asunto recalcando que añadir la circuncisión como requisito es tergiversar el evangelio. “Y a todos los que anden conforme a esta regla—esto es, un evangelio con el amor puesto en práctica y centrado en la cruz—paz y misericordia sean sobre ellos y sobre el Israel de Dios” (Gálatas 6:16). El pastor David Jang subraya cómo esta bendición final encierra la esperanza de que la iglesia mantenga su firmeza en el corazón de la fe: la cruz y la gracia vivida de manera práctica.

Sobre todo, subraya que la carta a los Gálatas empieza con un fuerte fundamento doctrinal, pero concluye apuntando a la práctica. El evangelio no se reduce a la aclaración teológica de lo que es correcto o no; exige que su poder transforme la vida cotidiana y la comunidad. Gálatas 6, por lo tanto, trata de la “maduración del fruto del evangelio”: servir a la comunidad de la fe, ayudar a los necesitados, sostener a quienes anuncian la Palabra y, en definitiva, “vivir conforme al Espíritu” (Gálatas 5:25).

Esta perspectiva reorienta a la iglesia: nos invita a preguntarnos si tenemos verdaderamente asido el evangelio y si lo estamos compartiendo en lo práctico, tanto dentro como fuera de la congregación. El yugo de la ley ya no puede someternos; somos libres, y esa libertad se expresa “sirviendo por amor unos a otros” (Gálatas 5:13). Tal amor implica perdonar, tener paciencia, ayudar materialmente. El pastor David Jang hace hincapié en que este es, a la vez, el gozo de la iglesia y el mensaje que debe irradiar al mundo.

En conclusión, el aporte de David Jang sobre Gálatas 6 nos muestra que “la sana doctrina” y “el área tan concreta como es la economía” no van cada una por su lado. Podemos tener creencias y confesiones de fe muy correctas, pero si no ayudamos a quien lo necesita, no vivimos de verdad el evangelio. La cruz no solo nos libera espiritualmente, sino que nos abre la posibilidad de compartir desinteresadamente nuestros bienes y nuestro tiempo con el prójimo. Por eso, Gálatas concluye remarcando “la importancia de la práctica del amor y la centralidad de la cruz”.


III. El evangelio centrado en la cruz y la consumación de la fe

En los versos finales de Gálatas 6, especialmente en los versículos 17 y 18, Pablo declara: “De aquí en adelante nadie me cause molestias; porque yo traigo en mi cuerpo las marcas de Jesús. Hermanos, la gracia de nuestro Señor Jesucristo sea con vuestro espíritu. Amén”. Estas palabras encierran el amor profundo y la visión que Pablo tiene por los creyentes de Galacia. Su frase “nadie me cause molestias” refleja el desgaste emocional y espiritual sufrido debido a los falsos maestros. Es también un llamado imperativo a que la iglesia de Galacia deje de titubear, recordando que el evangelio de Pablo es la verdad, y ningún “legalismo” o tradición puede sustituirlo.

Pablo afirma llevar “las marcas (stigmata) de Jesús”. Dicho término alude a las marcas que se aplicaban a los esclavos o a los animales, o incluso a los soldados para señalar su pertenencia a un amo o ejército. Así, Pablo declara inequívocamente “soy propiedad de Cristo”. De hecho, su cuerpo daba fe de las numerosas persecuciones y palizas sufridas por predicar el evangelio. Esos latigazos y cicatrices físicas se convirtieron en signos de su devoción a Jesús y en prueba de su verdadera autoridad apostólica. Por eso pudo proclamar que su único motivo de orgullo era la cruz de Cristo.

Mientras los legalistas pretendían jactarse de “marcar” a los demás con la circuncisión, Pablo muestra que la única marca realmente significativa es la del Señor Jesús, impresa en él mediante el sufrimiento por el evangelio. Ya lo había proclamado en Gálatas 2:20—“con Cristo estoy juntamente crucificado”—y en 6:14—“para mí el mundo ha sido crucificado, y yo para el mundo”. Aquello no era una simple metáfora; describía su vivencia personal.

Por ello, la conclusión de Gálatas exhorta a que “el que ha nacido de nuevo por el evangelio”—es decir, quien es una “nueva creación”—viva únicamente para la cruz, evidenciando el amor en la vida comunitaria y en el servicio al prójimo. Este es el mensaje que Pablo quiso implantar en la iglesia de Galacia y que nos concierne también hoy. El pastor David Jang advierte que en la iglesia actual pueden infiltrarse distintas formas de legalismo, sea exigiendo “ciertas obras” o “ciertos rituales” para ser considerado “un buen cristiano”. Pero el evangelio es completo en sí mismo, y la cruz es suficiente para la salvación. Añadir cualquier requisito extra convierte el mensaje de “solo la cruz” en “la cruz + algo”, lo cual desvirtúa su pureza.

Al otro extremo, también hay quienes confunden la libertad con el libertinaje y la irresponsabilidad, olvidando que Pablo advierte en Gálatas 5:13: “No uséis la libertad como ocasión para la carne, sino servíos por amor los unos a los otros”. Decir “estamos bajo la gracia; hagamos lo que queramos” no es el fruto genuino del evangelio. Quien lo comprende de verdad, se siente tan agradecido por el sacrificio de Cristo que busca de forma natural amar y servir. Así lo concreta Gálatas 6: ayudarse con las cargas, compartir lo material y apoyar a los que enseñan la Palabra.

De este modo, cuando combinamos “la centralidad de la cruz” con “la práctica del amor”, la iglesia alcanza su plenitud. Para el pastor David Jang, esto encarna la esencia de Gálatas: su contenido doctrinal y su ética comunitaria van juntos. Aunque la carta es breve, contiene lo esencial de la teología paulina y la ética cristiana. Se percibe la urgencia y pasión de Pablo por la iglesia, su anhelo de que los gálatas se mantengan firmes.

“De aquí en adelante nadie me cause molestias” (6:17) es el broche de oro a su exposición, insistiendo con firmeza en que “ningún otro mensaje o tradición humana suplante al verdadero evangelio”. Y el cierre—“Hermanos, la gracia de nuestro Señor Jesucristo sea con vuestro espíritu. Amén” (6:18)—es la bendición sincera de Pablo para la iglesia en Galacia y para todos los creyentes que lean esta carta en cualquier época. No es una mera frase de cortesía, sino la recapitulación teológica que atraviesa toda la epístola: la vida cristiana comienza y termina en la gracia de Cristo.

Para Pablo, vivir “en el evangelio” consiste en depender total y radicalmente de la gracia divina, alejados de toda pretensión de mérito humano. Así, el creyente, agradecido, comparte esa gracia con su prójimo. Recordemos 2 Corintios 5:17—“Si alguno está en Cristo, nueva criatura es”—, que nos libra de justificaciones mediante la ley. El libre acceso a la presencia de Dios no se traduce en irresponsabilidad, sino en la práctica del amor a través del perdón, el servicio y el compartir. Gálatas 6 ilustra, por tanto, cómo el Espíritu Santo produce frutos visibles y concretos en quienes han sido salvados por gracia.

El pastor David Jang relaciona este mensaje con la realidad de la iglesia contemporánea. Muchas iglesias se topan con dificultades financieras o conflictos a raíz de la ofrenda. Algunas evitan hablar de dinero en los sermones, temiendo incomodar a la gente. Pero, al igual que en Gálatas 6, Pablo nos muestra que “el manejo transparente y bíblico de lo material es vital en la iglesia”. Si un predicador o misionero pasa necesidad y la congregación no responde, ello revela una carencia de amor comunitario. No se trata de “lucrar con la fe”, sino de “bendecir y servir con amor en la abundante gracia de Dios”. Esto pone de relieve el poder del evangelio ante el mundo.

El mismo principio se extiende a las relaciones entre hermanos: si un miembro de la congregación afronta dificultades económicas, se le debe ayudar. Gálatas 6:10—“Hagamos bien a todos, y mayormente a los de la familia de la fe”—resume este llamado. En la familia de Dios no debe haber quien quede excluido; primero cuidamos a los hermanos en la fe y luego ese amor se expande hacia afuera, socorriendo a los pobres y marginados. Como Jesús enseña en Mateo 25, “dar un vaso de agua al sediento es como hacerlo al mismo Señor”, y este es uno de los rasgos más genuinos de la iglesia.

En definitiva, Gálatas 6 destaca la centralidad de “solo la cruz” y exige al mismo tiempo “un amor vivo y concreto”. Al ser liberados por la gracia, es natural que esa gracia resplandezca en la comunidad y en el servicio al mundo. Esta es la conclusión a la que llega Pablo: la iglesia debe usar su libertad para amar, no para ganar la aprobación del mundo ni para demostrar superioridad moral, sino para compartir el amor recibido de Dios y darle la gloria. De este modo, la iglesia se convierte en el testimonio de la gran esperanza que hay en Cristo.

A lo largo de los últimos versículos del capítulo 6, Pablo reafirma: “Solo la cruz de Cristo” y “el amor práctico”. El pastor David Jang ve ahí el eje fundamental. Si la iglesia de Galacia vive conforme a esta verdad, superará la confusión generada por los legalistas, y experimentará la alegría y la libertad auténticas. Hoy, al igual que antes, esta enseñanza sigue siendo esencial para afrontar tanto el legalismo como el secularismo que amenazan la integridad de la fe. Gálatas 6 reitera el núcleo inmutable del evangelio y la forma en que ese núcleo se despliega en la vida de la comunidad.

A lo largo de la historia eclesiástica, el “legalismo” ha tomado múltiples formas, erosionando la pureza del evangelio. Durante la Edad Media, se manifestó, por ejemplo, en la venta de indulgencias, y en la Reforma, Lutero volvió a proclamar el “solo por la fe, solo por la gracia, solo por la Escritura”. Hoy, tampoco faltan quienes ponen el énfasis en “logros visibles” o “el cumplimiento de ciertas reglas” más que en la gracia. De nuevo, Gálatas 6 nos recuerda el corazón del evangelio: “estar centrados en la cruz” y vivir “una libertad que se manifiesta en el amor”.

En Gálatas 6:18—“Hermanos, la gracia de nuestro Señor Jesucristo sea con vuestro espíritu. Amén”—, Pablo finaliza. En casi todas sus cartas, cierra deseando “la gracia de nuestro Señor Jesucristo”. Esto indica que la fe, que nace de la gracia, se sostiene por la gracia hasta el final. El tema de la “libertad en el evangelio” de Gálatas también surge de este concepto: todo empieza y termina en el favor inmerecido de Dios. Aunque seamos débiles, la cruz nos ha redimido y ahora somos criaturas nuevas. Y al ser amados por Dios, podemos amar a los demás con generosidad y servicio. De este modo, la iglesia brilla ante el mundo con una fuerza que ningún poder terrenal puede imitar.

El pastor David Jang destaca que el evangelio no persigue un mero “salvarme a mí mismo para ir al cielo”, sino que implica una “salvación expansiva” que alcanza la comunidad y, por ende, el mundo. Gálatas 6 insta a la iglesia de Galacia (y a la nuestra) a ejecutar este principio, superando las mentiras legalistas para consolidarse como un lugar de verdadera libertad y gozo. En el siglo XXI, este texto conserva toda su vigencia. Debemos dejarnos guiar por el Espíritu, reconociendo que no tenemos nada de qué jactarnos fuera de la cruz, compartiendo las cargas de los demás, dando de comer al hambriento, sosteniendo a quienes nos enseñan la Palabra y perseverando en el bien.

Así, la recomendación final de Gálatas no se basa en la obligación fría, sino en la gratitud y el gozo que brotan de la cruz. Cuando cada creyente vive ese amor tangible, la iglesia despliega una influencia hermosa que el mundo no puede imitar. No es “la ley” la que nos mueve, sino “la gracia” emanada de la cruz de Cristo; esta es la auténtica libertad y el fruto del Espíritu.

En definitiva, Gálatas 6 nos ofrece un resumen profundo de la iglesia que sabe vivir su libertad en el evangelio. Pese a la confusión causada por los legalistas, Pablo se aferra a “solo la cruz” y señala que esa cruz desemboca en la edificación de una comunidad solidaria. El mismo modelo vale hoy: la iglesia existe para predicar la cruz de Jesucristo, y la evidencia de esa cruz es el amor traducido en acción. El pastor David Jang realza que el evangelio no es solo teología o discurso, sino “poder de Dios que transforma la vida y la comunidad”. Si meditamos en Gálatas 6 y lo aplicamos, adoptaremos la pasión y convicción de Pablo, quien podía decir: “Yo llevo en mi cuerpo las marcas del Señor Jesús”. Así, la iglesia brillará de generación en generación, conservando la llama del evangelio a pesar de la penetración del legalismo o del secularismo.

Contemplando la despedida de Gálatas, llegamos a la conclusión de que “la gracia de Cristo hace posible todo lo demás”. Este es el tesoro que recorre toda la carta y que constituye su mensaje esencial. Cuando esa gracia madura en formas concretas de amor, la iglesia encarna la verdadera libertad y se convierte en instrumento de testimonio del reino de Dios. Ni la circuncisión ni la incircuncisión valen nada; lo que importa es una nueva creación que sirva al prójimo, no ostente más gloria que la cruz de Cristo, se alegre de llevar las marcas de Jesús y produzca el fruto del Espíritu al practicar el bien. Eso constituye el núcleo de Gálatas 6 según la enseñanza de David Jang: un mensaje plenamente vigente hoy, que insta a la iglesia y a los creyentes a usar la gracia recibida para servir a los demás. Amén.

The Cross and the Practice of Love – Pastor David Jang

I. The Background of Galatians 6 and the Problem of Legalism

Galatians 6 is the final section of the letter the Apostle Paul wrote to the churches in Galatia. Throughout this epistle, Paul aims to reaffirm the central truth of the gospel—namely, “the cross of Christ alone”—to believers who were being swayed by the teachings of legalists. Galatians deals in-depth with how the gospel and the law should interact in the early church era, or how the gospel liberates us from the yoke of the law. Leading up to chapter 6, Paul persistently refutes the errors of salvation through circumcision or the keeping of the law. Through this, Paul teaches the core of the gospel: that we are justified by faith in Jesus Christ, that we are saved by grace alone.

Pastor David Jang delves into the meaning of Galatians 6, explaining in detail why Paul concludes his letter by mentioning “the concrete practice of love” and “sharing of material goods.” In the Galatian region, certain people had infiltrated the churches and distorted the gospel, claiming that “circumcision is an essential component of salvation.” They regarded the gospel as insufficient, insisting that believers needed the traditional Jewish ritual of circumcision to make salvation more “secure.” Not only did they promote circumcision, but some even argued that one must keep the entire law for salvation to be complete. Paul strongly criticizes this as “a different gospel.” He stresses that the gospel is complete through the cross of Jesus Christ alone, and that neither circumcision nor any legal stipulation can ever be added to it. If anything at all “must be added,” it would imply that “the power of the cross is insufficient.”

Tracing the flow of the entire letter, from chapters 1 through 5, Paul argues systematically for the basic truth of the gospel that “we are saved by grace,” then in the latter part of chapter 5 he speaks of living freely by the Spirit. When he reaches chapter 6, Paul provides examples of this Spirit-led life: carrying each other’s burdens, restoring those who sin with gentleness, and so on, urging believers to recover communal love within the church. That love is not merely abstract rhetoric; it extends to “sharing material goods” in a tangible way. Thus in Galatians 6:6 and the verses that follow, Paul emphasizes, “The one who is taught the word must share all good things with the one who teaches.” This is to inform the church that it is important to meet the needs of those who serve in the ministry of the Word and share generously with them.

In this context, Pastor David Jang points out that “the first step in love is forgiveness and forbearance—helping shoulder another’s burdens—and thereafter revealing that love even more completely by giving financial and material help.” He particularly highlights Galatians 6:7, “A man reaps what he sows.” While this verse can broadly apply to the principle that all good or evil deeds eventually yield fruit, we cannot ignore the immediate context of material support for those who teach. Paul has in mind the “material sowing” and the corresponding harvest in no small measure.

However, Paul certainly does not intend a mere prosperity-gospel message of “If you sow, you’ll get an even bigger material reward.” Whenever Paul speaks of material matters, two major premises underlie his words. First, serving one another in Christian community with love and caring for the poor is “the practical outworking of the gospel.” Second, he is convinced that “we will never fall into lack even if we give generously,” because God’s grace abounds. In 2 Corinthians 9, Paul uses the imagery of God giving both seed to sow and bread to eat, urging believers to share freely in the confidence that “the Lord provides not only for your current needs but also for the seeds of the future.” Similarly, Galatians 6:9—“Let us not become weary in doing good, for at the proper time we will reap a harvest”—comes in the same context. Believers are exhorted not to lose heart in doing good, but to trust that God will ensure they ultimately reap at His appointed time.

Still, Paul is aware that emphasizing material sharing in the church could spark misunderstandings like “The church talks about money too much” or “I feel burdened to give.” Hence he writes in Galatians 6:7a, “Do not be deceived: God cannot be mocked.” It is a reminder that “God is not a beggar” while also urging that “our giving must be done not grudgingly or under compulsion, but rather with genuine love and gratitude.”

Ultimately, the final admonitions of Galatians 6 emphasize that the gospel and the fruit of the Spirit must manifest as “the concrete practice of love.” Contrary to the Judaizers’ erroneous claim that strict adherence to external legal requirements is what makes a “real Christian,” Paul teaches that “those who have been set free from sin through the cross should demonstrate the power of the gospel by practically helping and sharing with one another.” Galatians 6:10 underscores this core principle: “Therefore, as we have opportunity, let us do good to all people, especially to those who belong to the family of believers.” Believers are to begin within the church, looking after one another so that there is no one in need, and let that love flow out beyond the church to the world. Pastor David Jang interprets Galatians 6 in a very practical way, framing it as “the practical gospel aimed both at the church and the outside world.”

In this manner, Galatians effectively concludes its main discussion by verse 10, then transitions to the closing remarks starting from verse 11. Paul says, “See what large letters I use as I write to you with my own hand.” Unlike Romans or other letters that were dictated, Galatians is believed to have been penned directly by Paul himself, possibly hinting at his poor eyesight that forced him to write in large letters. Whatever the reason, Paul underscores the importance of his message for the Galatian church. In his final words, he once again warns against “those who continue to champion legalism,” urging the Galatian believers not to waver under their false teachings.

II. Concrete Practice of Love and Material Assistance

Paul’s manner of referencing “love” and “sharing” in Galatians 6 is extremely realistic and action-oriented. If in 1 Corinthians 13 Paul details the attributes of love—“Love is patient, love is kind…”—then in Galatians 6 he illustrates “how love should actually be expressed in the community.” Pastor David Jang notes that this is “Paul, who was accustomed to city-based missions, providing a concrete model of living out the gospel in everyday life.” The Galatian believers had received the gospel and been born again by grace, but they were in danger of returning to a more “legalistic lifestyle,” confused by the subtle doctrines of the Judaizers. Amid this dilemma, Paul clarifies: “If you live by the Spirit, you should bear the fruit of the Spirit. The first of these fruits is love, which ultimately involves helping bear one another’s burdens and sharing material resources. It is not circumcision or legal regulations that certify one as a true Christian, but rather taking care of one another materially and practicing true communal love. That is the real outworking of the gospel.”

Specifically, Galatians 6:6—“The one who is taught the word must share all good things with the one who teaches”—reveals the spirit of koinonia that the early church pursued. As seen in Acts 2 and 4, the early church shared possessions and property so that no one was in need. Yet not every church practiced this perfectly, and Paul continually exhorted them regarding this aspect. In the Galatian church, there was a possibility that those who preached the Word might be suffering financially without support, while some believers questioned, “Do we really need to compensate preachers or teachers materially?” Hence Paul’s instruction: “Do not neglect those who are dedicated to the ministry of the Word; share all good things with them.”

Pastor David Jang emphasizes that this principle applies to churches today as well. If in a church the pastor, teacher, or missionary serving the Word is in material hardship, and the congregation disregards it, that cannot be called communal love. One might think that talking about money is “not spiritual,” but Scripture never dismisses financial matters as merely superficial. On the contrary, money is an important “spiritual litmus test” and a crucial means by which believers demonstrate their maturity. That is why in 2 Corinthians Paul says, “Whoever sows generously will also reap generously; whoever sows sparingly will also reap sparingly,” urging believers to give joyfully and practice good works. Likewise in Galatians 6:7—“A man reaps what he sows”—Paul reminds them of the spiritual truth that “when love is sown through action, especially material giving, it yields a beautiful harvest.”

Of course, we must guard against misusing this principle by promising immediate doubled returns, a notion often promoted by excessive prosperity theology. Paul’s intent is that “doing good is never in vain, and in God’s time it produces a wonderful harvest.” This does not mean that righteous deeds will always be rewarded in only material ways; rather, it suggests that in the spiritual realm, for the benefit of the community, and under God’s providence, generosity will certainly bear fruit in abundance. Galatians 6:8 states, “Whoever sows to please their flesh, from the flesh will reap destruction; whoever sows to please the Spirit, from the Spirit will reap eternal life.” This contrasts the outcome of living under selfish desire—leading to ruin—with living for others in the Spirit—leading to eternal value and fruit.

Pastor David Jang highlights how Galatians 6:9–10—“Let us not become weary in doing good, for at the proper time we will reap a harvest if we do not give up. Therefore, as we have opportunity, let us do good to all people, especially to those who belong to the family of believers”—provides the missional direction and ethical foundation for the church. Persevering in acts of love is not easy. The constant demands of caring, giving, and sharing can lead to burnout or disappointment. Those we help might not always express gratitude; some might even take advantage of our kindness. Yet Paul encourages us, “Do not lose heart. Ultimately, our acts of good will not be in vain, and we will surely reap in God’s kairos time.”

This also applies to the church’s stance toward society. Paul urges believers to “do good to all,” while especially prioritizing “the family of faith.” The first priority is to help brothers and sisters in the church; at the same time, the church must not ignore the destitute outside its walls. As Jesus taught in Matthew 25—“Whatever you did for one of the least of these brothers and sisters of mine, you did for me”—the church, as the body of Christ, cannot overlook the poor and marginalized. It is the ethical duty of those saved by grace, and it is how the Christian community functions as salt and light in the world.

In the latter part of Galatians 6, verse 14 proclaims, “May I never boast except in the cross of our Lord Jesus Christ.” Paul’s ultimate message is “only the cross,” and this cross completely overturns our lives and recreates our foundation. The Judaizers tried to prove their religious zeal by performing circumcision, making it a source of personal pride. Paul, however, declares, “The cross alone is our boast. Because of Christ, the world has been crucified to me, and I to the world.” In other words, “The values and judgments of the world no longer hold any power over me. I belong solely to Christ; I bear His stigma.” Pastor David Jang encourages believers to meditate on what this means for our attitudes and lifestyles—namely, how we should truly “die to the world and live only for God.”

Then in Galatians 6:15 we read, “Neither circumcision nor uncircumcision means anything; what counts is the new creation.” Once again, Paul underscores that external signs or adherence to the law do not matter; the real question is whether one is a “new creation.” At the Jerusalem Council (Acts 15), it was already concluded that the gospel is the power of God for salvation to both Jews and Gentiles alike. Anyone who tries to add something like circumcision to that distorts the gospel severely. Paul’s blessing in 6:16—“Peace and mercy to all who follow this rule—to the Israel of God”—can be understood as a benediction on those who “stand firm in concrete acts of love and a cross-centered faith.”

Pastor David Jang’s key point is that although Galatians begins with “doctrine,” it ultimately propels us toward “practice.” The gospel is not merely a declaration to distinguish right from wrong but something that must bear fruit in the church community as believers love one another, and then extend to the world as salt and light. In that sense, Galatians 6 deals with “the bearing of fruit in the gospel” as its concluding message. Serving within the fellowship of faith, helping the needy, and materially supporting those who minister the Word—these practical acts answer the exhortation of Galatians 5:25 to “walk by the Spirit.”

Through such instruction, the church can set its direction rightly and be continually challenged to ask, “Are we truly holding on to the genuine gospel? Are we sharing the power of that gospel both inside and outside the church?” No longer does the law condemn or enslave us. We have gained freedom, and we must “serve one another humbly in love” (Gal. 5:13) with that freedom. Love sometimes entails forgiveness and forbearance, and it often takes the form of concrete assistance. This is the joy of the church and the message it must convey to the world.

In sum, Pastor David Jang’s exposition of Galatians 6 shows “how sacred doctrine and the most practical realm of material concerns are never separated.” No matter how outstanding our theology or confession may seem, if we ignore our neighbor’s actual needs, we are not living out the gospel. The gospel not only frees us spiritually through the cross, but it also opens a new possibility of sharing our money and time in love for our neighbors. Thus Paul concludes Galatians by emphasizing both “the practice of love” and “the centrality of the cross.”

III. The Cross-Centered Gospel and the Fulfillment of Faith

In the final verses of Galatians 6, particularly verses 17–18, Paul writes about “bearing the marks of Jesus” on his body, and closes with “The grace of our Lord Jesus Christ be with your spirit, brothers and sisters. Amen.” These words encapsulate Paul’s deep affection and vision for the believers in Galatia. “From now on, let no one cause me trouble,” expresses Paul’s emotional weariness from the mental and spiritual anguish caused by the false claims circulating in the Galatian churches, while also firmly declaring, “Do not waver any longer.” The gospel that Paul himself had taught them was genuine truth; no “human teaching” or “legalistic tradition” could be added to or replace the gospel.

Paul claims that he bears “the marks of Jesus (stigmata)” on his body. The term stigma refers to a branding on a slave or livestock, or the tattoo that identified a soldier’s allegiance—essentially, a mark of ownership. For Paul, it means “I belong to Christ.” In fact, Paul endured repeated whippings, imprisonments, stonings, and other extreme hardships. His scars were physical proof of his life as a missionary, testifying to the fact that he was “Jesus’ servant” and “Jesus’ possession.” Pastor David Jang points out that these scars were Paul’s spiritual badge of honor and evidence of his apostolic authority. Hence Paul could say he would boast only in the cross.

Meanwhile, the Judaizers were proud of their religious tokens—“the fleshly mark” of circumcision. Paul counters, “The mark I have—Christ’s brand—is a result of true gospel ministry. I exist only for Christ.” The legalists saw their “religious markings” as sources of pride, but for Paul, external marks were worthless. In Galatians 2:20, Paul had already declared, “I have been crucified with Christ and I no longer live, but Christ lives in me,” and in 6:14 he echoed, “The world has been crucified to me, and I to the world.” This was not hyperbole but the reality of Paul’s life.

Hence the conclusion of Galatians is that those who have been “reborn through the gospel” must “boast only in the cross” and lead a life of “building up the community in love.” This is the comprehensive teaching Paul wanted to deliver to the churches in Galatia, and it remains a vital message for today’s church as well. Pastor David Jang cautions that various forms of “legalism” can still creep into the church. People often add something to the gospel, saying, “You need to keep these practices” or “You must go through these ceremonies.” But the gospel is inherently complete. Our salvation is fully secured by the cross of Jesus Christ. Once we add anything to it, it is no longer “Christ alone” but “Christ plus something,” and the gospel’s purity is lost.

Conversely, some misunderstand that “We are freed from the law” means we can live irresponsibly or indulgently. Therefore, Paul warns in Galatians 5:13, “Do not use your freedom to indulge the flesh; rather, serve one another humbly in love.” The thinking, “We’re under grace, so it doesn’t matter how we live,” is never a genuine fruit of the gospel. A truly gospel-centered person, overwhelmed by gratitude for the cross, responds with “voluntary devotion and sharing” in love for others. This is precisely what Galatians 6 portrays: believers carrying one another’s burdens in love and sharing “all good things” with those who teach the Word.

Ultimately, the church attains true wholeness when the core of the gospel—the cross—and the practical expression of that love unite. Pastor David Jang teaches that “continually striving for this wholeness is the essence of the church’s calling,” and it is also “the most crucial message we can glean from Galatians.” Despite its relatively short length, Galatians contains the essence of gospel theology and the heart of communal ethics. Paul’s urgency and passion resonate throughout, revealing his profound love and concern for the church. The epistle closes with a heartfelt benediction—“The grace of our Lord Jesus Christ be with your spirit, brothers and sisters. Amen” (6:18)—which applies not only to the Galatian believers but to every Christian who reads it today.

Far from being a mere polite farewell, this blessing is the climactic statement that sums up the entire letter. Life in the gospel is based not on human merit or works, but on “the all-sufficient grace of God.” All we can do is live in gratitude for that grace and share it with others. As 2 Corinthians 5:17 says, “If anyone is in Christ, the new creation has come,” meaning that believers are endowed with a new identity. There is no need for legalism or performance-based validation. At the same time, grace never condones complacency or irresponsibility. Those truly touched by grace will inevitably bear its fruit in their daily lives. Within the church, this manifests as carrying one another’s burdens, and beyond that, it extends to good works for the poor and needy, all while boasting only in the cross.

Pastor David Jang ties these insights to the present-day church. Even now, many churches grapple with financial challenges, and conflicts sometimes arise around the subject of offerings. Some congregations think, “If the preacher stresses offerings, people will feel pressured,” so they avoid the topic of money altogether. Yet Galatians 6 shows us that it is crucial to handle finances in the church “transparently and biblically.” If a preacher or minister devoted to sharing the Word is genuinely in dire straits, the community is duty-bound to care for that person out of love. This is never about “chasing after money” but about “serving in love” and “helping one another in the abundance of God’s grace.” Such an attitude exemplifies the power of the gospel to the world.

Likewise, if anyone within the church community faces severe economic hardship, believers must not ignore them but rather help and support them. Galatians 6:10—“Therefore, as we have opportunity, let us do good to all people, especially to those who belong to the family of believers”—encapsulates this teaching. No one in the church should be left marginalized; because “the household of faith” is indeed God’s family, believers should direct loving attention and practical aid there first. From there, love should flow outward to the world. As Jesus says in Matthew 25, giving a cup of cold water to the thirsty is akin to giving it to the Lord Himself. Embracing this perspective is what makes the church truly the church.

Thus Galatians 6 emphasizes the “cross alone” at its doctrinal core while simultaneously urging “tangible, real-world acts of love.” If we have been set free from sin by God’s grace, that grace must shine forth among us and in the world. This is Paul’s concluding message. The church must employ its freedom to serve each other in love, rather than reverting to the shackles of the law or indulging selfish desires. Such service is not motivated by a desire for worldly esteem or moral superiority; rather, it arises from “a sincere wish to share what we have already received, thereby bringing glory to God.” That is the fundamental calling of the church.

In the end, the message of Galatians is that those liberated from the yoke of the law and human righteousness should exercise that freedom in love. If people promoting “circumcision” or other impressive religious rituals infiltrate the church and sow confusion, the gospel becomes distorted and its vitality can be lost. Conversely, when believers cling firmly to the cross and practically live out their freedom through acts of love, the church grows strong and the world finds hope. Pastor David Jang underscores that Galatians remains a living word for the church in the 21st century, warning us again about how easily various shades of legalism can creep in and subtly undermine the gospel.

Church history shows that in every era, some form of legalism surfaces and tries to corrupt the gospel. In the Middle Ages, it emerged through the sale of indulgences; at the Reformation, Martin Luther stood firm on “by faith alone, by grace alone, by Scripture alone” to resist it. Even today, there can be a tendency to emphasize “visible success” or “strict rule-keeping” more than the gospel itself. In this context, Galatians 6 reminds us of the timeless essence of the gospel. At its core is “the centrality of the cross,” and flowing from that cross is “the love of a people set free by grace” who serve one another.

Finally, in Galatians 6:18, Paul closes with, “The grace of our Lord Jesus Christ be with your spirit, brothers and sisters. Amen.” In every one of Paul’s letters, he ends with a blessing invoking Christ’s grace. It is a concise yet powerful theological statement: “The faith that began in grace must be sustained by grace to the very end.” The theme of “gospel freedom” in Galatians is, in the end, a manifestation of grace, and that same grace governs a believer’s life from start to finish. Despite our shortcomings, we have been made new creatures by the love and forgiveness shown us through the cross. Now we live forever by that grace. When that grace flows through us to our neighbors and to the world, the church becomes a radiant beacon that the world cannot easily mimic.

Pastor David Jang reiterates that the path of the gospel is never merely “me alone going to heaven,” but rather a “communal and outwardly expanding salvation” manifested through love and sharing. The exhortation of Galatians 6 is that the Galatian church, so dear to Paul, would carry this out and, in so doing, overcome the confusion caused by legalism to become a community of true freedom and joy. And this message applies just as much to the church of the 21st century. Under the guidance of the Holy Spirit, realizing “we have no boast except in the cross,” we should form a church community in which “we carry one another’s burdens, feed the hungry, care for the needy, share all good things with those who teach the Word, and do good to all without growing weary.”

Hence the exhortation at the close of Galatians is not a mere duty but an “active practice” that springs from deep gratitude and joy for the love of the cross. When believers, one by one, carry this out, the church’s influence becomes something truly beautiful and beyond easy imitation by the world. This is because we are driven not by a “legalistic code,” but by “the grace poured out from the cross.” That is the genuine “freedom in Christ” and the path where the fruit of the Spirit matures.

In conclusion, Galatians 6 offers a concise picture of what a church that truly enjoys gospel freedom should look like. Even amidst the confusion caused by the Judaizers, Paul stands firm on “the cross alone,” urging believers to build up one another through the love that flows from the cross. The same principle applies today. The church exists to testify to Jesus Christ and His cross, and that testimony must not remain mere words or concepts but be made visible through tangible acts of love. Pastor David Jang’s teaching reiterates that the gospel goes beyond doctrinal systems or theological debates, transforming communities and real-life settings. As we meditate on Galatians 6 and practice it, we can be confident that the zeal and conviction of Paul—who said, “I bear on my body the marks of Jesus”—will likewise be alive in us. Thus the church, through all ages, can continue to shine the light of the gospel, growing into the beautiful and holy community God desires, despite the encroachments of legalism or secularism.

Reflecting again on the closing benediction of Galatians—“The grace of our Lord Jesus Christ be with your spirit, brothers and sisters. Amen”—we arrive at the fundamental truth that “only the grace of Christ makes all things possible.” This is the treasure at the heart of Paul’s letters and the central message of Galatians as well. When our faith in that grace bears the fruit of love in concrete actions, the church becomes a community that testifies to God’s kingdom. It is not about circumcision or uncircumcision, but about being recreated in Christ, serving one another, taking pride only in the cross, bearing the marks of Jesus, and sowing the seeds of goodness. Pastor David Jang offers this timeless truth anew to our generation, urging us—though we are weak—“to rely on the grace given us and serve our neighbors.” This precisely continues Paul’s gospel legacy. Amen.

Le pouvoir de l’Évangile qui surmonte le découragement – Pasteur David Jang 


1. La nécessité d’une foi qui ne se décourage pas et la déclaration du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens

Dans notre vie, nous sommes confrontés à d’innombrables défis et épreuves. Échecs, maladies, ruptures relationnelles, difficultés financières, accidents imprévus : autant de situations qui peuvent nous conduire au sentiment de « découragement ». Quand ce découragement s’intensifie, on peut perdre la motivation, ne plus savoir où l’on va et, dans les cas extrêmes, vouloir abandonner la vie elle-même. Or la Bible ne ferme pas les yeux sur ce « découragement » ni ne le présente sous un jour enjolivé. Elle montre au contraire, à travers de nombreux récits, combien de personnages ont expérimenté le découragement, et comment ils l’ont ensuite surmonté.

Parmi les passages les plus représentatifs traitant du découragement, on trouve le chapitre 4 de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens. L’apôtre Paul y répète par deux fois qu’il ne se décourage pas (versets 1 et 16). Pourtant, au cours de ses voyages missionnaires pour annoncer l’Évangile, Paul a vécu des agressions avec jets de pierres qui l’ont laissé à l’article de la mort, il a enduré l’emprisonnement et l’injustice (2 Co 11). Malgré cela, dans le chapitre 4, il déclare : « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir » (v. 8, en référence). Comment une telle confession de foi est-elle possible ?

Le pasteur David Jang, qui a longtemps œuvré au sein et en dehors de l’Église coréenne, enseigne comment « le secret pour triompher du découragement », tel que le décrit le chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens, peut s’appliquer aux croyants et aux Églises d’aujourd’hui. Il souligne que « la victoire sur le découragement dont parle Paul ne relève pas simplement de la force mentale ou de l’optimisme, mais qu’elle est enracinée dans la puissance de l’Évangile ». Au verset 7 du chapitre 4, Paul affirme : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre ». Le « trésor » désigne l’Évangile de Jésus-Christ, et le « vase de terre » symbolise la faiblesse humaine. Notre fragilité nous expose au découragement, mais l’Évangile contenu en nous déploie une puissance extraordinaire qui permet de le surmonter. Cette image du « vase de terre et du trésor » est le thème central de ce chapitre 4, et le pasteur David Jang explique : « Même si cette parabole semble facile à comprendre, s’en saisir concrètement dans notre vie conduit à une expérience étonnante de victoire sur le découragement ».

En outre, Paul déclare que, bien que notre être extérieur se détruise, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour (2 Co 4 : 16). Cela suggère que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés peuvent constituer une opportunité de croissance spirituelle. Sur le plan humain, tout paraît empirer, mais le croyant, solidement enraciné dans l’Évangile, voit sa vie intérieure s’approfondir et se fortifier. En effet, même en prison, Paul écrit des lettres pour encourager les Églises et prendre soin du découragement des autres croyants. Le pasteur David Jang commente : « Le découragement est une réalité inhérente à la condition humaine, mais pour celui qui porte l’Évangile vivant, le découragement n’est jamais le mot de la fin ».

Ainsi, le problème du découragement occupe une place importante dans la foi chrétienne. Lorsque l’on fait le bilan d’une année ou que l’on se prépare à une nouvelle période, ou encore à l’improviste face à une épreuve, nombreux sont les croyants qui passent par des phases de découragement. Si l’Église néglige ce domaine, la consolation et la puissance de l’Évangile risquent de se réduire à un simple slogan. Comment surmonter concrètement le découragement et aider les fidèles à le faire au sein de la communauté ? Dans les sections suivantes, nous présenterons la « feuille de route pour surmonter le découragement » inspirée des enseignements du pasteur David Jang et du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens.


2. Le vase de terre et le trésor: principes théologiques et spirituels pour triompher du découragement

Pour comprendre l’affirmation de Paul « nous ne perdons pas courage », il est essentiel d’approfondir le verset 7 du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre ». Paul qualifie l’être humain fragile de « vase de terre ». Un vase de terre se casse facilement, ne brille pas particulièrement et n’a pas une grande valeur. En revanche, le « trésor » qu’il contient est l’Évangile de Jésus-Christ et la puissance de salut qu’il apporte. Paul soutient qu’un être humain confronté au découragement peut vivre sur un tout autre plan grâce à cet Évangile.

  1. La faiblesse humaine (le vase de terre)
    L’une des raisons majeures du découragement est la confrontation à nos limites. Quand on a beau s’efforcer mais que la situation ne s’améliore pas, ou quand on accumule échecs et déceptions, on devient facilement dépressif. Le pasteur David Jang explique : « Si l’on n’admet pas être un vase de terre, on sombre dans l’orgueil ou, à l’inverse, dans le désespoir ». En d’autres termes, reconnaître notre condition de « vase de terre » nous préserve à la fois de l’autosuffisance excessive (« Je peux tout faire ») et du désespoir radical (« Je suis nul »). Cela nous donne un équilibre salutaire.
  2. La puissance de l’Évangile (le trésor)
    Par contraste avec la faiblesse propre au « vase de terre », le « trésor » de l’Évangile a une valeur infinie. La rémission des péchés et la vie éternelle, rendues possibles par la croix et la résurrection de Jésus-Christ, constituent une puissance incomparable. Le pasteur David Jang souligne : « Le découragement naît pour la plupart de nos limites, de nos fautes ou de la pression de notre environnement, tandis que l’Évangile révèle la volonté et l’amour de Dieu, qui dépassent ces limites ». Ainsi, sortir du découragement exige une expérience réelle et vécue de ce trésor qu’est l’Évangile.
  3. Un ministère issu de la grâce et de la miséricorde
    Au verset 1 du chapitre 4, Paul déclare : « Ayant reçu ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage ». Cela signifie que la base pour vaincre le découragement n’est pas « mes capacités », mais « la grâce de Dieu ». Tous les ministères (pasteur, ancien, diacre, etc.), de même que toute forme de service au sein de l’Église, découlent en réalité de la grâce. Ainsi, devant les problèmes, on peut se dire : « Ce n’est pas parce que j’en étais moi-même digne que j’ai reçu cette mission. C’est Dieu qui a tout initié, et c’est Lui qui en porte la responsabilité ». Le pasteur David Jang affirme : « Une Église qui tient fermement à cette conviction peut être ébranlée, mais elle ne s’effondre pas si facilement ».
  4. Le visible et l’invisible
    Au verset 18 du chapitre 4, Paul écrit : « Les choses visibles sont passagères, mais les invisibles sont éternelles ». Le découragement se nourrit essentiellement de ce que l’on voit : nos manques, nos échecs immédiats. En revanche, si l’on contemple la réalité éternelle et l’œuvre salvatrice de Dieu, on découvre que la difficulté présente n’est pas tout. C’est une « espérance supérieure » qui s’ouvre à nous. Cette perspective révèle combien la « vision de l’éternité » est déterminante pour surmonter le découragement.

En somme, pour surmonter véritablement le découragement, il faut saisir l’opposition entre la faiblesse de notre « vase de terre » et la puissance du « trésor » qu’est l’Évangile. Le pasteur David Jang diagnostique : « Le découragement n’est pas simplement dû à notre faiblesse ou à notre environnement, mais il surgit lorsque l’on ne fait pas l’expérience concrète de la puissance de l’Évangile ». Si l’Église conçoit ses cultes et ses services pour aider les fidèles à vivre une telle expérience, le découragement n’apparaîtra plus comme une simple « émotion négative », mais comme l’occasion d’évoluer vers une foi plus profonde.


3. L’orientation du ministère de l’Église vers une communauté sans découragement

Le découragement n’est pas seulement un phénomène psychologique individuel. Les conflits collectifs, la sécularisation, les difficultés financières au sein de l’Église peuvent aussi engendrer le découragement chez les fidèles. Si un responsable ecclésial est atteint de découragement, les conséquences peuvent être extrêmement préjudiciables pour toute la communauté. C’est pourquoi le pasteur David Jang préconise l’instauration d’une véritable « culture de victoire sur le découragement » dans l’Église.

  • Un culte et une prédication centrés sur la Parole
    Lors des cultes, il importe de prêcher avec clarté l’essence de l’Évangile, en recourant notamment à des textes comme le chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens pour rappeler que, si le découragement fait partie de notre condition humaine, l’Évangile nous permet de le surmonter. En entendant cela de manière répétée, les fidèles finissent par accepter que le découragement peut être « vaincu ».
  • Petits groupes et accompagnement pastoral
    Pour éviter que ceux qui sont découragés ne se replient sur eux-mêmes, l’Église doit veiller à un bon fonctionnement de ses petits groupes (cellules, groupes de maison, etc.). Ces espaces de partage des nouvelles personnelles et des sujets de prière permettent d’identifier les personnes profondément découragées, de les encourager et ainsi d’empêcher que leur découragement ne s’aggrave ou ne s’éternise.
  • Gestion et communication transparentes
    Bon nombre de conflits en milieu ecclésial proviennent d’un manque de transparence dans la gestion des finances, des ressources humaines ou des décisions stratégiques, ce qui peut rapidement nourrir le découragement. Le pasteur David Jang insiste : « L’Église devrait être plus transparente et équitable que le monde ». Si les responsables communiquent honnêtement aux membres les informations importantes et recueillent leurs avis, ceux-ci réagiront plus souvent avec confiance et engagement plutôt qu’avec découragement.
  • Prendre soin de la vie spirituelle des responsables
    Si le pasteur ou l’équipe dirigeante sombre dans le découragement, c’est toute l’Église qui en pâtit. Il est donc nécessaire que l’Église leur offre des occasions de ressourcement spirituel (congés, formations continues, échanges entre collègues) et s’organise afin de prévenir l’épuisement professionnel.

Dans cette perspective, Noël, Pâques ou la fin de l’année sont autant d’occasions idéales pour inviter plus largement ceux qui traversent des phases de découragement et annoncer l’Évangile avec une profondeur renouvelée. Par exemple, on peut organiser un « rassemblement de Noël pour surmonter le découragement » ou mettre sur pied un « programme de remerciement et de témoignage de fin d’année ». Les témoignages de personnes ayant fait l’expérience d’un renouveau spirituel après un temps de découragement, grâce à la prière et à la Parole, produisent souvent un grand impact. Le pasteur David Jang recommande : « Plutôt que de dire à ceux qui sont découragés “ne t’effondre pas !”, invitons-les à rejoindre la communauté : “Viens à l’Église, cherchons ensemble le chemin de la restauration” ». Ainsi, l’Église ne se contentera pas d’être un « lieu festif », mais deviendra une « communauté de guérison » où les âmes sont réellement prises en charge.

Par ailleurs, une culture de victoire sur le découragement doit s’étendre au-delà de la communauté ecclésiale pour embrasser la société environnante. Les personnes en difficulté professionnelle, en faillite ou malades se découragent aisément. L’Église peut mener des actions d’aide sociale ou proposer des services d’écoute et de conseil qui visent à « accueillir ceux qui traversent un moment de découragement et leur annoncer l’Évangile ». Lorsque les croyants accomplissent concrètement cet amour au dehors, le monde peut constater : « L’Église met réellement en pratique la puissance de l’Évangile ». Le pasteur David Jang précise : « Si l’Église se replie sur des activités internes, les fidèles eux-mêmes voient leur découragement persister. Mais lorsqu’ils vont à la rencontre de ceux qui sont en détresse, ils redécouvrent la force de l’Évangile dans leur propre vie ».


4. Noël et la victoire sur le découragement: l’invitation de l’Église à une espérance éternelle

Noël (la fête de la Nativité) est une période propice pour sortir de l’enceinte de l’Église et proclamer l’Évangile au monde. Cependant, si l’on s’absorbe dans l’organisation d’événements festifs, on peut facilement perdre de vue la question fondamentale : « Pourquoi la naissance de Jésus-Christ est-elle cruciale ? ». Le pasteur David Jang souligne que Noël doit être l’occasion « d’inviter ceux qui sont découragés à découvrir l’Évangile ». En effet, la venue de Jésus dans une mangeoire, dans la plus grande humilité, montre qu’Il s’est fait solidaire de nos faiblesses, ce qui renvoie directement à l’image du « vase de terre et du trésor » évoquée au chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens.

  • L’abaissement et le vase de terre
    En naissant dans une crèche, Jésus a renoncé à sa « gloire divine » pour embrasser pleinement notre vulnérabilité. C’est le signe que Dieu est venu Lui-même au cœur de notre condition de « vase de terre ».
  • La croix et le trésor
    La naissance de Jésus mène à la croix et à la résurrection. L’Évangile est ce « trésor » qui montre pourquoi l’humanité a besoin du Christ et de quelle manière Il nous sauve. Le découragement peut donner l’impression de s’achever dans la mort, mais le fait que Jésus ait triomphé de la mort est le coup de grâce qui abat le découragement.
  • L’espérance éternelle
    Noël est la proclamation de « Dieu avec nous », l’Emmanuel. C’est la réalisation concrète de cette dimension invisible et éternelle. Au moment où beaucoup ressentent de la lassitude en fin d’année, l’Église doit ouvrir une porte vers cette espérance éternelle.

Concrètement, une Église peut inviter, à l’approche de Noël ou au tournant de la nouvelle année, des personnes en proie au découragement à participer à un séminaire ou à une étude biblique sur le thème « Comment surmonter le découragement ». En se basant sur le chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens, on pourra expliquer le lien entre découragement et Évangile, illustré par des exemples concrets (témoignages), avant de continuer le partage en petits groupes. Les visiteurs, même s’ils ne sont pas familiers de l’Église, percevront alors : « Ici, l’on ne se contente pas d’événements festifs, on s’occupe vraiment de mes difficultés ». Le pasteur David Jang conseille de veiller à « ne pas employer un langage trop religieux, mais plutôt de faire preuve d’empathie face aux réalités vécues, tout en reliant naturellement ces réalités aux principes bibliques ». Si dans ce cadre, des personnes découvrent l’Évangile pour la première fois et arrivent à briser le cercle vicieux du découragement, c’est un motif de joie et d’action de grâce pour toute la communauté de foi.

Par ailleurs, quand l’Église entreprend des actions de solidarité (visites, distribution de cadeaux, soutien matériel) à l’occasion de Noël, elle peut simultanément transmettre le message « Dieu est venu nous rejoindre dans notre faiblesse ». Au lieu de s’en tenir à un geste unilatéral d’assistance, on peut expliquer clairement : « À l’image de Jésus qui a endossé nos fragilités, nous voulons aussi porter celles de notre prochain ». Tant celui qui donne que celui qui reçoit feront alors l’expérience tangible d’un « Évangile qui triomphe du découragement ». Si l’Église s’attache ainsi à mettre en évidence le sens profond de Noël – « Dieu qui s’est approché de nous même au sein de notre désarroi » – par un témoignage vivant, la société découvrira que « l’Évangile détient effectivement un pouvoir de libération face au découragement ».

En définitive, pour dépasser le découragement, il faut que toute la communauté ecclésiale s’enracine dans l’enseignement du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens et réforme sa culture et ses divers ministères. Lorsque l’Église proclame la puissance de l’Évangile dans sa prédication et son culte, prend soin de ceux qui souffrent de découragement dans ses groupes de partage et ses instances dirigeantes, puis saisit les occasions de Noël ou autres temps forts pour inviter et soulager ceux qui sont découragés, elle grandit progressivement en « communauté de la joie et du courage ». Le pasteur David Jang qualifie cette démarche de « mise en pratique concrète de l’Évangile » ; en effet, « quand l’Évangile ne reste pas au stade d’une connaissance intellectuelle ou doctrinale, mais qu’il répond à la question concrète du découragement en prouvant sa puissance dans la vie quotidienne, alors seulement l’Église peut offrir une authentique espérance au monde ».