La lumière de la vérité  –  Pasteur David Jang


1. Vérité et autorité révélées dans l’interrogatoire de Pilate

La situation dans laquelle Jésus est amené devant Pilate et soumis à un interrogatoire se trouve détaillée dans la seconde partie de Jean 18 et le début de Jean 19. Cette scène se déroule à la fin de la vie publique de Jésus, juste avant sa crucifixion. Elle constitue à la fois un moment dramatique et théologiquement crucial dans le procès qui aboutira à la mort de Jésus sur la croix. Le passage décrit Jésus se tenant devant le gouverneur romain, Pilate, après avoir été arrêté et jugé par les grands prêtres et le tribunal religieux juif. En particulier, les paroles et l’attitude de Jésus au cours de l’interrogatoire de Pilate, ainsi que la réaction de Pilate, mettent en évidence, de manière frappante, ce qu’est la vérité. En même temps, l’hypocrisie et la culpabilité des chefs religieux juifs, associées à la dynamique perverse de la foule, sont exposées au grand jour.

Lorsque Jésus est conduit devant Pilate, il vient déjà de passer une nuit à subir les interrogatoires des chefs religieux, qui l’ont finalement accusé de blasphème pour s’être proclamé “Fils de Dieu”. Cependant, les Juifs ne pouvaient pas légalement exécuter la peine de mort selon leurs propres coutumes ou lois (Jn 18:31). Ils livrent donc Jésus à Pilate, dans le but d’obtenir de lui une condamnation à mort, puisque seul le gouverneur romain – représentant le pouvoir de Rome – était habilité à autoriser et à exécuter une sentence capitale en Judée.

La première question de Pilate, lorsqu’il fait face à Jésus, est : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Jn 18:33). Les chefs juifs avaient transformé l’accusation portée contre Jésus en une accusation de rébellion contre Rome, alléguant qu’il se proclamait “roi des Juifs” et menaçait ainsi l’Empire romain. Mais Jésus répond clairement qu’il n’est pas un roi au sens terrestre et politique. Il déclare : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36), montrant ainsi qu’il n’a aucune intention de s’emparer de quelque trône politique dans la structure romaine ou juive, ni d’exercer un pouvoir terrestre par la force. Pour Pilate, c’est une déclaration d’une grande importance : en tant que représentant de Rome, il craignait avant tout les révoltés politiques ou les traîtres à l’empire. Or, Jésus précise que son Royaume n’appartient pas à l’ordre politique ni aux puissances séculières dont Pilate est un acteur.

Cette parole de Jésus recèle deux significations profondes. Premièrement, le royaume de Jésus est le royaume éternel de Dieu, un royaume où règnent la vérité et l’amour. Il ne s’appuie pas sur des moyens politiques ou militaires. Au contraire, il libère l’humanité de la puissance du péché et de la mort, offrant le salut et la vie éternelle. Deuxièmement, Jésus désamorce d’emblée le risque que Pilate puisse le considérer comme un rebelle politique. En effet, Jésus lui fait observer que si son royaume était de ce monde, ses disciples se seraient battus pour l’empêcher d’être livré aux Juifs (Jn 18:36). Aux yeux de Pilate, cette explication était sans doute convaincante : aucune résistance armée ne s’était manifestée. Jésus proclame ainsi que son Royaume est, par essence, différent des royaumes de ce monde, qui s’imposent par la force, et qu’il est donc totalement étranger à l’image de rebelle que les chefs juifs tentaient de lui attribuer.

À cette déclaration, Pilate demande encore : « Tu es donc roi ? » (Jn 18:37). C’est comme s’il disait : « Es-tu vraiment sûr de posséder une autorité royale ? » Pilate ne sait pas très bien quel est ce “royaume d’un autre ordre”, mais il pressent, au contact de Jésus, qu’il n’a pas affaire à un simple prisonnier politique. Il devine peut-être en Jésus quelque chose qui relève d’une autorité et d’une vérité supérieures. La réponse de Jésus est, encore une fois, très claire : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jn 18:37). Jésus met l’accent sur le fait qu’il est lui-même la Vérité, qu’il est venu dans ce monde pour “rendre témoignage à la vérité”. Et il précise que seuls ceux qui “appartiennent à la vérité” peuvent entendre sa voix.

La phrase « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » exprime un principe théologique et spirituel crucial. Autrement dit, peu importe l’instruction, le statut religieux ou la puissance politique d’une personne : si elle ne connaît pas la vérité, elle ne pourra pas discerner la voix de Jésus. En revanche, toute personne dont le cœur est véritablement ouvert par l’Esprit de Dieu, toute personne humble en quête de vérité – qu’elle soit gouverneur romain ou habitant d’une lointaine région de Galilée – peut accueillir la parole de Jésus comme la vérité du Roi, et le reconnaître pour qui il est. Pourtant, dans l’Évangile de Jean, on lit que Pilate, à cette déclaration, rétorque : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jn 18:38), avant de se détourner de Jésus, sans attendre de réponse. Cette remarque indique que Pilate n’a pas, ou n’a plus, de réelle disposition à écouter et à s’engager envers la vérité.

Par la suite, Pilate déclare à deux reprises à la foule juive : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » (Jn 18:38). Pour lui, Jésus ne méritait pas la peine de mort. De plus, en écoutant directement Jésus, Pilate dut éprouver qu’il n’avait pas affaire à un agitateur politique, mais au contraire à un homme impressionnant de dignité et de pureté. Il reconnaît publiquement qu’il ne trouve aucune faute en Jésus, déclaration qui démontre la conclusion à laquelle il était parvenu. Pourtant, les chefs et la foule juive insistent pour exiger l’exécution de Jésus, allant même jusqu’à réclamer la libération d’un criminel notoire, Barabbas (Jn 18:40). Barabbas était un voleur, un agitateur, un meurtrier (Mc 15:7 ; Lc 23:19 ; Ac 3:14). Du point de vue romain, c’était un bandit si dangereux qu’il méritait la peine capitale. Mais les chefs religieux, manipulant et pressant Pilate, parviennent à faire basculer le procès en faveur d’une condamnation de Jésus.

Malgré son désir apparent d’épargner Jésus, Pilate finit par céder à la pression de la foule, aux enjeux politiques et à la menace selon laquelle : « Si tu relâches cet homme, tu n’es pas l’ami de César » (Jn 19:12). De fait, avant de le livrer à la croix, Pilate fait fouetter Jésus, pensant peut-être calmer la foule par la violence (Jn 19:1). Puis il se prête à la dérision : il fait tresser une couronne d’épines que l’on pose sur la tête de Jésus, et on l’habille d’un manteau de pourpre (Jn 19:2–3). Pilate espérait sans doute apaiser la colère populaire en infligeant à Jésus une humiliation publique, mais cela ne fait qu’attiser les cris réclamant la crucifixion.

Ainsi, l’interrogatoire de Pilate révèle que, même du point de vue du pouvoir séculier, Jésus est innocent. Pourtant, le processus conduit à ce paradoxe : l’Innocent est condamné à mort à cause de la méchanceté humaine, de l’hypocrisie religieuse, et du compromis politique. À trois reprises, Pilate déclare : « Je ne trouve aucun crime en lui » (cf. Jn 18:38, 19:4, 19:6), mais finit par entériner la crucifixion. Dans tout cela, l’Évangile de Jean souligne que Jésus est injustement condamné, tout en montrant que cette mort s’inscrit dans le plan rédempteur de Dieu.

De ce passage évangélique, on peut dégager trois points-clés :

  1. L’innocence de Jésus : Le fait que le gouverneur romain lui-même déclare à plusieurs reprises qu’« il ne trouve aucune faute en Jésus » manifeste, dans un contraste saisissant, que Jésus est sans péché.
  2. Le Royaume de Jésus n’est pas de ce monde : Jésus n’est pas un rebelle politique, ni un roi terrestre. Il est le roi de la vérité et le souverain du Royaume de Dieu. Ainsi, la parole « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36) est un repère essentiel pour l’identité du chrétien : elle indique vers quel royaume et quelle souveraineté nous devons orienter notre vie.
  3. Le rejet de la vérité par les autorités religieuses et politiques : Alors même qu’ils se réclament de Dieu et attendent le Messie, les chefs religieux juifs rejettent le Fils de Dieu pour préserver leurs intérêts et leur pouvoir. Ce faisant, ils crucifient celui qu’ils auraient dû accueillir. Cette scène illustre la manière dont, lorsque la vérité paraît, les hypocrites et les menteurs se trouvent exposés et jugés.

David Jang목사 souligne, dans cette scène où Jésus se tient devant Pilate, l’importance pour les croyants de méditer profondément sur la démarche et l’attitude que nous sommes appelés à avoir dans notre foi. Face à l’affirmation de Jésus selon laquelle il est « venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité », il invite l’Église et les chrétiens d’aujourd’hui à réfléchir à l’attitude à adopter devant les pouvoirs de ce monde. David Jang목사 parle souvent du concept de « la royauté de la vérité de Jésus » : il ne s’agit pas d’entrer en conflit ou en rébellion contre les autorités terrestres, mais de reconnaître en Jésus le souverain qui est venu donner la vie à l’humanité souillée par le péché, la mort et le mensonge. Ceux qui n’appartiennent pas à la vérité n’entendront pas la voix de Jésus et finiront par se soumettre au pouvoir du monde ou l’utiliser pour assouvir leurs convoitises. Mais ceux qui sont de la vérité, c’est-à-dire ceux qui reconnaissent Jésus comme roi, sont appelés à suivre l’exemple que Jésus a donné : bien que le Royaume de Dieu ne soit pas “de ce monde”, il y est cependant présent pour proclamer la vérité.

Ainsi, l’interrogatoire de Pilate réunit à la fois la mise en évidence de l’innocence de Jésus et la révélation du chemin rédempteur qui le conduit, malgré tout, à la croix. Quand les chrétiens méditent ce passage, ils perçoivent que l’enseignement de Jésus – l’amour, le pardon, la foi dans le Royaume de Dieu – se situe à un tout autre niveau que celui des puissances de ce monde et des intérêts religieux institutionnels. Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui ne reconnaissent pas Jésus, tout comme ceux qui, dans ce récit, n’ont pas compris qui il était. Cependant, Jésus poursuit inlassablement l’annonce de la vérité, et sa crucifixion, en apparence insensée, est la voie choisie par Dieu pour sauver l’humanité. L’attitude majestueuse et humble de Jésus devant Pilate anticipe déjà la victoire de la résurrection.

En somme, l’interrogatoire de Pilate illustre la manière dont la voie des chrétiens se distingue des puissances terrestres. Les royaumes de ce monde reposent souvent sur la violence, la coercition, la stratégie politique, le pouvoir militaire et économique – l’Empire romain de l’époque de Jésus en étant un exemple emblématique. Le “Royaume de Dieu” tel que l’exprime Jésus, au contraire, peut sembler faible et se termine même sur un instrument de torture humiliant, la croix. Pourtant, dans cette crucifixion, Dieu déploie la puissance de la résurrection et offre la véritable liberté. C’est cette « royauté de la vérité » que l’évangéliste Jean souligne de manière si saisissante.https://www.youtube.com/watch?v=2fuLEttN1gs


2. La tension entre les pouvoirs du monde et le Royaume de Dieu

La parole de Jésus à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36) a suscité, tout au long de l’histoire, de nombreuses interprétations et applications. À certaines époques, on s’en est servi pour justifier une totale séparation entre l’Église et le monde. D’autres y ont vu un appel à transformer activement les domaines politique, économique et culturel, en interprétant cette transformation comme l’expansion du Royaume de Dieu. Cependant, dans le contexte de l’interrogatoire, lorsque Jésus dit « Mon royaume n’est pas de ce monde », il affirme que son autorité ne se limite ni ne s’explique à l’aune des enjeux politiques de Pilate ou de l’horizon religieux des chefs juifs. Jésus, dans ses buts et dans ses méthodes, se fonde sur une vérité que le monde ne saurait ni comprendre ni imiter. Les détenteurs du pouvoir, eux, cherchent à instrumentaliser la “vérité” pour leurs intérêts. Jésus, au contraire, déclare : « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jn 18:37), soulignant que cette vérité n’a rien à voir avec le statut social, la force ou le pouvoir politique.

La tension entre la vérité et le pouvoir du monde se retrouve dans tout l’Évangile. Les conflits répétés de Jésus avec le pouvoir religieux, aboutissant à son procès devant Pilate, représentant du pouvoir séculier, en constituent le moment le plus emblématique. Et pourtant, ironie du sort : Pilate, en tant que représentant de l’autorité romaine qui condamne Jésus à la crucifixion, reconnaît à trois reprises qu’il ne trouve aucune faute en lui. Cela démontre, d’une part, que même le pouvoir du monde ne pouvait nier l’innocence et la pureté de Jésus, et d’autre part, que Jésus n’a pas cherché à s’opposer par la force ou la manigance politique. Il supporte en silence les coups de fouet et les humiliations. Cela révèle que la souveraineté de Jésus appartient à un ordre radicalement différent de celui des puissants de la terre.

Pourquoi, alors, les chefs juifs et la foule ont-ils eu tant d’acharnement à tuer Jésus ? Parce qu’il ébranlait l’ordre religieux établi, mettant en lumière leur hypocrisie et leur abus d’autorité, en démasquant leur manière d’opprimer les gens sous couvert d’enseignement. Ils ont donc estimé devoir l’éliminer pour préserver leurs privilèges. Sous prétexte d’accusation de rébellion à l’égard de Rome, ils ont poussé Pilate à prononcer la crucifixion. Extérieurement, on aurait pu croire à leur “ferveur religieuse”, mais ils rejetaient en réalité le Messie qu’ils disaient attendre. Ainsi, se confirme la parole de Jésus à Pilate : ceux qui ne sont pas de la vérité ne le reconnaissent pas comme tel. Pilate, de son côté, bien qu’ayant posé la question « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jn 18:38), n’a pas cherché à connaître la réponse. Au lieu de cela, il a cédé à ses propres craintes et calculs politiques. Jésus, lui, accepte de porter sur la croix la méchanceté de l’humanité et de réaliser le salut.

La question des responsabilités respectives de Pilate et des chefs juifs dans la mort de Jésus a été largement débattue par les théologiens. Qui a vraiment mis Jésus à mort ? Les Évangiles affirment que la mort de Jésus n’est pas seulement le résultat d’une manigance religieuse ou politique, ni d’un simple verdict judiciaire, mais un acte rédempteur prédéterminé par Dieu pour racheter l’humanité tout entière. En prenant sur lui le prix du péché, Jésus – le Juste innocent – meurt pour sauver les pécheurs. Les chefs religieux et Pilate n’ont été que des instruments dans ce dessein de Dieu, même si cela n’enlève rien à la gravité de leurs actes : ils ont fait périr un innocent. Le récit évangélique y voit le symbole de la culpabilité de l’humanité, dans la mesure où, par notre péché, nous participons tous à la crucifixion de Jésus.

David Jang exhorte les chrétiens à appliquer cette controverse entre Jésus, Pilate et la foule juive à la réalité contemporaine. Dans ses prédications, il souligne que Jésus continue aujourd’hui à “rendre témoignage à la vérité”. La question est de savoir si l’Église et les croyants appartiennent à cette vérité ou s’ils s’allient aux pouvoirs du monde en l’ignorant. Il avertit qu’il n’est que trop facile de reproduire l’attitude des chefs religieux juifs, qui ont sacrifié la vérité pour conserver leur statut et leur confort, tout en prétendant servir Dieu. On en voit des exemples lorsque l’Église, par désir d’honneurs humains, de richesses, ou par crainte de perdre sa place sociale, en vient à trahir l’essence de l’Évangile. David Jang목사 insiste : la “vraie autorité de Jésus” n’est pas faite pour combattre les puissances du monde, mais elle consiste en la venue de Jésus pour aimer et sauver une humanité corrompue par le péché et la mort. Si nous ne sommes pas de la vérité, nous tenterons d’exploiter ou de craindre le pouvoir séculier, au lieu de rester fidèles à l’exemple de Jésus, qui a affirmé son identité de roi sans pour autant recourir à la force.

Le choix de la foule de faire libérer Barabbas, au détriment de Jésus, demeure très parlant pour notre société actuelle. Il arrive parfois que les foules soutiennent des leaders violents ou extrêmes qui proposent de renverser l’ordre établi, en projetant sur eux leurs frustrations et désirs de vengeance. Barabbas était un agitateur, un criminel, mais certains voyaient probablement en lui un potentiel libérateur contre Rome. Jésus, en revanche, ne procède pas par la violence pour changer le monde. Il apporte la souveraineté du Père céleste dans la puissance de l’Esprit. Depuis l’extérieur, on le voit comme un roi humilié à la croix, un échec, mais la résurrection manifestera finalement sa victoire sur la mort. Ainsi, ceux qui se rattachent à Jésus sont appelés à rejeter les méthodes et les critères de réussite de ce monde. David Jang목사 y revient souvent, citant l’apôtre Paul : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres… » (cf. Ép 6:12). Ce n’est pas dans un affrontement de forces visibles que se construit le Royaume de Dieu, mais en tenant fermement la vérité et en pratiquant l’amour dans la puissance de l’Esprit.

En même temps, la parole « Mon royaume n’est pas de ce monde » ne doit pas être interprétée comme un appel à fuir totalement la société. Dans un autre passage de l’Évangile de Jean, Jésus prie pour ses disciples : « Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les préserver du mal » (Jn 17:15). Autrement dit, ils sont envoyés vivre dans le monde tout en résistant à la corruption qui y règne, guidés par la vérité et l’Esprit Saint. De plus, Jésus déclare : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20:21). Cela veut dire que, même si nous sommes citoyens du Royaume de Dieu, notre vocation est de rayonner et de transmettre l’Évangile au sein même de ce monde. David Jang목사 insiste : « Si les disciples de Jésus se retiraient pour vivre entre eux, l’œuvre de la croix resterait inachevée. » Il nous invite donc à maintenir la sainteté et la séparation d’avec le péché, tout en servant activement la société autour de nous avec la vérité et l’amour de Christ.

Néanmoins, discerner la vérité et s’y attacher ne va pas de soi. Les chefs religieux juifs, pourtant zélés pour la Loi et affirmant attendre le Messie, n’ont pas reconnu Jésus quand il est venu. Pire, ils l’ont éliminé, car sa vérité mettait en lumière leur hypocrisie. Nous ne sommes pas à l’abri d’une telle dérive. Lorsqu’une Église se satisfait de formes religieuses, qu’elle se compromet avec les avantages du monde, et néglige la vérité radicale de l’Évangile, elle risque de passer à côté de la voix de Jésus. À l’image de Pilate, elle peut bien poser la question « Qu’est-ce que la vérité ? » sans jamais accueillir celui qui est la Vérité en personne.

C’est pourquoi David Jang목사 appelle l’Église à un examen de conscience et à un retour à l’essentiel de l’Évangile. L’épisode de l’interrogatoire de Jésus par Pilate confronte chaque croyant à la question : « À quel roi appartiens-tu ? » Sommes-nous inféodés au pouvoir, à la réputation, à l’argent, à la sécurité ? Ou bien comprenons-nous vraiment le “style de règne” de Jésus, qui a manifesté dans la croix l’essence de l’amour et de l’obéissance au Père ? Le Royaume de Jésus ne s’appuie pas sur la force ou la ruse, mais s’étend au travers du don de soi et de la puissance de l’Esprit. C’est ce qui différencie de manière décisive Jésus de Barabbas, agitateur assoiffé de révolution violente.

Pour les chrétiens d’aujourd’hui, imiter Jésus devant le tribunal de Pilate signifie accepter de subir parfois la raillerie, la calomnie ou l’injustice, tout en demeurant dans la vérité et l’amour de Dieu. Lorsque les puissances terrestres nous demandent : « Mais quel est ce royaume dont vous parlez ? Qui est ce roi ? », nous devons répondre, comme Jésus, avec fermeté et clarté : « Notre royaume n’est pas de ce monde. Jésus-Christ, roi de vérité, est notre souverain. » Et ce témoignage ne doit pas seulement se formuler en paroles : il doit s’incarner dans la modestie, la douceur, le sacrifice et l’amour, à l’image du Christ, afin d’être crédible.

David Jang목사 met également en exergue le sens substitutif du geste de Jésus, qui porte devant Pilate le jugement que nous aurions dû porter. Jésus, déclaré innocent, n’a jamais commis la moindre faute ; cependant, il meurt sur la croix pour prendre la place des pécheurs que nous sommes. S’il avait été coupable, la croix n’aurait pu être un sacrifice rédempteur. Mais il s’agit là d’un amour dépassant l’entendement humain : le Fils de Dieu, devenu homme, a enduré volontairement une souffrance imméritée pour libérer de la condamnation ceux qui mettront leur foi en lui. Pour David Jang목사, se dire chrétien consiste à croire et recevoir ce don de salut, puis à laisser cette même logique d’amour guider notre conduite quotidienne.

Comment ce conflit entre l’« autorité de Jésus » et les « pouvoirs du monde » s’observe-t-il concrètement dans notre existence moderne ? Souvent, il ne s’agit pas de procès politiques spectaculaires, mais de situations ordinaires dans lesquelles on fait pression sur nous pour que nous compromettions la vérité afin de gagner des avantages personnels ou d’éviter des ennuis. Le chrétien est appelé à refuser de mentir, de flatter, de piétiner les faibles pour progresser. Il peut arriver qu’il subisse des injustices, tout comme Jésus devant Pilate. Pourtant, c’est la voie de la croix, l’imitation de Jésus. David Jang목사 affirme : « Si nous restons fermes dans la vérité face à la dérision du monde qui nie l’existence d’un roi et d’une vérité absolue, nous pourrons certes connaître la souffrance. Mais au terme de cette route nous attend la résurrection, la vie éternelle, et la gloire du Royaume de Dieu. »

Il met aussi en garde contre la possibilité que, même au sein de l’Église, des attitudes semblables à celles de Pilate ou des chefs religieux réapparaissent. Il se peut qu’une communauté chrétienne se concentre sur la splendeur de ses cultes, la multiplication de ses programmes, ou encore l’expansion numérique, tout en s’éloignant de la vérité et de l’amour. C’est alors comme si, sous couvert de dire « Seigneur, Seigneur » (Mt 7:21), on crucifiait Jésus à nouveau. Or Pilate avait certes le désir de libérer Jésus, mais il était trop faible ou opportuniste pour résister à la foule. Les chefs juifs, eux, suivaient scrupuleusement la Loi en apparence, mais, en réalité, rejetaient le cœur de Dieu manifesté en Jésus.

Ce récit illustre donc clairement comment se combinent, dans le monde, l’injustice du pouvoir, le rejet de la vérité et l’hypocrisie religieuse. Simultanément, il montre que Jésus, porteur de la vérité et de l’amour, endure tout pour opérer le salut. David Jang목사 en conclut qu’aujourd’hui encore, nous nous trouvons à la place de Pilate, face à Jésus, et confrontés à la même interrogation : « Qu’est-ce que la vérité ? À quel roi obéis-tu ? » Le croyant doit répondre : « Je suis de la vérité, donc j’écoute la voix de Jésus. Jésus est mon Roi. » Et il doit le prouver par son mode de vie, au sein de l’Église comme dans la société, en rayonnant la vérité et l’amour du Christ.

Dans cet interrogatoire de Pilate, nous voyons la proclamation de l’innocence de Jésus, l’affirmation de sa royauté fondée sur la vérité, et le constat effrayant que la foule et les chefs religieux, aveuglés par leurs craintes et leurs convoitises, ont condamné le Seigneur sans faute. Pourtant, c’est précisément par cette crucifixion, injuste aux yeux des hommes, que s’accomplit le plan divin de rédemption. Jésus meurt, puis ressuscite, détruisant ainsi la mort et inaugurant le règne éternel de Dieu. Seuls ceux qui appartiennent à la vérité, ceux qui reconnaissent Jésus comme roi, peuvent saisir ce mystère. Ils reçoivent la vie éternelle en échappant au péché et à la mort.

Pour le chrétien, ce passage rappelle la vocation à vivre “dans le monde, sans être du monde”. À la suite de Jésus qui, face à Pilate, annonce qu’il est venu rendre témoignage à la vérité, David Jang목사 insiste : de nos jours, beaucoup demandent encore : « Qu’est-ce que la vérité ? » sans parvenir jusqu’au Christ. L’Église, elle aussi, peut se laisser corrompre, nouer des alliances avec les puissances terrestres et s’éloigner de Jésus, à l’instar des anciens chefs juifs. Aussi devons-nous constamment veiller, par la prière et la Parole, à écouter le Seigneur et à proclamer sans crainte : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Cela ne signifie pas s’extraire ou fuir le monde, mais affirmer notre identité de citoyens du Ciel, inébranlables dans la vérité, et accomplir notre mission de témoignage au milieu du siècle présent.

L’interrogatoire de Pilate est donc un événement où Jésus se révèle comme “roi de la vérité” et où Pilate et les chefs juifs, tout en refusant de voir cette vérité, exposent leur propre péché. Mais, en définitive, la croix de Jésus devient le canal par lequel s’accomplit le plan rédempteur de Dieu. Et aujourd’hui, nous avons accès à la vérité qui libère du péché et de la mort. « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » : cette parole de Jésus demeure d’actualité, et David Jang목사 nous exhorte à entretenir notre foi en accueillant Jésus comme roi de notre vie. À la suite du Christ, nous devons, dans l’humilité, annoncer l’Évangile en plein cœur du monde, pour qu’il puisse, de la simple question « Qu’est-ce que la vérité ? » progresser jusqu’à la rencontre personnelle avec Jésus-Christ, la Vérité. C’est là tout l’enjeu de ce passage et la mission qui incombe aujourd’hui à ceux qui se réclament disciples du Seigneur.

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L’œuvre du Saint-Esprit dans l’Église primitive – Pasteur David Jang


1. L’Église primitive et l’œuvre du Saint-Esprit

Dans les chapitres 2, 3 et 4 des Actes des Apôtres, nous voyons clairement comment l’Église primitive s’est formée et comment elle a été transformée. Au cœur de cette transformation se trouvait toujours la puissante présence du Saint-Esprit, grâce à laquelle la vie des gens fut radicalement bouleversée. Le pasteur David Jang souligne l’importance de cette action du Saint-Esprit, expliquant que l’Église primitive était remplie de la crainte du gouvernement et de la souveraineté de Dieu. En conséquence, elle vivait dans un débordement de signes et de prodiges. Il précise cependant que ces signes et prodiges ne se limitaient pas à des miracles surnaturels visibles, comme la guérison de l’homme paralysé depuis quarante ans. Ils incluaient également des changements complètement nouveaux partant du cœur humain, tels que le renoncement à la propriété et le partage.

Dans Actes 2:43 et les versets qui suivent, nous lisons que « beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient par les apôtres », soulignant qu’à cette époque l’Église était remplie de miracles visibles. Toutefois, le pasteur David Jang insiste sur le fait qu’au-delà de ces extraordinaires manifestations visibles, il faut accorder une attention particulière au changement fondamental par lequel les croyants renonçaient à leurs biens et vivaient dans le « dépouillement ». Le fait que les croyants « mettaient tout en commun et vendaient leurs propriétés et leurs biens pour en distribuer le prix à tous, selon les besoins de chacun » montrait l’action extraordinaire de la grâce, qui, grâce à la présence du Saint-Esprit, libérait l’homme de sa convoitise et de son avidité enfouies au plus profond de lui.

Le passage d’Actes 3:6, où Pierre déclare à l’infirme assis devant la Belle Porte du temple : « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne », et le relève, symbolise la véritable richesse de la vie des premiers chrétiens. Même s’ils n’avaient pas « d’argent ni d’or », ils possédaient l’abondance de la foi, issue d’une confiance totale en la puissance du Saint-Esprit et au règne de Dieu. Pour David Jang, ce verset nous rappelle la véritable « richesse » que nous devons rechercher. Les croyants de l’Église primitive ne considéraient pas leurs possessions comme un absolu ; ils voyaient tout ce qu’ils possédaient comme un don de Dieu, qu’ils avaient à cœur de partager avec leurs frères et sœurs, tout comme ils désiraient partager la plénitude de l’Esprit qui habitait en eux. C’est à partir de cette conscience que le bien matériel n’était pas « tout » qu’est née la liberté fondamentale et la vitalité de l’Église primitive.

En outre, au chapitre 4 des Actes, l’expansion rapide de l’Église et la persistance des signes et des prodiges entraînent des persécutions extérieures et exigent, en interne, une vie de prière plus intense. Le fait que les croyants se rassemblaient pour rompre le pain, chanter des louanges et prier ensemble démontre que l’énergie ultime de l’Église ne provenait ni de l’enthousiasme purement humain ni d’une simple exaltation, mais bien de la direction puissante du Saint-Esprit. À ce sujet, David Jang souligne l’importance de la « foi en la résurrection ». En effet, la résurrection du Seigneur, qui a vaincu la mort, représente le fondement ultime de l’espérance humaine. Si la puissance du Christ, vainqueur de la mort, se manifeste encore aujourd’hui au travers de l’Église et dans la vie des croyants, alors aucune peur ne saurait subsister. C’est le sens profond de l’enseignement de David Jang.

Lorsque l’Église primitive expérimentait concrètement la foi en la résurrection et recevait la puissance du Saint-Esprit, ses membres avaient la certitude que le règne de Dieu se réalisait réellement parmi eux. Cette certitude fut l’élément déclencheur qui renversa leur mode de vie individualiste et centré sur soi, leur permettant de se consacrer les uns aux autres et de se délester volontairement de leurs possessions. Les gens commencèrent à mettre leurs biens en commun pour pourvoir aux besoins de chacun. Plutôt que de s’attacher à l’argent et à l’or, ils trouvaient leur joie dans le fait de tout offrir pour le Royaume de Dieu. C’est sur ce point que David Jang insiste, rappelant l’extraordinaire dynamisme de l’Église primitive. Il est généralement admis qu’il est difficile de donner ou de partager ses biens, car l’attachement aux possessions est un trait universel qui a dominé les hommes dans tous les siècles. Pourtant, l’Église primitive a su surmonter cet obstacle grâce à la « plénitude de l’action du Saint-Esprit ».

Actes 4:32 et les versets suivants mettent en lumière la figure de Barnabas. Ce Lévite « vendit un champ, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres ». Nous pouvons imaginer le courage et l’audace d’un tel acte à l’époque. Selon David Jang, la consécration de Barnabas illustre bien l’esprit de l’Église primitive. Il ne s’est pas contenté de donner une propriété, mais il a proclamé que sa personne tout entière appartenait à Dieu. C’est seulement à partir de cette confession que le « vrai partage » peut avoir lieu. Par ailleurs, le sens même du nom Barnabas, « fils de la consolation » (ou fils d’exhortation), est très significatif. Dans l’Ancien Testament, plus précisément en Ésaïe 40, Dieu ordonne : « Consolez, consolez mon peuple ». La vie de Barnabas manifeste précisément l’accomplissement de cette prophétie. Il témoigne que la libération du péché et la fin de l’oppression, annoncées par les prophètes de l’Ancien Testament, se réalisaient concrètement dans l’Église primitive, par son geste de consécration.

Dans l’ensemble de ce contexte, David Jang conclut que l’Église primitive n’est pas simplement un « idéal du passé », mais la véritable identité que l’Église actuelle doit retrouver. Par essence, l’Église est une communauté où l’on partage volontairement le pouvoir et les biens matériels, où l’on vit les uns pour les autres et pourvoit aux besoins mutuels. La plus grande vision qui animait alors les croyants reposait sur la foi hardie enracinée dans la résurrection de Jésus-Christ, foi dont la mise en pratique dans la vie quotidienne ne pouvait qu’étonner le monde par la manifestation de miracles et de prodiges.


2. Le dépouillement de la propriété et le partage

L’une des caractéristiques les plus marquantes de l’Église primitive est le « dépouillement de la propriété ». Les croyants, remplis du Saint-Esprit, commencèrent à renoncer à leurs possessions, ne considérant plus leurs biens et leurs richesses comme leur propriété personnelle. Le verset d’Actes 4:32 – « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme ; nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux » – illustre parfaitement la nature de la communauté ecclésiale. David Jang attire l’attention sur l’expression « la propriété est surmontée ». Au long de l’histoire humaine, l’avidité de posséder est sans doute à l’origine de la plupart des problèmes : individualisme, égoïsme, guerres, conflits, exploitation, inégalités, injustice, etc., découlent souvent de la convoitise et de la soif de propriété. Cependant, par l’action du Saint-Esprit, l’Église primitive a commencé à mettre en pratique un amour et un partage qui transcendaient la propriété, comme un avant-goût du jardin d’Éden restauré. C’est un signe révélateur de la nature profonde de l’Église.

David Jang appelle cela la « mise en commun ». Mais la mise en commun véritable ne consiste pas simplement à répartir équitablement les biens matériels ou à interdire toute forme de possession par une institution stricte. Elle implique d’abord et avant tout que, dans leur for intérieur, les croyants arrivent à cette conviction : « Tout cela n’est pas l’essentiel ». En d’autres termes, ils reconnaissent que Dieu est le véritable Maître, et que tout ce dont ils jouissent Lui appartient. Puis, lorsque cette conviction devient concrète dans leur vie, ils peuvent « lâcher prise » de tout ce qu’ils s’obstinaient à considérer comme « leur bien ». Ils parviennent alors à un cœur assez large pour partager sans réserve ce qu’ils possèdent. C’est ce que David Jang appelle la « richesse spirituelle » qu’a expérimentée l’Église primitive.

Dans Actes 4:34 et les versets qui suivent, il est écrit : « Il n’y avait parmi eux aucun indigent ». Autrement dit, il n’y avait pas de pauvres au sein de la communauté. Les croyants vendaient maisons et champs, apportaient l’argent et le déposaient aux pieds des apôtres, qui le distribuaient à chacun selon ses besoins. Historiquement, c’est l’une des démonstrations d’amour les plus frappantes de l’Église primitive. David Jang explique que, du point de vue humain, un tel acte peut sembler impossible. Mais il devint possible parce que les croyants, ayant rencontré le Christ ressuscité et comblés de la grâce du Saint-Esprit, étaient persuadés d’« avoir déjà tout reçu ». Ils n’avaient plus à conserver jalousement leurs biens ou à trembler d’insécurité pour leur avenir. Ils avaient la certitude que Dieu prendrait soin d’eux et de leur futur.

Bien entendu, cela ne signifie pas que toutes les Églises soient tenues d’instituer aujourd’hui un même système de partage des biens. Selon le récit des Actes, c’est en toute liberté que chaque croyant gérait ses biens et en faisait don, et la communauté distribuait « à chacun selon ses besoins ». L’Église primitive ne contraignait pas ses membres à donner par la force ou la pression. La vente par Barnabas de son champ, suivie du dépôt de l’argent aux pieds des apôtres, illustre parfaitement cette spontanéité. Selon David Jang, la « spontanéité » est précisément la preuve tangible de la communauté régie par le Saint-Esprit. Si l’on fait une offrande sous la contrainte ou à contrecœur, ce n’est pas la manifestation de la véritable Église. L’Église primitive avançait uniquement sous la conduite du Saint-Esprit, et par conséquent, l’amour et la consécration débordaient en toute liberté. Voilà, selon David Jang, la forme authentique de communauté où « la propriété est surmontée ».

Le pasteur David Jang exhorte l’Église moderne à imiter la pratique de l’Église primitive. Notre époque est imprégnée d’individualisme et de matérialisme. Le désir instinctif de posséder davantage, la pression liée à une compétition effrénée pour surpasser les autres en matière de ressources et de niveau de vie, pèsent lourdement. Si l’Église se contente de suivre le courant de ce monde, elle perdra de vue l’idéal de l’Église primitive : l’amour et le partage, et la priorité accordée à la richesse spirituelle plutôt qu’à l’abondance matérielle. Par conséquent, si les Églises aujourd’hui aspirent réellement à un renouvellement et à une réforme, elles doivent porter à nouveau leur regard sur la valeur du « dépouillement de la propriété et du partage » que David Jang met en avant. En effet, lorsque nous sommes réellement saisis par le Saint-Esprit, la propriété cesse de nous dominer, et nous pouvons alors offrir nos biens là où ils sont nécessaires, dans une totale liberté.

Par ailleurs, il importe de souligner que l’Église primitive ne niait pas la « réalité des besoins » ni ne l’ignorait. Dans les Actes, le partage se fait « selon le besoin de chacun ». Les frères et sœurs véritablement démunis recevaient une aide adaptée à leur situation, tandis que ceux qui en avaient moins besoin n’en recevaient pas autant. Ainsi, le partage et la mise en commun se fondaient sur les besoins réels. Voilà pourquoi le partage pratiqué par l’Église primitive ne saurait être assimilé à un « communisme » ou à une « production collective » utopique. Il s’agissait d’un amour enraciné dans l’Esprit, appliqué aux conditions concrètes de la vie. David Jang souligne l’importance pour l’Église contemporaine de retrouver ce principe de « partage centré sur les besoins » présent dans la communauté primitive.

Cependant, même dans cette Église primitive si pure et si belle, un sombre événement survient : l’histoire d’Ananias et de Saphira. Certains affirment qu’il est difficile de comprendre cet épisode dramatique du chapitre 5 sans tenir compte du contexte de « partage des biens » présenté dans Actes 4:32-37. David Jang relève ici la gravité du fait de « traiter avec légèreté ou de tromper ce qui a été consacré à Dieu ». À partir du moment où l’on s’engage à offrir quelque chose à Dieu, ce bien ne nous appartient plus. Si l’on se ravise et tente de dissimuler ou de détourner une part de ce qui était consacré, on commet un péché de « tromperie » envers le Saint-Esprit.


3. L’histoire d’Ananias et de Saphira, et le message du pasteur David Jang

Dans Actes 5:1 et les versets qui suivent, l’affaire d’Ananias et de Saphira constitue l’exemple le plus sévère de discipline (ou de jugement) dans l’Église primitive. Ces deux personnes avaient décidé de vendre leurs biens pour les consacrer à la communauté, mais ils n’en versèrent pas la totalité, en gardant une partie pour eux. Le péché ne résidait pas tant dans la somme retenue que dans la « fraude » elle-même. Une fois le bien voué à Dieu, il ne leur appartenait plus, mais en tentant de le dissimuler, ils cherchaient à tromper Dieu.

David Jang souligne à ce propos que « l’homme rempli de l’Esprit discerne la tromperie ». Dès qu’Ananias se présente devant Pierre, ce dernier lui reproche : « Pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit ?… » Pour l’homme, cela peut sembler un péché relativement mineur, mais il s’agit d’une atteinte fondamentale à la pureté, à la transparence et à la confiance absolue dans le règne de Dieu qui caractérisait la vie communautaire de l’Église primitive. C’est pourquoi Ananias et Saphira tombent morts l’un après l’autre devant Pierre. Ce drame prouve le sérieux avec lequel l’Église primitive affrontait cette menace. Alors que la communauté était en pleine croissance, l’introduction du mensonge et de la fraude aurait pu faire s’effondrer le tout.

Il est vrai que, de notre point de vue moderne, la sévérité de ce châtiment peut paraître choquante : « Pourquoi mourir pour avoir donné moins d’argent ? » David Jang explique cependant qu’en raison de la manifestation puissante et concrète de la souveraineté de Dieu au sein de l’Église primitive, le péché au sein de la communauté n’était pas considéré selon la perspective humaine. À l’époque, la majesté divine et la puissance de la résurrection du Seigneur se manifestaient de façon si évidente qu’une tromperie envers la souveraineté de Dieu équivalait à « pécher contre le Saint-Esprit ». De plus, les croyants reprenaient le principe de l’« herem » (chose vouée à Dieu) de l’Ancien Testament : une offrande consacrée à Dieu ne pouvait plus être touchée par l’homme. En cherchant à s’approprier une part de ce qui appartenait à Dieu, Ananias et Saphira ont commis un péché qui rappelle celui d’Acan dans l’Ancien Testament.

Dans l’histoire d’Acan (livre de Josué), après une victoire militaire, Dieu avait ordonné que tout le butin soit voué à l’Éternel. Mais Acan le vola et le cacha. En conséquence, l’ensemble du peuple subit une défaite et fit face à un grave danger. Ce n’est qu’une fois Acan mis à mort par lapidation que la bénédiction divine revint. Les Écritures traitent très sérieusement toute appropriation de ce qui appartient à Dieu, car un tel acte revient à nier que tout, y compris la vie et les biens, appartient au Seigneur. Selon David Jang, l’Église primitive hérita de ce « principe de sainteté ». Ainsi, le jugement mentionné dans Actes 5 peut nous sembler excessif aujourd’hui, mais dans cette Église où la souveraineté de Dieu se manifestait pleinement, il ne pouvait en être autrement.

Cette interprétation nous ramène à la question fondamentale : qu’est-ce que l’Église ? S’agit-il simplement d’un groupe religieux ou d’un rassemblement humain, ou bien est-ce réellement le lieu où le gouvernement de Dieu s’exerce ? Si l’Église est sous le règne de Dieu, elle ne peut tolérer le péché, même le plus petit. Bien sûr, nous restons tous pécheurs et nous ne pouvons atteindre la perfection. Toutefois, il est indispensable de reconnaître nos fautes comme telles et de nous en détourner. David Jang souligne que l’Église moderne doit méditer avec sérieux l’histoire d’Ananias et de Saphira. Pourquoi donnons-nous nos offrandes ? Pourquoi servons-nous ? Pourquoi vivons-nous en rendant un culte de tout notre être ? Sommes-nous vraiment sincères dans notre démarche envers Dieu ou abritons-nous derrière une façade une forme subtile d’égoïsme et de duplicité ?

En définitive, la mort d’Ananias et de Saphira a de nouveau suscité une crainte respectueuse au sein de l’Église primitive. « Toute l’Église fut saisie d’une grande crainte, et tous ceux qui apprirent ces choses aussi » (Actes 5:11). Cette crainte n’était pas une terreur angoissante qui paralysait la communauté, mais une révérence authentique envers Dieu. L’événement produisit une prise de conscience : « Pour que l’Église vive, nous devons être purs ». Le message selon lequel l’Église doit rester intègre et sincère est d’une actualité brûlante pour l’Église d’aujourd’hui.

David Jang affirme que « le plus grand miracle qui puisse se produire dans notre vie n’est pas un prodige spectaculaire, mais la transformation de notre convoitise secrète par la puissance du Saint-Esprit, et l’adoption d’une attitude de soumission totale au règne de Dieu ». La dimension financière révèle souvent l’état réel de notre foi : au-delà de notre zèle apparent pour les activités d’église, la question est de savoir si nous sommes capables de nous abandonner réellement à Dieu, au point de ne plus être dominés par nos possessions, et de bénéficier de la liberté de les partager avec joie.

David Jang interpelle ainsi les Églises contemporaines : « Face à l’histoire d’Ananias et de Saphira, y a-t-il en nous quelque chose que nous dissimulons à Dieu ? » Nous pouvons très bien accomplir en apparence de bonnes œuvres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Église, tout en gardant en nous un esprit de fraude envers le Saint-Esprit. Par exemple, lorsque nous servons ou faisons une offrande, convoitons-nous l’approbation et les éloges des autres ? Disons-nous sincèrement que nous remettons tout à Dieu alors que nous en gardons secrètement une partie pour nous ? Si nous fermons les yeux sur ces questions tout en nous enorgueillissant de notre pratique religieuse ou de nos offrandes supérieures à celles des autres, nous risquons de reproduire le drame d’Ananias et de Saphira.

Les responsables de l’Église d’aujourd’hui doivent également s’examiner et guider correctement les croyants. Si la gestion des biens de l’Église manque de transparence, si l’on ignore l’usage des offrandes, ou si un dirigeant instrumentalise l’Église à des fins de satisfaction personnelle, on s’écarte radicalement de la pureté de l’Église primitive. David Jang en appelle à ce que les responsables soient les premiers à emboîter le pas de Barnabas, qui s’est dépouillé de ses biens et est devenu un véritable « fils de la consolation ». Autrement dit, le dirigeant doit d’abord s’offrir lui-même avant d’exiger un quelconque sacrifice des fidèles. Le cœur de l’esprit de l’Église primitive n’était pas de savoir qui donnait le plus ou qui méritait plus de reconnaissance, mais bien : « Comment répondre aux besoins de chacun et nous soutenir mutuellement ? ».

Ainsi, même si l’histoire d’Ananias et de Saphira projette une ombre au moment le plus rayonnant de la vie de l’Église primitive, elle révèle en réalité la sainteté et la pureté de cette communauté. Quand l’Église est sous l’autorité du Saint-Esprit, nul mensonge ne peut y être toléré, et il s’ensuit un combat pour préserver la vérité et la sainteté. David Jang rappelle la gravité avec laquelle l’Église contemporaine devrait accueillir ce message.

De nos jours, de nombreux problèmes surgissent sans cesse au sein de l’Église : malversations financières, luttes de pouvoir, conflits entre croyants, etc., exposant l’institution ecclésiale à la critique et au discrédit de la société. Ce que nous pouvons retenir de l’Église primitive, c’est la « transformation de notre regard sur la propriété » ainsi que « l’exigence d’honnêteté et de transparence ». Il ne suffit pas d’imposer un règlement ou de mettre en place une structure ; il faut avant tout que le Saint-Esprit vienne opérer une conversion intérieure en profondeur. Selon David Jang, « lorsque le Saint-Esprit descend, le cœur de l’homme change radicalement, et l’Église cesse d’être régie par l’esprit égoïste pour se mettre au service les uns des autres ». Sans cette transformation, l’Église ne peut retrouver sa véritable identité.

À travers tous les âges, chaque fois que l’Église s’est placée sous la souveraineté de Dieu, plusieurs caractéristiques se sont manifestées. Les croyants étaient unis d’un même cœur et d’une même âme, dans l’amour, le partage, et la mise en commun de leurs biens. Bien que la convoitise humaine soit tenace, le Saint-Esprit procure la force de la dépasser et de se mettre humblement au service d’autrui. L’Église devient alors non plus un simple lieu de culte ou d’activités religieuses, mais un espace où le Royaume de Dieu se déploie réellement.

David Jang souligne finalement que la « foi en la résurrection », la « plénitude de l’Esprit » et le « dépouillement de la propriété et le partage » restent tout autant requis aujourd’hui qu’à l’époque de l’Église primitive. Nous sommes appelés à saisir cette « espérance de la résurrection », déjà active dans l’ère du Saint-Esprit, et à reconnaître que tout, jusqu’à notre propre vie, provient de Dieu et Lui appartient. C’est dans cette perspective que nous pouvons consacrer notre argent, notre temps, nos talents et notre santé à la gloire de Dieu. Lorsque l’Église, renouant avec la « sincérité et la vérité », sert Dieu dans la crainte et le respect, elle peut de nouveau expérimenter la puissance et les miracles décrits dans les Actes des Apôtres. Tel est l’appel lancé par le pasteur David Jang. Selon lui, la tâche la plus urgente et la plus essentielle de l’Église contemporaine est de restaurer ce visage authentique de la communauté croyante.

Finalement, dans l’Église primitive, les miracles et les prodiges ne se réduisaient pas à des phénomènes extérieurs. Ils étaient surtout la preuve que les cœurs et les vies étaient profondément renouvelés. Et le plus grand « signe », c’est qu’en découvrant la foi en Christ ressuscité et en étant saisis par le Saint-Esprit, les croyants formaient une communauté unie dans la charité, où ils mettaient en commun leurs biens. Nous pouvons, nous aussi, édifier l’Église dans la joie et la liberté de « déposer » nos possessions, si nous aspirons sincèrement à l’action puissante du Saint-Esprit, si nous placons la foi en la résurrection au centre, et si nous nous prosternons humblement sous la souveraineté de Dieu. Le pasteur David Jang nous rappelle sans cesse que le message fondamental de l’Église primitive n’est pas un vestige historique ni un idéal inaccessible, mais une réalité concrète et une mission qui nous sont confiées aujourd’hui. Puisque Dieu agit encore maintenant par le biais de l’Église, il nous appartient d’y répondre avec sincérité et d’entrer dans ce projet divin.

Que nous retenions bien cette leçon : lorsqu’elle fut transformée par l’action du Saint-Esprit, l’Église primitive manifesta cette transformation avant tout par le « dépouillement de la propriété et le partage », s’employant à répondre aux besoins de chacun. Animée d’une sainte crainte envers la souveraineté de Dieu, elle vivait pleinement la foi en la résurrection, repoussant même la peur de la mort. Dès lors, toute préoccupation de s’assurer un avenir matériel s’évanouissait, permettant un partage libre et généreux. L’épisode d’Ananias et de Saphira démontre cependant qu’aucune communauté n’est à l’abri de la tentation. Mais l’Église primitive a fait face résolument au péché, et ce faisant, elle a conservé intacte sa pureté.

David Jang appelle l’Église d’aujourd’hui à méditer profondément ce message. Les problèmes de finances, le manque de probité des dirigeants, les rivalités entre fidèles, résultent souvent de l’avarice et de la cupidité humaines. Si nous sommes remplis du Saint-Esprit, nous pourrons, comme l’Église primitive, prendre pleinement conscience de la souveraineté de Dieu et vivre dans la crainte sacrée et la joie de l’espérance en la résurrection. Alors, nous serons capables de nous aimer, de partager, et de convaincre le monde : « Voilà une communauté où Dieu agit vraiment ! » Le pasteur David Jang souligne qu’il est urgent et indispensable pour l’Église d’aujourd’hui de recouvrer cette essence de la foi, puisant dans l’exemple de l’Église primitive et prenant l’histoire d’Ananias et de Saphira comme un sérieux avertissement. L’Église révèle alors la puissance de l’Évangile au monde, dans la mesure où, humble et fidèle, elle se laisse conduire par le Saint-Esprit.

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La Croix et la mise en pratique de l’amour – Pasteur David Jang


I. Contexte du chapitre 6 de l’Épître aux Galates et le problème du légalisme

Le chapitre 6 de l’Épître aux Galates correspond à la dernière partie de la lettre que l’apôtre Paul adressa à l’Église de Galatie. À travers ce texte, Paul souhaite réaffirmer aux fidèles, ébranlés par les doctrines des légalistes, la vérité centrale de l’Évangile : « Seule la Croix de Christ ». L’Épître aux Galates traite en profondeur de la manière dont l’Évangile et la Loi peuvent ou doivent s’harmoniser à l’époque de l’Église primitive, et montre également comment l’Évangile libère du joug de la Loi. Jusqu’au chapitre 6, Paul réfute inlassablement l’erreur selon laquelle on obtiendrait le salut par la circoncision et l’observance de la Loi. Son enseignement insiste ainsi sur la justification par la foi en Jésus-Christ, c’est-à-dire que c’est uniquement par grâce que nous sommes sauvés, sans aucune contribution de la Loi.

Dans son étude du chapitre 6 de l’Épître aux Galates, le pasteur David Jang met en lumière la raison pour laquelle Paul, à la fin de sa lettre, fait référence à une « mise en pratique concrète de l’amour » et à un « partage matériel » avant de conclure. Dans la région de Galatie, des individus avaient infiltré l’Église et s’efforçaient de dénaturer l’Évangile, en affirmant que « la circoncision est un élément indispensable au salut ». À leurs yeux, l’Évangile seul n’était pas suffisant et, pour être « réellement certain » de son salut, il fallait aussi se conformer au rituel juif traditionnel de la circoncision. De plus, ces personnes n’en restaient pas à la seule circoncision, mais allaient jusqu’à dire que « l’observation de toute la Loi » était indispensable pour un salut complet. Paul les condamne fermement, en soulignant qu’il s’agit là d’un « autre Évangile ». En effet, l’Évangile est parfaitement accompli par la seule Croix de Jésus-Christ, et l’on ne peut en aucun cas y ajouter la circoncision ou quelque précepte de la Loi. Si le salut nécessitait un tel ajout, cela reviendrait à conclure que « la puissance de la Croix est insuffisante ».

En parcourant l’ensemble de la Lettre aux Galates, on remarque que, des chapitres 1 à 5, Paul expose et défend la vérité fondamentale de l’Évangile selon laquelle « nous sommes sauvés par la grâce ». Vers la fin du chapitre 5, il aborde la question de la vie vécue dans la liberté de l’Esprit. Puis, au chapitre 6, il donne des exemples concrets de cette vie selon l’Esprit, exhortant la communauté à « porter les fardeaux les uns des autres, à rétablir avec douceur celui qui a commis une faute », etc. Son but est de restaurer l’amour communautaire au sein de l’Église. Cet amour n’est pas un simple slogan théorique, mais inclut aussi des actes concrets, notamment le « partage matériel ». Voilà pourquoi, à partir du verset 6 du chapitre 6, Paul insiste : « Que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne ». C’est une exhortation à pourvoir aux besoins matériels de ceux qui œuvrent pour annoncer la Parole dans l’Église, à partager avec eux, parce qu’ils ont un rôle vital au sein de la communauté.

En commentant cela, le pasteur David Jang souligne que « le premier pas de l’amour consiste à pardonner, à faire preuve de tolérance et à se charger du fardeau de l’autre. Ensuite, l’amour se manifeste plus pleinement encore lorsque nous partageons concrètement nos finances et notre aide matérielle ». Au verset 7, « Ce que l’homme sème, il le moissonnera aussi », on peut l’interpréter au sens large comme le principe selon lequel « toute bonne ou mauvaise action finit par porter un fruit ». Toutefois, en tenant compte du contexte immédiat — le partage matériel avec celui qui enseigne la Parole — on comprend que Paul a particulièrement en tête la « semence matérielle » et la récolte qui en résultera.

Pour autant, Paul ne veut en aucun cas verser dans une sorte de piété matérialiste, où « celui qui sème recevrait immanquablement une bénédiction matérielle encore plus grande ». Chaque fois que Paul évoque la question de l’argent, deux grands principes sous-tendent ses propos. Premièrement, aimer et servir la communauté chrétienne, prendre soin des pauvres, constitue « une façon de vivre réellement l’Évangile ». Deuxièmement, Paul a la certitude que « Dieu pourvoit à la semence et à la nourriture », autrement dit que « même si nous donnons généreusement, nous ne tomberons pas dans le dénuement, car la grâce de Dieu est abondante ». Dans 2 Corinthiens 9, Paul l’exprime également lorsqu’il dit que « Dieu donne la semence au semeur et du pain pour sa nourriture ». Cela signifie que Dieu est Celui qui nous donne non seulement de quoi manger aujourd’hui, mais aussi la semence pour demain, et qu’à partir de cette confiance, nous pouvons donner sans crainte. Ainsi, Galates 6.9, « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car au temps convenable, nous moissonnerons, si nous ne nous relâchons pas », renvoie au même principe : faire le bien sans se décourager, croyant que Dieu nous fera récolter en Son temps.

Toutefois, Paul a conscience que cette insistance sur le partage matériel pourrait susciter des incompréhensions au sein de l’Église : certains pourraient dire « on parle trop d’argent » ou « c’est gênant de donner ». C’est pourquoi Galates 6.7 commence par cette mise en garde : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ». C’est un rappel que « Dieu n’a pas besoin de mendier », et c’est aussi un encouragement à donner « non par contrainte ou par regret », mais avec un cœur sincère d’amour et de reconnaissance.

Finalement, l’exhortation qui clôt le chapitre 6 des Galates souligne que l’Évangile et le fruit de l’Esprit doivent se concrétiser dans une « mise en pratique de l’amour ». Contrairement aux Judaïsants (ceux qui prônaient l’observance de la circoncision et des lois extérieures pour prouver que l’on est un « vrai chrétien »), Paul enseigne que « la liberté acquise par la Croix doit se traduire dans la vie réelle par une entraide et un partage concrets ». C’est dans ce sens qu’il faut comprendre Galates 6.10 : « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi ». D’abord, il nous exhorte à nous soucier les uns des autres dans l’Église, pour qu’il n’y ait pas de pauvres délaissés, et à partager nos ressources, afin que cet amour puisse ensuite rayonner aussi à l’extérieur. C’est sur cette interprétation que le pasteur David Jang insiste, soulignant que Galates 6 présente un « Évangile pratique », tant pour l’Église que pour le monde extérieur.

C’est ainsi que la partie principale de l’Épître (jusqu’au verset 10 du chapitre 6) s’achève ; à partir du verset 11, Paul amorce sa conclusion. Lorsqu’il dit : « Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main », cela montre qu’à la différence de l’Épître aux Romains ou d’autres lettres où Paul faisait appel à un secrétaire, ici, il l’a écrite lui-même, ou peut-être qu’à cause de sa mauvaise vue, il devait écrire en grosses lettres. Quelles que soient les raisons, il est clair que Paul accorde une grande importance au message qu’il livre aux Galates. Dans la conclusion, il dénonce encore une fois l’erreur de ceux qui prônent le légalisme, pour que les Galates ne se laissent plus égarer par leurs faux enseignements.


II. La mise en pratique concrète de l’amour et l’aide matérielle

La manière dont Paul parle de « l’amour » et du « partage » dans Galates 6 est très réaliste et pratique. Dans 1 Corinthiens 13, il décrit la nature de l’amour — « l’amour est patient, il est plein de bonté… » — tandis que dans Galates 6, il montre « comment l’amour se traduit concrètement au sein de la communauté ». Le pasteur David Jang y voit le fait que « Paul, habitué à l’évangélisation urbaine, propose un modèle concret de l’Évangile vécu dans le monde ». Les fidèles de Galatie, ayant reçu l’Évangile et fait l’expérience de la nouvelle naissance par la grâce, se trouvaient pris dans le dilemme suscité par les habiles discours des légalistes, qui leur laissaient penser qu’il fallait « revenir à certaines pratiques issues de la Loi ». Face à cela, Paul leur dit en substance : « Si vous vivez par l’Esprit, produisez donc le fruit de l’Esprit, dont le premier est l’amour, lequel vous pousse à porter le fardeau les uns des autres, jusqu’à vous entraider matériellement. Ce n’est pas le fait de vous soumettre à la circoncision ou à quelque règle extérieure qui fait de vous de “vrais chrétiens”, mais la mise en œuvre d’un amour concret qui prend soin de chacun. Voilà la véritable mise en pratique de l’Évangile. »

Le verset 6 du chapitre 6, « Que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne », illustre bien la notion de koinonia (communion, mise en commun) telle qu’elle était encouragée dans l’Église primitive. Dans Actes 2 et 4, par exemple, on voit comment les premiers chrétiens partageaient leurs biens, veillant à ce que personne ne manque de rien. Bien sûr, toutes les Églises ne vivaient pas cet idéal avec la même perfection, et Paul devait sans cesse rappeler et enseigner l’importance de ce principe. Dans l’Église de Galatie, il était possible que certains se disent : « Les prédicateurs et enseignants qui se consacrent à la Parole devraient-ils vraiment être soutenus matériellement ? » ou qu’on néglige leurs besoins. C’est pourquoi Paul insiste : « Ne laissez pas dans le dénuement ceux qui se consacrent à l’enseignement de la Parole, partagez avec eux toutes les bonnes choses. »

Le pasteur David Jang souligne que ce principe reste d’actualité pour l’Église d’aujourd’hui. Si, au sein de l’Église, ceux qui enseignent la Parole (pasteurs, enseignants, missionnaires, etc.) se retrouvent dans la gêne matérielle et que les membres ferment les yeux, il n’y a là aucune marque d’amour communautaire. Certains estiment peut-être que parler d’argent n’est pas « spirituel », mais la Bible ne considère jamais la question matérielle comme un sujet superficiel. Au contraire, la gestion des biens est un « test spirituel », un moyen révélateur de la maturité chrétienne. C’est pourquoi, dans 2 Corinthiens, Paul évoque l’idée de « semer beaucoup pour récolter beaucoup, et semer peu pour récolter peu », invitant à donner avec joie et à pratiquer la charité. De même, dans Galates 6.7, l’expression « Ce que l’homme sème, il le moissonnera aussi » rappelle que lorsqu’on sème l’amour de façon concrète, y compris au plan matériel, on récoltera de bons fruits en retour, selon un principe spirituel.

Bien entendu, il faut éviter toute dérive de type « théologie de la prospérité », qui réduirait l’Évangile à « si tu donnes, tu recevras aussitôt davantage ». L’intention de Paul est plutôt d’affirmer que « faire le bien n’est jamais vain et que Dieu nous permettra d’en récolter le fruit en Son temps ». Il ne s’agit pas nécessairement de retours purement matériels, mais plutôt de bénédictions spirituelles, de bienfaits pour la communauté, et même d’une moisson dans la souveraineté de Dieu. Galates 6.8 ajoute : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption, mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. » Cela signifie qu’une vie guidée par l’égoïsme aboutit finalement à une récolte corruptible, tandis qu’une vie menée dans l’amour et la charité, sous la conduite de l’Esprit, produit une récolte aux valeurs éternelles.

Le pasteur David Jang attire notre attention sur les versets 9 et 10 : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car au temps convenable, nous moissonnerons, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » Cette exhortation souligne la direction éthique et missionnaire que doit prendre l’Église. Faire le bien de façon continue n’est pas facile : notre volonté d’aider peut être mise à l’épreuve par la fatigue, la déception, et parfois nous pouvons être abusés par ceux que nous aidons. Pourtant, Paul nous encourage : « Ne vous découragez pas, car le bien que nous semons n’est pas perdu, et Dieu nous accordera la récolte en Son temps. »

Ce principe s’applique aussi aux relations de l’Église avec le monde extérieur. Paul déclare : « pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi ». Le premier cercle de solidarité concerne nos frères et sœurs dans l’Église, mais il ne faut pas oublier le reste du monde. Comme Jésus l’affirme dans Matthieu 25, « tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ». L’Église, en tant que corps de Christ, ne saurait fermer les yeux sur les pauvres et les plus faibles. C’est un impératif éthique pour les croyants sauvés par grâce, et le moyen par lequel l’Église rayonne dans le monde en tant que sel et lumière.

Dans la seconde partie du chapitre 6 (à partir du verset 14), Paul déclare : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ». Au final, ce qu’il souhaite avant tout transmettre, c’est « la Croix et rien d’autre ». La Croix a bouleversé son existence de fond en comble et a redéfini toute sa raison d’être. Les prédicateurs de la circoncision prétendaient prouver leur zèle religieux par le rituel, allant jusqu’à s’en enorgueillir. Paul, au contraire, affirme que « seule la Croix » mérite d’être mise en avant : « par elle, le monde est crucifié à mes yeux, comme je le suis aux yeux du monde ». Autrement dit, « les valeurs du monde n’ont plus d’emprise sur moi. Je suis désormais l’esclave de Christ, portant ses marques sur mon corps. » Le pasteur David Jang nous invite à réfléchir à ce que signifie « mourir au monde et vivre pour Dieu » d’une manière concrète, en nous inspirant de cette déclaration de Paul.

Dans Galates 6.15, Paul insiste : « Car ce qui compte, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais la nouvelle création. » Que l’on soit ou non circoncis n’a aucune importance ; ce qui importe, c’est d’être « une nouvelle créature ». Le concile de Jérusalem, en Actes 15, avait déjà tranché : l’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut tant des Juifs que des païens. Affirmer qu’il faut y ajouter la circoncision relève d’une grave dénaturation de la foi. Paul se montre inflexible : c’est à ceux qui « se conforment à cette règle » (6.16), c’est-à-dire ceux qui mettent en pratique la « foi centrée sur la Croix » et l’« amour concret », que Paul souhaite la paix et la miséricorde.

Le pasteur David Jang souligne que l’Épître aux Galates, après avoir posé de solides bases doctrinales, aboutit à une exhortation pratique. L’Évangile ne se borne pas à « distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux » en théorie, mais se concrétise dans l’amour vécu en communauté, ainsi qu’en étant « sel et lumière » pour le monde. Le chapitre 6 illustre précisément ce « fruit de l’Évangile ». Le service mutuel dans la foi, l’aide aux nécessiteux, le soutien matériel de ceux qui enseignent la Parole, tout cela répond à l’invitation de Galates 5.25 : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. » De ces actes concrets dépendent aussi la direction et la croissance saines de l’Église, non seulement à l’époque de Paul, mais également aujourd’hui. Ainsi, la question demeure : « Sommes-nous attachés au vrai Évangile ? Et partageons-nous concrètement cette puissance de l’Évangile dans l’Église et à l’extérieur ? » La Loi n’a plus le pouvoir de nous accabler ni de nous condamner ; nous sommes libres, et cette liberté doit servir à « nous asservir les uns les autres par amour » (Galates 5.13). Cet amour s’exprime par le pardon, la tolérance, et un soutien bien réel, y compris financier. C’est là la joie de la communauté chrétienne, et aussi le message que l’Église a vocation à transmettre au monde.

Le pasteur David Jang résume ainsi son enseignement sur Galates 6 : « La doctrine sainte et la réalité la plus concrète, celle de l’argent, ne sont pas deux domaines séparés, et la Bible nous y invite avec beaucoup de sagesse. » Même si la confession de foi est très orthodoxe, si l’on néglige d’aider concrètement un voisin dans le besoin, ce n’est plus l’Évangile. La Croix ne nous libère pas seulement d’une dette spirituelle, elle ouvre une nouvelle possibilité : donner généreusement temps et biens à notre prochain. C’est pourquoi Paul conclut l’Épître aux Galates par un appel à « l’action d’amour et au recentrage sur la Croix ».


III. L’Évangile centré sur la Croix et l’accomplissement de la foi

Dans les versets finaux du chapitre 6, notamment 6.17-18, Paul déclare qu’il « porte sur son corps les marques de Jésus » et conclut par ces mots : « Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen. » C’est la quintessence de l’affection et de la vision que Paul nourrit pour l’Église de Galatie. Lorsqu’il dit « Que personne désormais ne me fasse de la peine », il exprime la souffrance morale et spirituelle qu’il a endurée à cause des fausses doctrines propagées dans l’Église. Dans le même temps, il lance une mise en garde : « Ne vous laissez plus troubler par ces faux enseignements. Ce que je vous ai transmis est la vérité, et aucune “tradition humaine” ou “pratique légale” ne peut se substituer à l’Évangile. »

Paul affirme avoir « les marques (stigmata) de Jésus » : ce mot renvoie aux marques que l’on imprimait sur la peau des esclaves ou du bétail, ou encore les tatouages militaires indiquant l’appartenance à un chef. Paul signifie par là qu’il est « la propriété du Christ ». De fait, son corps était couvert de cicatrices dues aux coups de fouet, aux lapidations, aux emprisonnements endurés pour la prédication de l’Évangile. Ces stigmates étaient non seulement les traces physiques de la persécution, mais aussi la preuve que Paul appartenait à Jésus, qu’il était Son serviteur. Le pasteur David Jang note que ces marques étaient le « symbole de la fierté spirituelle de Paul et le sceau de son apostolat ». Voilà pourquoi il pouvait dire qu’il ne voulait se glorifier que de la Croix.

Tandis que les légalistes s’enorgueillissaient d’une « marque religieuse » extérieure (la circoncision), Paul se vantait des marques qu’il avait reçues au service du Christ. Dans Galates 2.20, il avait déjà proclamé : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » Et dans 6.14 : « Le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. » Ces paroles décrivent sa réalité quotidienne, non un simple effet de style.

Ainsi, la conclusion de l’Épître aux Galates exhorte : « Vivez comme des êtres transformés par l’Évangile », glorifiez « la Croix seulement » et servez la communauté et le monde par l’amour. Telle est la synthèse de l’enseignement de Paul à l’Église de Galatie, et c’est aussi un message crucial pour l’Église d’aujourd’hui. Le pasteur David Jang met en garde contre le risque d’une résurgence du légalisme à notre époque. Il arrive que certains veuillent ajouter quelque chose à l’Évangile : « Il faut observer tel rituel, respecter telle tradition. » Mais l’Évangile est complet en lui-même. Notre salut est pleinement assuré par la Croix de Jésus-Christ. Si nous prétendons y ajouter quoi que ce soit, alors ce n’est plus « la seule Croix », mais « la Croix plus quelque chose », et l’Évangile en est déformé.

À l’inverse, certains, croyant à la « liberté en Christ », tombent dans la licence ou la paresse spirituelle. D’où l’avertissement de Paul en Galates 5.13 : « Ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair ; mais par amour servez-vous les uns les autres. » Il n’y a rien, dans la grâce, qui autorise à « faire n’importe quoi ». Celui qui a compris la Croix éprouve au contraire de la reconnaissance et de la joie, et veut « aimer et servir son prochain ». C’est là le fruit d’une foi authentique, illustrée par Galates 6 : porter les fardeaux les uns des autres et partager ses biens avec ceux qui en ont besoin.

Lorsque la Croix, centre de l’Évangile, se conjugue à l’amour en actes, l’Église apparaît dans sa plénitude. Le pasteur David Jang soutient que c’est vers cette plénitude que l’Église doit tendre, selon l’enseignement de Galates. Malgré sa brièveté, l’Épître aux Galates contient à la fois le cœur de la doctrine de la justification par la foi et l’essentiel de l’éthique communautaire chrétienne. On y ressent l’urgence et la passion de Paul, qui aimait ardemment l’Église et se souciait de son bien. La formule finale — « Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen. » (6.18) — n’est pas une simple formule de politesse. C’est la clé qui récapitule tout le message : c’est « par pure grâce » que nous sommes sauvés. Et cette grâce nous appelle à vivre, au quotidien, avec et pour nos frères et sœurs, et pour le monde.

Vivre dans l’Évangile signifie s’appuyer non sur nos mérites ou nos œuvres, mais « entièrement sur la grâce de Dieu ». Et la réponse naturelle à cette grâce est de rendre grâce et de transmettre cette grâce à notre prochain. Comme le dit 2 Corinthiens 5.17 : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. » Dans cette nouvelle identité, plus besoin de se justifier par une forme de légalisme. Mais cela ne signifie pas non plus que « tout est permis ». Celui qui reçoit vraiment la grâce en est transformé et finit par produire le fruit de cette grâce dans sa vie. Dans Galates 6, cela se traduit par le « partage des fardeaux », le « soutien financier de ceux qui enseignent la Parole » et, de façon plus large, l’exercice du bien envers tous, au sein et au-delà de la communauté de foi.

Le pasteur David Jang applique ces principes à la réalité de l’Église contemporaine. Nombre d’Églises sont confrontées à des problèmes de finances, et le sujet des offrandes peut provoquer des tensions. Dans certaines communautés, on évite toute mention de l’aspect matériel par crainte de « faire fuir » les fidèles. Mais l’approche de Paul, en Galates 6, montre clairement l’importance de gérer la question financière de façon honnête et biblique. Si un serviteur de la Parole est dans le besoin, il est juste de pourvoir à ses besoins et de le servir avec amour. Cela n’a rien à voir avec un quelconque appât du gain. Il s’agit de « s’entraider dans la grâce de Dieu », en témoignage de l’Évangile devant le monde.

Il en va de même entre les membres de l’Église : si l’un d’eux rencontre de graves difficultés financières, nous ne devons pas l’ignorer, mais agir concrètement pour l’aider. Galates 6.10 le résume : « Faisons du bien à tous, particulièrement aux frères dans la foi. » Personne ne doit être laissé pour compte dans la « famille de Dieu », et c’est d’abord à cette famille que revient notre priorité, même si notre amour doit ensuite s’étendre au monde, afin de secourir les opprimés et les pauvres. Comme le montre Matthieu 25, « donner à boire à celui qui a soif, c’est comme donner à Jésus lui-même ». Voilà une caractéristique essentielle de l’Église véritable.

Ainsi, Galates 6 insiste à la fois sur le recentrage doctrinal autour de « la seule Croix » et sur la nécessité d’un « amour concret et tangible ». Si la grâce de Dieu nous a libérés du péché, cette grâce doit s’illustrer dans la vie de l’Église et dans le monde. L’Église doit donc employer sa liberté « non pour chercher l’intérêt personnel, mais pour servir ». Ce n’est pas dans le but de recevoir l’approbation du monde ou de revendiquer quelque supériorité morale, mais pour exprimer à notre tour l’amour reçu, et « rendre gloire à Dieu » par notre manière de vivre.

Le message de Paul dans Galates rappelle que la vraie liberté de l’Évangile s’oppose autant au légalisme qu’à l’anarchie morale. Les « faux docteurs » qui vantaient la circoncision introduisaient un poison dans l’Église, conduisant à la perversion de l’Évangile et à l’affaiblissement de la communauté. À l’inverse, ceux qui pensent pouvoir « vivre n’importe comment grâce à la liberté en Christ » passent à côté du sens profond de la Croix. Seule la « vérité de la Croix » préserve l’Église, la maintient en bonne santé et la pousse à rayonner dans le monde. C’est pourquoi, de l’avis du pasteur David Jang, Galates 6 est si actuel.

L’histoire de l’Église montre qu’à diverses époques, le légalisme ressurgit sous des formes variées, altérant l’Évangile. Au Moyen Âge, cela s’est exprimé dans la vente des indulgences. Au temps de la Réforme, Luther s’opposa vivement à ces dérives, proclamant « la foi seule, la grâce seule, l’Écriture seule ». De nos jours encore, on voit parfois des communautés mettre l’accent sur « la réussite visible » ou « le respect de certains règlements » au détriment de l’essence de l’Évangile. Dans ce contexte, Galates 6 nous remet en mémoire l’essentiel : être centrés sur la Croix, vivre la liberté obtenue par la grâce, et l’exprimer dans l’amour mutuel et le service du prochain.

Enfin, Paul conclut l’Épître par : « Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen » (6.18). Comme dans chacune de ses lettres, il termine par une bénédiction souhaitant la grâce de Jésus-Christ. Ce n’est pas une formule vide, mais la déclaration théologique puissante selon laquelle « la foi, qui a commencé par la grâce, doit aussi s’achever dans la grâce ». Toute la thématique de la liberté dans Galates se résume là : le salut vient de la grâce, et c’est la grâce qui nous porte jusqu’au bout. Malgré nos faiblesses, Dieu nous a rachetés par la Croix et nous a faits « nouvelles créatures ». Animés par la reconnaissance, nous pouvons laisser couler cette grâce vers notre prochain. Alors l’Église se dresse comme une lumière que le monde ne peut éteindre, une communauté qui ne cède ni au légalisme ni au conformisme, mais qui grandit en sainteté.

Le pasteur David Jang souligne que la perspective biblique du salut n’est pas uniquement individuelle — « me sauver tout seul pour le ciel » — mais aussi communautaire et tournée vers la solidarité. Galates 6 appelle l’Église de Galatie à dépasser les confusions provoquées par les légalistes, pour s’établir dans une vraie liberté et une vraie joie, vécues ensemble. Le même appel vaut encore pour les Églises au XXIe siècle. Sommes-nous conduits par l’Esprit ? Sommes-nous réellement convaincus que « la Croix est notre seul motif de fierté » ? Mettons-nous en pratique ce commandement d’« aider ceux qui sont dans la détresse, de partager nos ressources, de soutenir ceux qui enseignent la Parole, et de ne jamais cesser de faire le bien » ? Si telle est notre marche, alors nous pouvons espérer reprendre à notre compte la fougue et la certitude de Paul : « Je porte sur mon corps les marques de Jésus », et afficher un témoignage vivant qui, malgré les assauts du légalisme ou du monde, poursuit inlassablement la mission que le Seigneur a confiée à son Église.

En somme, la conclusion de Galates 6 n’est pas un simple rappel d’obligations, mais bien une invitation à la joie et à la reconnaissance liées à la Croix. Quand les croyants vivent concrètement cet Évangile, l’Église devient un lieu où le monde entrevoit un amour vrai et sincère, difficilement imitable. Ce n’est pas la circoncision, mais la grâce issue de la Croix qui agit en nous. Voilà le chemin de la « vraie liberté » et le signe que le « fruit de l’Esprit » parvient à maturité.

En conclusion, Galates 6 montre en condensé à quoi ressemble une Église qui jouit réellement de la liberté de l’Évangile. Même si certains essaient de la troubler par le légalisme, Paul demeure ferme : « Seule la Croix » et « un amour concret au sein de la communauté » doivent animer la vie de l’Église. C’est aussi notre ligne de conduite aujourd’hui. La vocation de l’Église est de proclamer la Croix de Jésus-Christ et d’en manifester la puissance non par de vaines paroles, mais par des actes d’amour et de partage. Le pasteur David Jang reprend ce fil de l’Évangile, montrant qu’il ne s’agit pas juste d’un système doctrinal ou d’un discours théologique, mais d’une « puissance capable de transformer la communauté et la vie quotidienne ». À mesure que nous méditons Galates 6 et le mettons en pratique, la passion et la certitude de Paul — « je porte sur mon corps les marques de Jésus » — deviennent aussi nôtres. Ainsi, l’Église peut continuer, de génération en génération, à briller de la lumière de l’Évangile, en dépit du légalisme ou du sécularisme, et tendre vers la vision d’une communauté sainte et belle aux yeux du Seigneur.

Au terme de l’Épître, alors que nous méditons la dernière bénédiction de Paul, nous en venons à la même conclusion : « C’est seulement par la grâce de Christ que tout s’accomplit. » Voilà la conviction profonde qui traverse tous les écrits de Paul, et c’est également la clé de lecture de l’ensemble de l’Épître aux Galates. Lorsque cette grâce s’exprime en actions d’amour, l’Église devient un peuple réellement libre, un reflet du Royaume de Dieu. Il ne s’agit plus de respecter la circoncision ou non, mais d’être « une création nouvelle », partageant nos biens, ne nous glorifiant que de la Croix, portant les marques de Jésus et produisant le fruit de l’Esprit dans nos bonnes œuvres. Tel est le message essentiel de Galates 6. Le pasteur David Jang, en l’adaptant à notre époque, exhorte l’Église et les croyants à « servir le prochain, malgré nos insuffisances, en nous appuyant sur la grâce qui nous est donnée ». C’est poursuivre fidèlement l’héritage de l’Évangile que Paul nous a légué. Amen.

Le pouvoir de l’Évangile qui surmonte le découragement – Pasteur David Jang 


1. La nécessité d’une foi qui ne se décourage pas et la déclaration du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens

Dans notre vie, nous sommes confrontés à d’innombrables défis et épreuves. Échecs, maladies, ruptures relationnelles, difficultés financières, accidents imprévus : autant de situations qui peuvent nous conduire au sentiment de « découragement ». Quand ce découragement s’intensifie, on peut perdre la motivation, ne plus savoir où l’on va et, dans les cas extrêmes, vouloir abandonner la vie elle-même. Or la Bible ne ferme pas les yeux sur ce « découragement » ni ne le présente sous un jour enjolivé. Elle montre au contraire, à travers de nombreux récits, combien de personnages ont expérimenté le découragement, et comment ils l’ont ensuite surmonté.

Parmi les passages les plus représentatifs traitant du découragement, on trouve le chapitre 4 de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens. L’apôtre Paul y répète par deux fois qu’il ne se décourage pas (versets 1 et 16). Pourtant, au cours de ses voyages missionnaires pour annoncer l’Évangile, Paul a vécu des agressions avec jets de pierres qui l’ont laissé à l’article de la mort, il a enduré l’emprisonnement et l’injustice (2 Co 11). Malgré cela, dans le chapitre 4, il déclare : « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir » (v. 8, en référence). Comment une telle confession de foi est-elle possible ?

Le pasteur David Jang, qui a longtemps œuvré au sein et en dehors de l’Église coréenne, enseigne comment « le secret pour triompher du découragement », tel que le décrit le chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens, peut s’appliquer aux croyants et aux Églises d’aujourd’hui. Il souligne que « la victoire sur le découragement dont parle Paul ne relève pas simplement de la force mentale ou de l’optimisme, mais qu’elle est enracinée dans la puissance de l’Évangile ». Au verset 7 du chapitre 4, Paul affirme : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre ». Le « trésor » désigne l’Évangile de Jésus-Christ, et le « vase de terre » symbolise la faiblesse humaine. Notre fragilité nous expose au découragement, mais l’Évangile contenu en nous déploie une puissance extraordinaire qui permet de le surmonter. Cette image du « vase de terre et du trésor » est le thème central de ce chapitre 4, et le pasteur David Jang explique : « Même si cette parabole semble facile à comprendre, s’en saisir concrètement dans notre vie conduit à une expérience étonnante de victoire sur le découragement ».

En outre, Paul déclare que, bien que notre être extérieur se détruise, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour (2 Co 4 : 16). Cela suggère que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés peuvent constituer une opportunité de croissance spirituelle. Sur le plan humain, tout paraît empirer, mais le croyant, solidement enraciné dans l’Évangile, voit sa vie intérieure s’approfondir et se fortifier. En effet, même en prison, Paul écrit des lettres pour encourager les Églises et prendre soin du découragement des autres croyants. Le pasteur David Jang commente : « Le découragement est une réalité inhérente à la condition humaine, mais pour celui qui porte l’Évangile vivant, le découragement n’est jamais le mot de la fin ».

Ainsi, le problème du découragement occupe une place importante dans la foi chrétienne. Lorsque l’on fait le bilan d’une année ou que l’on se prépare à une nouvelle période, ou encore à l’improviste face à une épreuve, nombreux sont les croyants qui passent par des phases de découragement. Si l’Église néglige ce domaine, la consolation et la puissance de l’Évangile risquent de se réduire à un simple slogan. Comment surmonter concrètement le découragement et aider les fidèles à le faire au sein de la communauté ? Dans les sections suivantes, nous présenterons la « feuille de route pour surmonter le découragement » inspirée des enseignements du pasteur David Jang et du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens.


2. Le vase de terre et le trésor: principes théologiques et spirituels pour triompher du découragement

Pour comprendre l’affirmation de Paul « nous ne perdons pas courage », il est essentiel d’approfondir le verset 7 du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre ». Paul qualifie l’être humain fragile de « vase de terre ». Un vase de terre se casse facilement, ne brille pas particulièrement et n’a pas une grande valeur. En revanche, le « trésor » qu’il contient est l’Évangile de Jésus-Christ et la puissance de salut qu’il apporte. Paul soutient qu’un être humain confronté au découragement peut vivre sur un tout autre plan grâce à cet Évangile.

  1. La faiblesse humaine (le vase de terre)
    L’une des raisons majeures du découragement est la confrontation à nos limites. Quand on a beau s’efforcer mais que la situation ne s’améliore pas, ou quand on accumule échecs et déceptions, on devient facilement dépressif. Le pasteur David Jang explique : « Si l’on n’admet pas être un vase de terre, on sombre dans l’orgueil ou, à l’inverse, dans le désespoir ». En d’autres termes, reconnaître notre condition de « vase de terre » nous préserve à la fois de l’autosuffisance excessive (« Je peux tout faire ») et du désespoir radical (« Je suis nul »). Cela nous donne un équilibre salutaire.
  2. La puissance de l’Évangile (le trésor)
    Par contraste avec la faiblesse propre au « vase de terre », le « trésor » de l’Évangile a une valeur infinie. La rémission des péchés et la vie éternelle, rendues possibles par la croix et la résurrection de Jésus-Christ, constituent une puissance incomparable. Le pasteur David Jang souligne : « Le découragement naît pour la plupart de nos limites, de nos fautes ou de la pression de notre environnement, tandis que l’Évangile révèle la volonté et l’amour de Dieu, qui dépassent ces limites ». Ainsi, sortir du découragement exige une expérience réelle et vécue de ce trésor qu’est l’Évangile.
  3. Un ministère issu de la grâce et de la miséricorde
    Au verset 1 du chapitre 4, Paul déclare : « Ayant reçu ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage ». Cela signifie que la base pour vaincre le découragement n’est pas « mes capacités », mais « la grâce de Dieu ». Tous les ministères (pasteur, ancien, diacre, etc.), de même que toute forme de service au sein de l’Église, découlent en réalité de la grâce. Ainsi, devant les problèmes, on peut se dire : « Ce n’est pas parce que j’en étais moi-même digne que j’ai reçu cette mission. C’est Dieu qui a tout initié, et c’est Lui qui en porte la responsabilité ». Le pasteur David Jang affirme : « Une Église qui tient fermement à cette conviction peut être ébranlée, mais elle ne s’effondre pas si facilement ».
  4. Le visible et l’invisible
    Au verset 18 du chapitre 4, Paul écrit : « Les choses visibles sont passagères, mais les invisibles sont éternelles ». Le découragement se nourrit essentiellement de ce que l’on voit : nos manques, nos échecs immédiats. En revanche, si l’on contemple la réalité éternelle et l’œuvre salvatrice de Dieu, on découvre que la difficulté présente n’est pas tout. C’est une « espérance supérieure » qui s’ouvre à nous. Cette perspective révèle combien la « vision de l’éternité » est déterminante pour surmonter le découragement.

En somme, pour surmonter véritablement le découragement, il faut saisir l’opposition entre la faiblesse de notre « vase de terre » et la puissance du « trésor » qu’est l’Évangile. Le pasteur David Jang diagnostique : « Le découragement n’est pas simplement dû à notre faiblesse ou à notre environnement, mais il surgit lorsque l’on ne fait pas l’expérience concrète de la puissance de l’Évangile ». Si l’Église conçoit ses cultes et ses services pour aider les fidèles à vivre une telle expérience, le découragement n’apparaîtra plus comme une simple « émotion négative », mais comme l’occasion d’évoluer vers une foi plus profonde.


3. L’orientation du ministère de l’Église vers une communauté sans découragement

Le découragement n’est pas seulement un phénomène psychologique individuel. Les conflits collectifs, la sécularisation, les difficultés financières au sein de l’Église peuvent aussi engendrer le découragement chez les fidèles. Si un responsable ecclésial est atteint de découragement, les conséquences peuvent être extrêmement préjudiciables pour toute la communauté. C’est pourquoi le pasteur David Jang préconise l’instauration d’une véritable « culture de victoire sur le découragement » dans l’Église.

  • Un culte et une prédication centrés sur la Parole
    Lors des cultes, il importe de prêcher avec clarté l’essence de l’Évangile, en recourant notamment à des textes comme le chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens pour rappeler que, si le découragement fait partie de notre condition humaine, l’Évangile nous permet de le surmonter. En entendant cela de manière répétée, les fidèles finissent par accepter que le découragement peut être « vaincu ».
  • Petits groupes et accompagnement pastoral
    Pour éviter que ceux qui sont découragés ne se replient sur eux-mêmes, l’Église doit veiller à un bon fonctionnement de ses petits groupes (cellules, groupes de maison, etc.). Ces espaces de partage des nouvelles personnelles et des sujets de prière permettent d’identifier les personnes profondément découragées, de les encourager et ainsi d’empêcher que leur découragement ne s’aggrave ou ne s’éternise.
  • Gestion et communication transparentes
    Bon nombre de conflits en milieu ecclésial proviennent d’un manque de transparence dans la gestion des finances, des ressources humaines ou des décisions stratégiques, ce qui peut rapidement nourrir le découragement. Le pasteur David Jang insiste : « L’Église devrait être plus transparente et équitable que le monde ». Si les responsables communiquent honnêtement aux membres les informations importantes et recueillent leurs avis, ceux-ci réagiront plus souvent avec confiance et engagement plutôt qu’avec découragement.
  • Prendre soin de la vie spirituelle des responsables
    Si le pasteur ou l’équipe dirigeante sombre dans le découragement, c’est toute l’Église qui en pâtit. Il est donc nécessaire que l’Église leur offre des occasions de ressourcement spirituel (congés, formations continues, échanges entre collègues) et s’organise afin de prévenir l’épuisement professionnel.

Dans cette perspective, Noël, Pâques ou la fin de l’année sont autant d’occasions idéales pour inviter plus largement ceux qui traversent des phases de découragement et annoncer l’Évangile avec une profondeur renouvelée. Par exemple, on peut organiser un « rassemblement de Noël pour surmonter le découragement » ou mettre sur pied un « programme de remerciement et de témoignage de fin d’année ». Les témoignages de personnes ayant fait l’expérience d’un renouveau spirituel après un temps de découragement, grâce à la prière et à la Parole, produisent souvent un grand impact. Le pasteur David Jang recommande : « Plutôt que de dire à ceux qui sont découragés “ne t’effondre pas !”, invitons-les à rejoindre la communauté : “Viens à l’Église, cherchons ensemble le chemin de la restauration” ». Ainsi, l’Église ne se contentera pas d’être un « lieu festif », mais deviendra une « communauté de guérison » où les âmes sont réellement prises en charge.

Par ailleurs, une culture de victoire sur le découragement doit s’étendre au-delà de la communauté ecclésiale pour embrasser la société environnante. Les personnes en difficulté professionnelle, en faillite ou malades se découragent aisément. L’Église peut mener des actions d’aide sociale ou proposer des services d’écoute et de conseil qui visent à « accueillir ceux qui traversent un moment de découragement et leur annoncer l’Évangile ». Lorsque les croyants accomplissent concrètement cet amour au dehors, le monde peut constater : « L’Église met réellement en pratique la puissance de l’Évangile ». Le pasteur David Jang précise : « Si l’Église se replie sur des activités internes, les fidèles eux-mêmes voient leur découragement persister. Mais lorsqu’ils vont à la rencontre de ceux qui sont en détresse, ils redécouvrent la force de l’Évangile dans leur propre vie ».


4. Noël et la victoire sur le découragement: l’invitation de l’Église à une espérance éternelle

Noël (la fête de la Nativité) est une période propice pour sortir de l’enceinte de l’Église et proclamer l’Évangile au monde. Cependant, si l’on s’absorbe dans l’organisation d’événements festifs, on peut facilement perdre de vue la question fondamentale : « Pourquoi la naissance de Jésus-Christ est-elle cruciale ? ». Le pasteur David Jang souligne que Noël doit être l’occasion « d’inviter ceux qui sont découragés à découvrir l’Évangile ». En effet, la venue de Jésus dans une mangeoire, dans la plus grande humilité, montre qu’Il s’est fait solidaire de nos faiblesses, ce qui renvoie directement à l’image du « vase de terre et du trésor » évoquée au chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens.

  • L’abaissement et le vase de terre
    En naissant dans une crèche, Jésus a renoncé à sa « gloire divine » pour embrasser pleinement notre vulnérabilité. C’est le signe que Dieu est venu Lui-même au cœur de notre condition de « vase de terre ».
  • La croix et le trésor
    La naissance de Jésus mène à la croix et à la résurrection. L’Évangile est ce « trésor » qui montre pourquoi l’humanité a besoin du Christ et de quelle manière Il nous sauve. Le découragement peut donner l’impression de s’achever dans la mort, mais le fait que Jésus ait triomphé de la mort est le coup de grâce qui abat le découragement.
  • L’espérance éternelle
    Noël est la proclamation de « Dieu avec nous », l’Emmanuel. C’est la réalisation concrète de cette dimension invisible et éternelle. Au moment où beaucoup ressentent de la lassitude en fin d’année, l’Église doit ouvrir une porte vers cette espérance éternelle.

Concrètement, une Église peut inviter, à l’approche de Noël ou au tournant de la nouvelle année, des personnes en proie au découragement à participer à un séminaire ou à une étude biblique sur le thème « Comment surmonter le découragement ». En se basant sur le chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens, on pourra expliquer le lien entre découragement et Évangile, illustré par des exemples concrets (témoignages), avant de continuer le partage en petits groupes. Les visiteurs, même s’ils ne sont pas familiers de l’Église, percevront alors : « Ici, l’on ne se contente pas d’événements festifs, on s’occupe vraiment de mes difficultés ». Le pasteur David Jang conseille de veiller à « ne pas employer un langage trop religieux, mais plutôt de faire preuve d’empathie face aux réalités vécues, tout en reliant naturellement ces réalités aux principes bibliques ». Si dans ce cadre, des personnes découvrent l’Évangile pour la première fois et arrivent à briser le cercle vicieux du découragement, c’est un motif de joie et d’action de grâce pour toute la communauté de foi.

Par ailleurs, quand l’Église entreprend des actions de solidarité (visites, distribution de cadeaux, soutien matériel) à l’occasion de Noël, elle peut simultanément transmettre le message « Dieu est venu nous rejoindre dans notre faiblesse ». Au lieu de s’en tenir à un geste unilatéral d’assistance, on peut expliquer clairement : « À l’image de Jésus qui a endossé nos fragilités, nous voulons aussi porter celles de notre prochain ». Tant celui qui donne que celui qui reçoit feront alors l’expérience tangible d’un « Évangile qui triomphe du découragement ». Si l’Église s’attache ainsi à mettre en évidence le sens profond de Noël – « Dieu qui s’est approché de nous même au sein de notre désarroi » – par un témoignage vivant, la société découvrira que « l’Évangile détient effectivement un pouvoir de libération face au découragement ».

En définitive, pour dépasser le découragement, il faut que toute la communauté ecclésiale s’enracine dans l’enseignement du chapitre 4 de la deuxième lettre aux Corinthiens et réforme sa culture et ses divers ministères. Lorsque l’Église proclame la puissance de l’Évangile dans sa prédication et son culte, prend soin de ceux qui souffrent de découragement dans ses groupes de partage et ses instances dirigeantes, puis saisit les occasions de Noël ou autres temps forts pour inviter et soulager ceux qui sont découragés, elle grandit progressivement en « communauté de la joie et du courage ». Le pasteur David Jang qualifie cette démarche de « mise en pratique concrète de l’Évangile » ; en effet, « quand l’Évangile ne reste pas au stade d’une connaissance intellectuelle ou doctrinale, mais qu’il répond à la question concrète du découragement en prouvant sa puissance dans la vie quotidienne, alors seulement l’Église peut offrir une authentique espérance au monde ».

Le Secret de l’Évangile – Pasteur David Jang 


1. Une compréhension correcte de la souffrance et l’espérance de la gloire

En méditant en profondeur sur Colossiens 1.24-29, tel que le pasteur le partage, on réalise à quel point la compréhension que l’apôtre Paul avait de la « souffrance » est essentielle. À travers diverses prédications et enseignements, le pasteur souligne que la souffrance n’est jamais vaine et qu’elle s’inscrit nécessairement dans le plan de salut de Dieu, accompagnée de gloire. Cela ne signifie pas qu’il faille simplement valoriser la douleur ou l’embellir, mais plutôt montrer que la souffrance rencontrée dans la vie chrétienne est le chemin qui révèle la « gloire » cachée en nous. En particulier, la confession de Paul en Colossiens 1.24 – « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous » – sert de boussole pour comprendre l’attitude du croyant face aux épreuves. Le pasteur résume l’attitude de Paul vis-à-vis de la souffrance par le mot « joie ». Contrairement à la perspective du monde, même au cœur de la détresse ou de l’adversité la plus extrême, le croyant ne cède pas au découragement. Il discerne plutôt le sens profond de cette souffrance, la voyant finalement comme un passage vers la gloire, insiste le pasteur.

Le pasteur David Jang invite également à examiner la compréhension de la souffrance selon Paul dans d’autres épîtres, comme 2 Corinthiens et Romains. Par exemple, Romains 8.18 – « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée en nous » – illustre le lien étroit entre la souffrance et la gloire. De plus, dans 2 Corinthiens 1, Paul confesse que, par la souffrance, il a appris à s’appuyer davantage sur Dieu et à expérimenter ainsi la consolation. Le pasteur David Jang souligne que le témoignage de Paul ne se limite pas à l’expérience personnelle d’un apôtre, mais qu’il dévoile une « loi de la foi » donnée à tous les croyants : lorsque survient la souffrance, il ne s’agit pas simplement de tristesse ou de découragement, mais, dans la confiance en la mystérieuse économie de Dieu qui relie la souffrance à la gloire, on peut persévérer avec espérance et attendre l’aboutissement glorieux.

Bien que Paul n’ait pas fondé en personne l’église de Colosses, il assure aux croyants colossiens, depuis sa prison, que l’Évangile ne s’arrête pas pour autant. En citant l’épître aux Philippiens, le pasteur David Jang mentionne que Paul, dans la situation extrême de sa captivité, s’écrie : « Au contraire, l’Évangile n’a fait que progresser ». À travers ce constat, il réaffirme que, même si la souffrance survient, elle ne peut jamais freiner l’œuvre de Dieu, mais qu’elle est plutôt mise au service de Son dessein. En fin de compte, la souffrance est destinée au royaume du Seigneur ; c’est la voie sacrée qui fait participer à la résurrection du Christ après avoir traversé la croix. Sans la voie de la croix que le Seigneur a empruntée, il n’y aurait ni résurrection ni gloire, rappelle souvent le pasteur David Jang. Pour le croyant, il est normal de marcher sur ce chemin. C’est là que Paul « se réjouit de participer à ces souffrances », et c’est ce point précis qui en est le cœur.

Par ailleurs, l’expression de Colossiens 1.24 – « ce qui manque aux souffrances du Christ, je l’achève dans ma chair, pour Son corps qui est l’Église » – indique que Paul considérait ses souffrances comme une contribution joyeuse, « une mesure à combler » pour édifier et étendre l’Église, corps du Christ. Le pasteur David Jang reconnaît que l’expression « ce qui manque aux souffrances du Christ » peut sembler paradoxale, puisque le salut a déjà été pleinement accompli par la croix. Néanmoins, il explique en détail que ces « souffrances qui manquent » renvoient à la part que la communauté ecclésiale doit porter et partager, dans le processus où l’œuvre salvatrice de Dieu s’étend et se réalise dans le monde à travers l’Église. Le Christ, en mourant sur la croix et en ressuscitant, a ouvert grandement la porte du salut, mais jusqu’à la fin des temps, tous les efforts, le labeur et les difficultés que rencontre l’Église en annonçant l’Évangile et en marchant sur la voie du Seigneur restent à assumer. Paul vit cette part de souffrance dans son propre corps et considère avec joie chaque détresse endurée pour l’édification de l’Église. Voilà un processus concret où la souffrance se transforme en gloire, explique le pasteur. Il exhorte les croyants à graver dans leur cœur la vie et la confession de Paul.

Finalement, d’après le pasteur David Jang, la compréhension juste de la souffrance n’est pas un simple appel à la « patience » ou à l’« optimisme », mais un discernement spirituel qui aboutit concrètement à la « gloire ». Il invite à considérer l’impact de la souffrance, la direction vers laquelle elle nous conduit et le résultat qu’elle apporte, pour en voir la porte qui mène à la gloire et pour acquérir l’attitude de s’appuyer toujours davantage sur Dieu à travers ces épreuves. Le pasteur David Jang se réfère souvent au chapitre 4 de 2 Corinthiens. Paul y écrit : « Nous sommes pressés de toutes manières, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir… », illustrant parfaitement l’assurance de celui qui, dans la foi, comprend la souffrance. Une telle assurance n’est possible que lorsqu’on tient fermement la certitude que l’identité du croyant appartient au Ciel, que l’Esprit du Christ demeure en nous et qu’une résurrection et un royaume éternel nous attendent. Il ne s’agit pas d’un espoir aveugle, mais d’une « espérance concrète » fondée sur l’événement historique de la croix et de la résurrection, insiste le pasteur David Jang.

Ensuite, Paul, dans Colossiens 1.25-27, réaffirme le mystère du salut et explique que le secret de l’Évangile était « caché depuis toujours et depuis tous les âges, mais qu’il a été manifesté maintenant à Ses saints ». Le pasteur David Jang considère cette déclaration comme particulièrement marquante. Pour lui, le dessein du salut de Dieu était dissimulé au sein de l’histoire humaine depuis longtemps, et c’est au moment fixé qu’il a été clairement révélé par Jésus-Christ. Ce fait donne aux croyants la plus grande assurance et la plus grande joie. Ainsi, la croix et la résurrection du Christ ont rendu possible l’ouverture de la porte du salut à tous les païens, permettant à l’Église de Colosses et aux Églises d’aujourd’hui de s’inclure dans cet Évangile. De là, l’Évangile devient véritablement « l’espérance de la gloire ». Le pasteur David Jang explique que Paul qualifie le salut de « mystère » (mystêrion), car nous vivons à présent dans une époque où ce secret, autrefois caché, nous est dévoilé, et nous pouvons nous en émerveiller et en rendre grâce.

En somme, le pasteur David Jang répète que, selon Paul, les « souffrances du temps présent ne sont pas la fin » et qu’elles ne sont, « au regard de la gloire que Dieu a préparée », qu’une légère tribulation passagère. Sans cette foi que la souffrance nous conduira nécessairement à la gloire dans l’économie du salut de Dieu, il est difficile de marcher sur la voie étroite de la croix, celle où chemine le croyant. Ce chemin mène à la résurrection, à la récompense et à la gloire. Voilà pourquoi l’expression paradoxale de Paul en Colossiens 1.24 – « Je me réjouis dans mes souffrances » – est réalisable et pourquoi le pasteur David Jang y voit la véritable attitude du croyant.


2. Le plan de salut de Dieu, le secret de l’Évangile

Le pasteur David Jang attache une grande importance aux versets de Colossiens 1.26-27, où Paul dit : « Le mystère, caché de tout temps et à toutes les générations, mais révélé maintenant à Ses saints. » Le terme « mystère » correspond en grec à « mystêrion », qui a donné naissance au mot « mystère » dans nos langues modernes. Paul déclare que « ce mystère est maintenant manifesté à Ses saints ». Le pasteur David Jang explique que cela signifie que le « plan de salut de Dieu pour l’humanité », prophétisé dans l’Ancien Testament mais non pleinement compris, a trouvé sa révélation décisive dans la mort et la résurrection du Christ. En Éphésiens 3, Paul tient un discours similaire, affirmant que le secret autrefois caché est révélé aux païens. En suivant le raisonnement de l’apôtre Paul, le pasteur David Jang met en lumière la progression du plan de salut de Dieu : il ne se limite pas seulement à Israël, mais s’étend à l’humanité entière, ce qui dévoile la « dimension universelle » de l’Évangile.

Le pasteur David Jang renvoie notamment à Romains 9–11, où Paul explique que l’incrédulité d’Israël, peuple pourtant choisi, n’a pas empêché la diffusion de l’Évangile, mais en est devenue le « déclencheur » vers les nations. Ce paradoxe et cette profondeur démontrent la merveilleuse sagesse de Dieu. Paul s’exclame alors : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! » (Romains 11.33). Le pasteur David Jang y voit un exemple éloquent de la manière dont le « secret » de Dieu s’est déroulé à travers l’histoire. Dieu portait, depuis longtemps, un projet pour sauver l’humanité tout entière ; ce dessein n’était pas réservé à une seule nation ou un seul peuple, mais ouvert au monde entier. Ainsi se révèle la véritable universalité de l’Évangile.

Dans Colossiens 1.27, Paul définit l’essence de ce mystère par la formule « Christ en vous ». Il poursuit immédiatement : « l’espérance de la gloire ». Le pasteur David Jang souligne tout particulièrement le sens de « Christ en vous ». En d’autres termes, le secret de l’Évangile n’est pas seulement une connaissance ou un fait extérieur, mais il prend forme concrète, dans la puissance et la relation que vit le croyant, grâce à la présence du Saint-Esprit dans son cœur. Cette communion donne au croyant l’énergie pour vivre en « nouvelle créature ». Dans Romains 8, Paul déclare : « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » et « si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice ». Le pasteur David Jang enseigne que la présence de l’Esprit, qui habite en nous, est la force motrice du salut. Elle ne se limite pas à la simple adhésion à un crédo ou à une confession ponctuelle de repentir : elle se manifeste par une puissance réelle qui transforme, jour après jour, toutes les dimensions de notre existence.

Ainsi, le secret de l’Évangile ne se borne pas à la déclaration : « Mon péché est une fois pour toutes pardonné et je suis sauvé pour l’éternité ». Il s’agit plutôt d’une union intime avec le Christ, de la présence intérieure de l’Esprit, et de l’espérance de la vie éternelle. Selon le pasteur David Jang, c’est là le cœur de Colossiens 1.26-27. Quand Paul dit : « Il est maintenant révélé à Ses saints », il s’adresse à l’Église au sens large, à la fois aux Juifs et aux païens. Cela inclut l’Église de Colosses à majorité païenne, mais aussi l’Église universelle d’aujourd’hui. Cette ouverture de la grâce à tous est la preuve même de l’expansion du secret de l’Évangile « à toutes les nations ».

Le pasteur David Jang exhorte les croyants à ne pas perdre de vue l’émerveillement que suscite l’ampleur du dessein salvateur de Dieu, désormais rendu présent dans leur propre vie. Les croyants ont souvent tendance à considérer leur foi comme un simple choix personnel ou un résultat des circonstances. Pourtant, il est capital de saisir l’immensité du plan de salut préparé par Dieu depuis l’éternité, au sein duquel chacun de nous est inclus. Cette révélation confère à notre vie de foi une perspective bien plus vaste que de simples rites ou obligations : elle nous fait participer à la grandiose histoire du salut de Dieu. C’est pourquoi le pasteur David Jang nous invite à méditer sans relâche sur la phrase : « Le secret de l’Évangile est maintenant révélé à Ses saints », et à mesurer pleinement la profondeur de cette vérité.

Par ailleurs, dans Actes 28, Paul se lamente de ceux qui, ayant des yeux, ne voient pas, et ayant des oreilles, n’entendent pas, au sujet de ce « secret » du salut. Le pasteur David Jang y voit l’illustration du drame de l’incrédulité : le chemin de l’Évangile, pourtant ouvert si clairement par Dieu, demeure invisible à certains. Il raconte avoir lui-même rencontré, lors de ses missions et de l’encadrement de pasteurs dans divers pays, nombre de personnes qui refusaient ou négligeaient l’Évangile, alors même que d’autres, dans la joie, l’accueillaient comme une grâce incommensurable. Ainsi, la capacité – ou l’incapacité – de « voir » le secret de l’Évangile devient un tournant décisif dans une vie et la clé de la « sagesse menant au salut ». Ce secret, pourtant accessible à tout croyant animé par la foi, nous est offert comme un don divin qui nous conduit en plein cœur de la gloire, enseigne le pasteur David Jang.

En définitive, le pasteur David Jang appelle l’Église d’aujourd’hui à redécouvrir ce secret de l’Évangile. Il ne s’agit pas d’un sujet de débat confessionnel ou doctrinal, mais de ce dessein gigantesque de Dieu, conçu avant même la fondation du monde, accompli par la croix et la résurrection du Christ, et toujours à l’œuvre dans le monde entier par le Saint-Esprit. Et c’est au sein de cette grande fresque que se situe notre foi personnelle. Quand cette conscience devient claire, la vie de foi n’est plus un enchaînement d’habitudes ou de contraintes ; elle se transforme en une participation joyeuse au drame glorieux du salut. Voilà ce que le pasteur David Jang appelle « l’attitude du croyant qui s’empare du secret de l’Évangile ».


3. La présence du Saint-Esprit et la vie du croyant

S’appuyant sur Colossiens 1.28-29, le pasteur David Jang insiste sur le « modèle d’achèvement » que Paul propose pour le croyant. Le verset 28 déclare : « C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme devenu parfait en Christ ». Le pasteur David Jang met en évidence deux verbes fondamentaux : « annoncer » et « instruire ». Autrement dit, tout croyant est appelé à être à la fois un évangéliste, qui proclame l’Évangile, et un pédagogue, qui, par l’enseignement, édifie et élève les autres dans la foi. Cela correspond parfaitement au grand mandat de Jésus dans Matthieu 28, où Il ordonne de faire de toutes les nations des disciples, de les baptiser au nom de la Trinité et de leur enseigner à observer Ses commandements. Telle est, selon David Jang, la raison d’être de l’Église.

Dès lors, comment le croyant peut-il accomplir cette mission ? Le verset 29 de Colossiens 1 l’explique : « C’est à cela que je travaille, en combattant avec Sa force qui agit puissamment en moi ». Selon le pasteur David Jang, cette « force qui agit en nous » est clairement le Saint-Esprit. Paul démontre que ce n’est pas par sa propre intelligence ou volonté qu’il prêche l’Évangile, mais par la puissance du Saint-Esprit, qui demeure en lui et qui le rend capable de supporter la souffrance, de courir les dangers, d’annoncer la Bonne Nouvelle, d’implanter des Églises et de conduire les croyants vers la maturité. Dans ce contexte, le pasteur David Jang cite fréquemment 1 Corinthiens 3.16 et 6.19 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » Il rappelle qu’en tant que croyants, nous ne sommes plus dominés par les valeurs ou les convoitises du monde, mais que nous sommes devenus le sanctuaire sacré du Dieu vivant, habité par Son Esprit.

Ainsi, la présence de l’Esprit en nous constitue la preuve décisive du salut, et elle est aussi le principe fondamental qui oriente notre vie de chaque jour. Le pasteur David Jang exhorte à ne pas faire de la doctrine de la présence du Saint-Esprit une pure notion intellectuelle, mais à se demander concrètement comment écouter la voix de l’Esprit et produire dans notre quotidien « le fruit de l’Esprit ». En Galates 5.22-23, Paul énumère ces fruits : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. Ils se manifestent lorsque l’Esprit agit réellement en nous, révélant la transformation de notre caractère en tant que croyants. Ils constituent des signes incontestables de ce changement intérieur.

En lien avec cette présence du Saint-Esprit, le pasteur David Jang souligne aussi l’importance de la notion de « gérance ». Dans Colossiens 1.25, Paul dit : « C’est d’elle (l’Église) que je suis devenu le serviteur, selon la charge que Dieu m’a confiée ». Dans certaines versions anglaises, le terme traduit par « charge » est « stewardship » (littéralement : « office de gérant » ou « responsabilité de gérant »). De même qu’un serviteur administre les biens de son maître, le croyant est responsable de gérer sagement tout ce que Dieu lui a confié : sa vie, ses talents, ses biens, son temps, et même l’Évangile. Pour le pasteur David Jang, cette conscience d’être « intendant » est une exigence incontournable pour le croyant guidé par le Saint-Esprit. En d’autres termes, rien ne nous appartient en propre. Tout est « confié » par Dieu, et c’est avec fidélité que nous devons employer nos ressources pour l’annonce de l’Évangile, le service du prochain et l’édification du royaume de Dieu.

Le pasteur David Jang souligne que bien des églises et des croyants traversent, parfois, des périodes d’épuisement ou de découragement spirituel. Cette lassitude provient souvent de l’idée erronée qu’il faudrait « tout gérer par ses propres moyens » ou que « le service de l’Église exige trop de sacrifices et de souffrances ». Pourtant, le modèle de Paul montre clairement que la véritable force transformatrice vient de Celui « qui agit puissamment en nous », c’est-à-dire le Saint-Esprit. Même lorsque Paul est emprisonné, la croissance spirituelle des Églises de Colosses ou de Philippes se poursuit ; ce n’est pas dû aux capacités de Paul, mais à la puissance de Dieu. D’où l’appel incessant du pasteur David Jang : « Comptez sur l’Esprit ! Prenez conscience, à chaque instant, de la présence de l’Esprit en vous ! » Si l’on cherche à édifier l’Église par ses seuls moyens, on finira immanquablement par buter sur ses limites, voire par provoquer des ruptures.

Le pasteur David Jang rapporte maints témoignages de ses expériences missionnaires et pastorales, au cours desquelles il a vu concrètement l’action du Saint-Esprit. Dans des pays où l’annonce de l’Évangile était difficile, par la prière des fidèles, les portes se sont ouvertes de manière surprenante ; parfois, l’oppression a même renforcé la cohésion et l’ardeur de l’Église. Il répète donc l’affirmation de Paul selon laquelle « la souffrance endurée au service du Seigneur n’est jamais vaine ». Cette parole reste valable aujourd’hui et s’adresse à quiconque s’investit dans l’œuvre de l’Église. Comme Paul le proclame dans 2 Corinthiens 4, « nous sommes pressés, mais non écrasés ; dans la détresse, mais non désespérés », c’est grâce à la plénitude de l’Esprit que nous pouvons nous relever et avancer au milieu de l’adversité. Voilà le privilège et la force du croyant.

Le pasteur David Jang insiste sur le fait que notre identité ne se limite pas à « surmonter la souffrance », mais implique de bâtir l’Église, de servir le prochain et de proclamer l’Évangile avec joie. Dans l’épître aux Philippiens, malgré sa captivité, Paul exhorte à « se réjouir », parce que l’annonce de l’Évangile et le service rendu à la communauté sont source de joie. Le pasteur David Jang raconte avoir rencontré de nombreux responsables et fidèles qui, malgré une situation financière précaire ou une forte persécution, éprouvaient une joie immense dans le culte et dans l’engagement. Une telle joie dépasse toute logique purement humaine. C’est « le don de Dieu rendu possible par la présence de l’Esprit », affirme-t-il.

Colossiens 1.24-29 embrasse ainsi différents thèmes : « souffrance et gloire », « secret de l’Évangile », « présence du Saint-Esprit et charge de l’intendant », et enfin « proclamation de l’Évangile et édification des croyants ». Le lien qui unit ces thèmes n’est autre que la croix, la résurrection du Christ et la présence de Son Esprit en nous. En conclusion, le pasteur David Jang souligne : « Maintenant, fort de cette vérité, levons-nous et avançons ! » Le chemin de la foi n’est pas toujours parsemé de roses, il est parfois étroit et escarpé. Mais c’est la route que le Seigneur a empruntée avant nous, et le Saint-Esprit chemine à nos côtés. Confiants que nous atteindrons la gloire finale, nous pouvons avancer sans crainte. Si nous nous appuyons profondément sur l’enseignement de Colossiens, notre vie de foi ne sera pas celle d’un poisson mort balloté par les courants du monde, mais au contraire une vie dynamique, remplie de joie, de reconnaissance et d’espérance, encourage le pasteur David Jang.

Pour conclure, le pasteur David Jang cite l’exemple de Paul qui, en dépit de toute logique humaine, peut dire : « Je me réjouis dans mes souffrances », et il souhaite que tous les croyants assument fidèlement le ministère qui leur est confié dans cette joie paradoxale. Si notre service pour l’Église et le champ missionnaire contribue à transmettre à un plus grand nombre d’âmes « le Christ qui est en vous », alors aucune souffrance ne sera vaine. Voilà le message central du pasteur David Jang : « Participer à la souffrance dans la joie, servir l’Église dans la puissance de l’Esprit et fixer son regard sur la gloire ». C’est un thème que l’on retrouve dans Colossiens, mais aussi dans Éphésiens, Philippiens, Romains et 2 Corinthiens, et que le pasteur David Jang, fidèle à la théologie de Paul, rappelle sans cesse aux croyants d’aujourd’hui.

Ainsi, dans ce bref passage de Colossiens 1.24-29, nous découvrons le plan de salut prévu par Dieu de toute éternité, le secret de l’Évangile, la vocation de l’Église à compléter dans la joie « ce qui manque aux souffrances du Christ » et, enfin, la force de l’Esprit Saint, qui permet de triompher de toute souffrance et de propager l’Évangile. Quiconque perçoit ces réalités fera un véritable bond qualitatif dans sa vie de foi. Le pasteur David Jang le répète avec force : « Souvenez-vous : si l’Esprit du Christ n’est pas en vous, vous ne Lui appartenez pas. Mais si Son Esprit est en vous, Il vous conduira à la gloire. » Une vie remplie du Saint-Esprit est le seul et sûr chemin du croyant. Tel est l’enseignement que le pasteur David Jang réitère, encourageant les chrétiens d’aujourd’hui à le mettre en pratique dans l’Église et au-delà. C’est là le fondement de la vie évangélique qu’il souhaite voir s’enraciner et se déployer en chaque croyant.